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Une cuverie qui joue la carte de la transparence

Fabrice Dehoche/Frederic Laures : Copyright 2020

C’est la première pierre d’un projet industriel de grande ampleur que l’architecte Giovanni Pace a réalisé à Oiry (Champagne-Ardenne) en délivrant l’une des plus grandes cuveries d’Europe. Un joyau technologique semi-enterré qui met la transparence au service de la qualité.

 
 
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A quelques kilomètres d’Epernay, à Oiry, non loin du château de Saran sur un terrain légèrement en pente se trouve aujourd’hui l’une des plus grandes cuveries d’Europe. La parcelle positionnée le long de la route nationale et en contrebas des coteaux est censée accueillir d’ici 2015 un vaste programme industriel dont la cuverie, les caves de vieillissement, un bâtiment de dégorgement, un autre d’habillage et des locaux sociaux.

Un écrin de clarté pour un vin d’exception

Dès le départ, les impératifs du programme étaient nombreux, que ce soit au niveau conceptuel, techniques ou architectural. Un exercice délicat auquel l’architecte a répondu avec perspicacité. Citons l’exemple de la transparence du bâtiment demandée par la marque concernée alors que pour l’architecte l’espace où le vin allait saisonner devait être tout autre. Mais comme les cuves sont opaques et thermo-régulées, cela n’a pas constitué une entrave à la demande, aussi paradoxale soit-elle.

Une fois le concept décidé, il fallait mettre les moyens pour que cela se réalise, l’espace monumental concerné couvrant 6 000m² de surface sans points porteurs (poteaux intermédiaires). Ainsi, 16 poteaux périphériques se partagent le support d’un maillage de poutres à inertie variable. L’architecte a opté entre autres pour l’utilisation d’un verre extra clair qui a nécessité une fabrication spéciale. La partie vitrée mesure 4,5 m de haut, de même pour la partie en porte à faux. 

« Le socle qui est le paysage modifié, le corps qui est un vide pour l’homme et l’entablement en rapport avec le ciel où la structure s’exprime pour laisser apparaître l’horizon » : ces paroles de l’architecte veulent nous rappeler l’extraordinaire force des œuvres de Mies van der Rohe qui, malgré leur côté classique, restent intemporelles.

La perspective mise en scène

Dans le but d’offrir une perspective accueillante, le bâtiment a été placé de biais par rapport à la route de manière à prolonger les lignes filantes des coteaux descendant du château. Ainsi, l’ensemble se trouve dans une douce mise en scène vis-à-vis du paysage environnant.

Pour mieux gérer les diverses parties du programmes et les étaler dans le temps, les architectes ont conçu un schéma directeur à la fois souple et modulaire. En conséquence, à chaque phase son bâtiment fini indépendamment du reste où le chantier continuait. La cuverie étant la première pièce du puzzle, son architecture est tellement autonome que si jamais les travaux devaient s’arrêter, elle se suffirait à elle-même comme une œuvre à part entière.

A la fois simple, épuré, et lumineux, l’édifice où le métal, le verre et le béton se mêlent a su tirer parti des contraintes annoncées pour formuler une remarquable prouesse architecturale.

Sipane Hoh

Une cuverie qui joue la carte de la transparence
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