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Il faut sauver le patrimoine colonial de RangounDe nombreux bâtiments de Rangoun, capitale économique de la Birmanie, témoignent encore de la grandeur de l'empire britannique. Mais sous la pression immobilière, beaucoup d'entre eux sont sur le point de s'effondrer. La course pour tenter de les sauver a commencé, plus d'un demi-siècle après l'indépendance du pays.publié le 23/07/2012Les immeubles plus que centenaires de l'ancienne capitale de la Birmanie sont en danger. Parmi eux : un club en tek où les officiers de sa majesté prenaient l'apéritif, un ancien grand magasin surnommé le "Harrods de l'est", l'hôtel Strand et ses colonnes qui ont vu passer notamment les écrivains britanniques George Orwell et Somerset Maugham. Des centaines de bâtiments coloniaux ont déjà été détruits ces dernières années, victimes notamment de la spéculation immobilière. « Il en reste suffisamment pour que Rangoun puisse rester une ville spéciale et unique », commente Thant Myint Oo, historien et écrivain, fondateur de l'association Yangon Heritage Trust, qui oeuvre pour la campagne de conservation. Mais « dans cinq ans, elle pourrait ressembler à n'importe quelle ville asiatique, avec ses gratte-ciels et ses embouteillages », alerte-t-il. La junte au pouvoir Le but de son organisation est notamment d'obtenir une liste de bâtiments protégés. Quelque 180 édifices sont déjà classés mais sans bénéficier d'aucune protection. Parmi eux, la "Reserve Bank of India", banque centrale de l'ancien empire britannique. Ou encore le siège du gouvernement colonial où le général Aung San, héros de l'indépendance et père de l'opposante Aung San Suu Kyi, a été assassiné. Des centaines d'autres ne sont pas sur la liste, et certaines propriétés remarquables sont vides, abandonnées par les ministères depuis le transfert de la capitale à Naypyidaw en 2005. D'autres ont été accaparées par des proches de l'ancienne junte, dissoute en mars 2011. L.P (AFP) |
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