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Un quartier de serres au sein d'un campus biotope

© Cyberarchi 2017

Dans le cadre du projet 'Campus biotope', imaginé avec Christophe Bailleul comme alternative au projet de campus universitaire sur le Plateau de Saclay (91), Nils le Bot (ENSA Paris-Malaquais) a conçu le quartier des serres, où géomorphologie du site, îlots ouverts mixtes et cultures biologiques donnent le la. Présentation.

 
 
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Avec l'arrivée de Christian Blanc au ministère chargé du développement de la Région Capitale, le projet de grand campus universitaire sur le Plateau de Saclay porté par la région Ile-de-France a été repris en main par l'Etat dans le cadre d'une OIN (Opération d'Intérêt National).

Le concept de 'Campus Biotope' est un contre-projet, démontrant qu'il serait possible d'urbaniser les franges du plateau de manière responsable, mixte et durable, en évitant l'étalement urbain incontrôlable que le projet actuel risque d'engendrer.

Un aménagement raisonné et efficace

Plutôt que de concentrer les lieux de vie en un seul point, comme prévu initialement par l'OIN, notre projet mise sur le polycentrisme afin que chaque secteur du projet puisse s'épanouir sans être tributaire d'un centre trop éloigné.

Un monorail magnétique a été retenu pour irriguer efficacement le campus. Ce transport d'une nouvelle génération permettra de garantir le déplacement des personnes présentes sur le site du cluster de façon propre, silencieuse et discrète.

Afin de rendre le projet visible et ayant choisi la gare de Massy-Palaiseau comme lien avec la vallée et le reste des transports de la région, nous envisageons la construction d'un bâtiment-signal, vertical, visible depuis la gare, situé à l'entrée est du campus. Ce dernier servira de point d'appui à la communication du projet et devra témoigner de l'excellence universitaire, architecturale et environnementale du site.

Une cohérence environnementale

La trame directrice du projet est liée à la prise en compte du déplacement des espèces vivantes sur le plateau, en amont du projet lui-même.

Ainsi, la création d'un grand corridor écologique, de 150 à 200 mètres de large, sur les 8 kilomètres qui séparent la forêt de Villiers-le-Bâcle à Ouest et celle de Palaiseau à l'est, servira de grande limite directrice pour le projet :

  • il permettra la plantation de 140 hectares de forêt, équilibrant très largement le bilan carbone des futurs chantiers ;
  • il empêchera l'expansion urbaine sur le reste des terres agricoles du plateau ;
  • il réintroduira la biodiversité sur le site, tout en offrant un cadre visuel et paysagé de qualité ;
  • il permettra d'obtenir un microclimat plus frais pendant les périodes de canicule.

Le corridor écologique est composé de multiples zones distinctes et transitoires sur sa largeur et n'intervient donc pas comme une rupture paysagère ou urbaine. Son raccord avec la ville est assuré par la mise en place d'équipements sportifs, de squares, de bassins filtrants reliés au réseau général, ainsi qu'un ensemble de circulations douces. Ces équipements créent une zone non aedificandi paysagée, reliant progressivement la ville à la nature. De l'autre coté du corridor, un espace de transition avec les champs est également créé, sur lequel seront semées des plantes méssicoles (accompagnant les cultures), indispensables aux pollinisateurs, profitant ainsi à la biodiversité et aux cultures.

Un réseau de rigoles éco-filtrantes récupérera les eaux de ruissellement et les eaux grises des bâtiments afin de les recycler naturellement. De même, de grands bassins paysagés, construits entre Saclay et son étang, permettront l'éco-épuration d'une partie des eaux de la ville.

Le quartier des serres

Ce projet de quartier constitue une approche méthodologique pouvant servir de références à l'ensemble du projet de campus Biotope. En premier lieu, la recherche du palimpseste laissé par le temps et la géomorphologie du site servent à définir les axes directeurs du projet. Le réseau viaire est prolongé jusqu'à Polytechnique afin de recoudre un système urbain efficace qui efface l'imperméabilité des limites de la grande école.

Un urbanisme d'îlots ouverts mixtes est ensuite projeté, cherchant la densification progressive par l'intensification successive des typologies urbaines.

Des cultures biologiques se mêlent à l'urbain. On passe ainsi progressivement des cultures aux constructions agricoles puis aux constructions urbaines.

L'esthétique des serres est par ailleurs prolongée dans les quartiers par la présence d'équipements et de logements reprenant une modénature de verre et d'acier.

Nils Le Bot
Etudiant en 2ème année de Master à l'Ecole nationale supérieure d'Architecture de Paris-Malaquais (contribution à un projet réalisé en collaboration avec Christophe Bailleul). Avec l'aide d'Ehoarn Bidault, étudiant biologiste en 2e année de Master au Muséum national d'Histoire naturelle, département conseils des espèces, restauration et suivis des populations.

Consulter également l'album-photos 'A corridor écologique, quartier de serres'.

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