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Villeurbanne veut renouveler son centre-ville

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Villeurbanne a présenté un vaste projet de renouvellement urbain visant à doubler la superficie du centre-ville dans l'esprit du quartier historique des Gratte-Ciel, utopie moderniste des années 1930. Le  projet copiloté par la municipalité de Villeurbanne et la Métropole lyonnaise avec les architectes de l'agence Nicolas Michelin et Asociés, vise à en doubler la superficie, de 7 à 14 hectares, en direction du nord.

 

 
 
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« C'est une opération sans équivalent en France car il y a un renouvellement  urbain sur un site patrimonial », a souligné le maire de la ville, Jean-Paul  Bret (PS), lors d'une conférence de presse organisée au 14e étage d'une des  tours dessinées il y a plus de 80 ans par l'architecte Morice Leroux sous  l'impulsion du maire socialiste de l'époque, Lazare Goujon.

 

L'ensemble du quartier est protégé depuis 1993. Mais parce que « le  centre-ville est un peu à l'étroit dans ses habits pour 145 000 habitants ».

 

La zone d'aménagement concerté approuvée en février 2011 par le Grand Lyon accueillera des logements (54%), des commerces (18%), des équipements publics (18%) et des bureaux (4%) sur une surface totale de 111 000 m³.

 

L'actuel quartier Gratte-Ciel, connu pour ses toits d'immeubles en gradins habillés de terrasses, regroupe près de 1450 logements sociaux, une centaine  de locaux commerciaux et des équipements publics.

 

Un urbanisme de site

 

Pour le nouveau, dont le  chantier confié à l'architecte Nicolas Michelin s'étalera jusqu'à 2027, « on a voulu éviter d'être dans une forme de pastiche de l'oeuvre de Morice Leroux,  mais en tenant compte de l'histoire des lieux », indique Michel Le Faou, vice-président de la Métropole chargé de l'urbanisme.

 

« L'idée, c'était de garder ces tours à gradins tournées vers la rue », explique Nicolas Michelin, qui défend un urbanisme de site. Le long d'une  artère prolongeant l'actuelle avenue Henri-Barbusse sont donc prévues, en  quinconce de chaque côté, de larges tours de 10 étages (37 mètres) avec des  gradins à partir du 6e et, entre elles, des immeubles plus bas pouvant  notamment abriter des parkings.

 

Les gradins doivent être aménagés en terrasses ou jardins pour traiter une partie de l'eau de pluie et ramener de la  biodiversité. Au centre du nouveau quartier, la Tour Signal, haute de 14  étages, culminera à 50 mètres.

 

Ce renouvellement urbain s'inscrit dans la volonté du Grand Lyon de  développer un modèle métropolitain multipolaire, précise Michel Le Faou. Le coût du projet est estimé à 113 millions d'euros, plus 30 millions d'euros  pour la reconstruction du lycée Pierre-Brossolette et 40 millions pour  l'acquisition foncière des terrains.

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