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Tramways : au-delà des lignes, une école française

© Cyberarchi 2019

A Paris, une exposition du Lieu du design retrace l’histoire d’un moyen de transport collectif qui, réinventé après avoir été abandonné pendant des décennies, a fini par s’imposer comme un outil incontournable de revalorisation urbaine.

 
 
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Existe-t-il une école française de tramway ? Force est de constater que, il y a trente ans, cette question aurait fait sourire. Et pour cause ! Convaincus par l'avènement de l'ère automobile, du bus et du métro, les pouvoirs politiques ont systématiquement organisé le démantèlement des lignes de trams dès les années 30. Tant et si bien, qu'au début des années 80, les milliers de kilomètres de voies sur rails du premier quart du XXe siècle s'étaient réduits comme une peau de chagrin. Il ne subsistait que trois lignes de tramways, à Saint-Etienne, Marseille et Lille-Roubaix-Tourcoing. Ce n'est qu'à partir de 1985, soit douze ans après le premier choc pétrolier, qu'apparaissaient les premiers trams contemporains avec des planchers bas et des aménagements urbains de façade à façade…

 

« A la française »

Aujourd'hui, presque toutes les villes françaises de plus de 100 000 habitants disposent d'un tram. En trente ans, une trentaine de nouveaux réseaux ont été mis en place. Ressuscité, le tramway est même devenu une spécialité nationale. Pour qui connaît Bruxelles, Vienne, Lisbonne et Hiroshima, la construction des trams nantais, grenoblois et bordelais font en effet figure d'exception en modifiant profondément les paysages urbains. A telle enseigne que le commissaire de l'exposition pour le Lieu du design, Yo Kaminagai, déclare que « beaucoup de villes étrangères viennent en France regarder et prendre modèle pour moderniser ou créer leur réseau. » Mais qu'est-ce qui caractérise réellement ce tramway « à la française » ?

Conçues pour être rapide et performant, nos rames nationales ont la particularité de circuler le plus souvent en site propre, c'est-à-dire sur une plateforme de sept mètres de large qui leur est entièrement dédiée (jusqu'à treize mètres de large au droit des stations). La mise en œuvre de ce site propre implique un important bouleversement de la voirie existante et donne généralement lieu à des réaménagements sur toute la largeur de l'espace public (les élus locaux trouvant une occasion rêvée pour repenser les usages de la ville en partageant les frais avec les autorités organisatrices des transports).

 

Plus ou moins stylés

Mais le Lieu du design semble vouloir aller plus loin dans sa définition du tram « version cocorico ». Dans une salle réaménagée comme un wagon, les visuels et les textes suggèrent que le tramway « à la française » est plus qu'un aménagement au sol de façade à façade. Pour Yo Kaminagai, le tram hexagonal, c'est aussi « des mobiliers urbains spécifiquement conçus pour les stations, des véhicules personnalisés, des signalétiques soignées, de beaux graphismes et puis des œuvres d'art. » Un point de vue légitime pour un espace d'exposition consacré à la promotion du design mais qui, néanmoins, est encore trop souvent contredit par la frilosité des élus et le manque d'argent.

Le tramway français, qui s'exporte aujourd'hui dans les pays du maghreb, est un puissant vecteur de développement urbain. Porte-t-il pour autant un savoir-faire si particulier en matière de design ? Si souvent cités en exemple, la station strasbourgeoise de l'anglo-iraquienne Zaha Hadid et le mobilier lyonnais de Sovann Kim ne sont-ils pas des modèles exceptionnels ? Imaginées par Christian Lacroix, les décorations audacieuses des nouvelles rames du tramway montpelliérain ne trahissent-elle pas un dessin volumétrique encore trop conformiste du matériel roulant ?

Pour en savoir plus, rendez-vous au Lieu du design, au cœur d'une ancienne cour industrielle, 74 rue du faubourg Saint-Antoine, à Paris 11e. Exposition du 04 avril au 12 juillet 2014 : « TRAMWAY, une école française » (entrée libre).

 

Tristan Cuisinier

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