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Vivre à 70%, ou une densification en restanques, à Marseille (13)

© Cyberarchi 2020

Baptiste Franceschi (ENSA Marseille) propose sur une colline, dont la pente atteint 70%, juste au-dessus du port maritime, un projet conçu sur une utopie - recouvrir une autoroute qui clôt l'accès à la mer d'un canal - et aussi sur une 'pratique du sol' qui se révèle, elle, tout à fait pertinente. Découverte d'un projet ambitieux.

 
 
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A l'heure actuelle, le site se situe sur une ligne de crête dont la pente très importante (jusqu'à 70% de pente aux endroits les plus abrupts) vient se terminer contre une voie de sortie de l'autoroute A55. L'autoroute crée au niveau local une énorme coupure mais, surtout, elle referme la cité sur elle même, l'empêchant de se tourner vers la mer, vers le lointain.


L'autoroute est remplacée au niveau d'un master plan général par un Canal.

Les courbes de niveaux du terrain existant sont extrudées tous les trois ou quatre mètres afin de créer un sol en restanques, reliant le parc haut au boulevard urbain.


La réflexion globale propose non seulement un lieu propre à l'habitation mais aussi une pratique 'au sol' qui donne un sens à la notion d'espaces collectifs, prolongement de l'espace public partagé par tous. Le projet affirme une volonté de superposition dynamique des espaces extérieurs publics, privés collectifs, privatifs et des habitations. Le lien étant assuré par l'omniprésence du sol qui aura selon les niveaux différents usages.

Les quatre barres prennent alors place dans cette pente selon une orientation Est/Ouest. Elles viennent se poser dans la pente le plus légèrement possible. Les superstructures de logements répondent aux superstructures du port.

Les différents halls sont mis en relation par un espace privé collectif qui perce la barre dans toute son épaisseur. Ces espaces permettent également de pratiquer le bâtiment comme l'on pratiquerait le sol naturel en restanques sur lequel il se pose.

Les Loggias donneront en façade Sud une certaine animation et une vie très méditerranéenne. Cela est renforcé par l'empilement et cette façon endémique de coloniser la colline.

Le projet revendique fièrement son appartenance à un site, une ville, un climat, une manière de vivre. Il semble aujourd'hui important de stopper l'étalement tentaculaire des grandes villes. Pour cela, il est important d'utiliser les moindres espaces délaissés en les densifiant et les reconnectant à la ville existante.

Le projet tente donc de démontrer qu'il est possible de créer de la ville, même dans des sites particulièrement difficiles, tout en essayant de mettre en place une nouvelle façon de vivre, au contact le plus direct possible avec la nature, qu'elle soit proche ou lointaine.

Baptiste Franceschi

Consulter également l'album-photos 'Un lien audacieux entre les quartiers nord de Marseille et la mer'.

Vivre à 70%, ou une densification en restanques, à Marseille (13)
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