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Un vieil immeuble parisien devient « branché »

© Studio Malka Architecture I Tristan Spella Render : Copyright 2017

 

Par un jeu de boites venant s'accrocher en façade d'un immeuble parisien, le projet Plug-in City 75 du Studio Malka Architecture propose de densifier la ville sans passer par la hauteur. Un défi difficile à relever ? Pas pour l'ancien street artist.

 
 
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Situé au cœur du XVIème arrondissement de Paris, à quelques pas de la Seine, cet immeuble des années 1970 présente des appartements trop petits et peu éclairés. Les copropriétaires ont donc proposé à Stephane Malka d'y intervenir, pour optimiser leur bien. « La loi Alur ne permettant pas de surélever l’immeuble, nous avons pris le parti de greffer sur le bâtiment une succession d’extensions, d’oriels (ou bow-window, NDR) et de loggias ; chaque habitant peut ainsi commander la superficie nécessaire à son propre épanouissement », explique l'architecte.

Les boites présentent une structure en bois porteur bio-sourcé, réalisé à partir de particules de bois et de copeaux, leur conférant une légèreté et une grande flexibilité de mise en œuvre sur site. Modulable et monté en atelier, chaque cube est directement clipsé sur la façade existante du bâtiment.

 

S'adapter aux besoins des habitants

 

Comme la majorité des bâtiments de cette époque, l'immeuble affiche des performances énergétiques médiocres. En cause, ponts thermiques, isolation et vétusté des fenêtres. Sa consommation moyenne d’énergie est de 190KWh/m²/an. L’accumulation des extensions en façade réduit sa consommation énergétique par 4, et classe la réhabilitation de cet immeuble en Plan Climat avec une consommation moyenne d’énergie de 45KWh/m²/an.

À travers cette transformation, le bâtiment s’adapte aux besoins réels de ses habitants. « Les logements de rez-de-chaussée s’étirent vers le jardin intérieur. Ces extensions permettent aux habitants du 1er étage de bénéficier de larges terrasses privatives ouvertes au ciel. Ainsi, chaque cube autorise deux niveaux d’extensions : une couverte et une ouverte en son plancher haut. Des terrasses interstitielles privées et communes se génèrent donc par défaut, en négatif des loggias. » 

Selon Stéphane Malka, la mutation des villes doit se construire sur le patrimoine existant. Sa proposition consiste à s’adosser à la ville, à « panser » celle-ci et son patrimoine dans une logique de transformation. « Par superposition, addition et extension du patrimoine bâti plutôt que dans celle univoque de la tabula rasa ». Un début de réponse à la crise du logement ?

 

État : En cours
Année : Début de mission 2017
Ville : Paris, France
Équipe : Studio Malka Architecture I Tristan Spella Render

 

Laurent Perrin

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