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Le temple bouddhiste de Bussy-Saint-Georges inauguréPremier édifice d'un quartier cultuel et culturel qui doit abriter d'ici fin 2013 une autre pagode, une synagogue, une mosquée, une église évangélique chinoise et un centre culturel arménien, le temple bouddhiste de Bussy-Saint-Georges (77) a été inauguré fin juin.publié le 23/07/2012S'étendant sur 5 200 m2, ce temple est divisé en trois espaces : une salle de prière d'une contenance de 400 personnes, un espace d'hébergement de 32 chambres pour les nonnes et un espace d'échange culturel avec une salle d'exposition, un amphithéâtre, des salles de classe pour des cours de langue, un salon de thé et une bibliothèque. Ni pastiche ni ostentation « Cela fait vingt ans que l'on attendait un tel projet », explique Miaoda, une des six vénérables que compte la communauté en France et représentante de l'association Fo Guang Shan. Avec les salles de méditation et les autres infrastructures, le temple présente d'importantes capacités. Il est destiné à accueillir des pratiquants de toute l'Europe. Conçu par les architectes Frédéric Rolland et Kris Yao, le bâtiment, essentiellement en bois et béton brut, n'a rien d'ostentatoire. « C'est une architecture très minimaliste qui s'intègre dans un lieu propice, un parc de 12 hectares », note l'architecte. « Je pense que c'était une erreur de reproduire un pastiche dans notre univers culturel local, explique, Hugues Rondeau, maire de Bussy-Saint-Georges. Nous ne voulions pas désorienter les riverains. » Une sculpture de Bouddha en jade blanc, haute de 3,5 mètres et pesant 8 tonnes, trône dans le bâtiment. Elle a été choisie au terme de longs voyages. « Nous avons trouvé une carrière de jade unique en Birmanie qui pouvait assurer une très grande qualité de pierre », indique Frédéric Rolland. Une « esplanade des religions » Ce temple fait partie d'un projet de quartier initié en 2004 et porté par la ville nouvelle de Bussy-Saint-Georges, en partenariat avec l'établissement public de Marne-la-Vallée, en Seine-et-Marne, Epamarne. « Le plus dur à convaincre a été l'Etat, à qui appartenaient les terrains », précise le maire. « L'esplanade des religions », comme il l'appelle, est pour lui un symbole de partage entre les religions, qui auront un parking et une voirie en commun. « Nous faisons un usage dynamique de la loi de 1905, explique le maire. Nous ne sommes pas passifs. Quand on parle de laïcité, un élu doit accepter le fait religieux, et essayer de l'organiser ». Chaque édifice est entièrement financé par les différentes communautés concernées. Le projet de temple, d'un montant de 16 millions d'euros, a, lui, été financé à 80 % par l'ordre monastique taïwanais, et à 20 % par des dons de fidèles. Photos : © Atelier Frédéric Rolland |
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