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Un foyer pour autistes au coeur de l'éco-quartier Boucicaut à Paris

Dans le cadre de l'aménagement du site de l'ancien hôpital Boucicaut, l'agence Ameller, Dubois & associés a remporté le projet E, soit la construction d'un foyer pour jeunes autistes associé à 85 logements sociaux. Son atout : une structure allégée reposant sur trois îlots de bâtiments.

 
 
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Pas facile de s'intégrer dans un projet aussi vaste que celui de la réhabilitation d'un site de près de 3 hectares, situé au coeur de Paris, dans le quinzième arrondissement. Pas facile de faire oublier le sentiment de front bâti quand les citadins du quartier ont connu durant une dizaine d'années un espace vide offrant une vue dégagée. Pas facile non plus de s'intégrer dans un ensemble où interviennent plusieurs architectes.

Pour résoudre toutes ces difficultés, Philippe Ameller, Jacques Dubois et leur équipe ont imaginé trois corps de bâtiment reliés entre eux par un socle permettant divers aménagements, notamment à base de végétaux. « Les contraintes étaient particulièrement nombreuses sur ce projet », raconte Philippe Ameller. « Mais la première d'entre elles consistait à faire oublier à des habitants habitués à des bâtiments bas qu'ils devraient maintenant vivre aux côtés de structures de six étages » poursuit-il. Le cabinet livrera la surface de 7700 m² en 2013. Coût de l'opération : 14,6 millions d'euros.

De la légèreté pour se rapprocher d'une composition pavillonnaire

Commandité par la RIVP (Régie immobilière de la Ville de Paris), le projet se décline en trois plots sculptés, qui se veulent chacun autonome, tout en s'harmonisant parfaitement entre eux et avec l'ensemble du site. « Chaque bâtiment est un pavillon en soi », souligne Philipe Ameller. Tout en respectant le plan d'urbanisme de Paul Chemetov, nous avons conservé l'esprit des pavillons de Boucicaut créés à la fin du XIXème siècle par les architectes Legros » précise-t-il. Le côté « pavillonnaire » est accentué par la structure des bâtiments.

Chaque appartement dispose ainsi d'une épaisseur en saillie, formant une loggia dans le prolongement du salon. Selon leur situation dans le plan, ces loggias sont alternées ou superposées, cassant ainsi toute monotonie dans la façade. Le choix des matériaux joue également sur le contraste entre puissance et sobriété. Le socle est recouvert de béton matricé, quand les loggias sont entièrement habillées de bois sur leurs faces intérieures.

Des défis techniques pour faire oublier les contraintes

« Il n'est pas si simple de rendre accessible aux handicapés un bâtiment qui se situe à seulement un mètre du niveau des crues de la Seine », indique Philippe Ameller. « Le PPRI (plan de prévention des risques d'inondation) nous a beaucoup occupés. Quant au rez-de-chaussée réservé au foyer pour autistes, il répond à certaines normes hospitalières en vigueur. Concilier le pavillon et l'habitat demandait aussi des ajustements qu'il n'est pas coutume d'effectuer ». Comme tous les nouveaux bâtiments construits à Paris, le projet répond, par ailleurs, à un cahier des charges environnementales très strict (production d'eau chaude sanitaire, terrasses végétalisées...).

Agnès Delcourt

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