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Terrasses de Nanterre (92) de l'EPA Seine-Arche : c'est parti pour les premiers projets

© Cyberarchi 2019

L'Etablissement public d'aménagement Seine-Arche prévoit, sur la vingtaine de terrasses* du programme, une production annuelle de plus de 500 logements par an jusqu'à 2015 avec une moyenne de 40% de logements sociaux. Découvrez ici le projet conçu par l'agence X'TU pour l'îlot 11 et celui conçu pour l'îlot 12 par l'agence Dusapin-Leclercq.

 
 
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Ilot 11 : un programme de logements qui relie le territoire

Sur l'îlot 11, comprenant 12.150m², dont 3.590m² dédiés au logement en accession sociale, 8.650m² au logement en locatif social, et 720m² de commerces et activités, l'Epa Seine-
Arche et les sociétés Toit et Joie et Logipostel, promoteurs de l'opération, ont retenu, à l'issue d'une consultation d'architecture, le projet conçu par l'agence X'TU. Ce projet a été retenu pour sa capacité à assurer la transition entre l'échelle monumentale de la préfecture de Wogenscky et celle, plus domestique, de la cité d'habitat social des Provinces Françaises, ainsi que pour ses qualités environnementales : performances énergétiques et qualité d'usage des logements avec en particulier une double peau qui transforme la façade en véritable espace à vivre.

Un principe de failles, de 6 à 10 mètres de largeur, découpe les profils de ces cinq 'tours' de logements reliées au rez-de-chaussée par une bande continue de commerces, ateliers d'artistes et activités. Les creux ainsi formés entre les volumes bâtis permettent d'établir des connexions visuelles entre les Terrasses de Seine-Arche et les quartiers situés à l'arrière du projet : la cité des Provinces Françaises. "Les arrières plans apparaissent derrière des failles, décrivant la profondeur de l'îlot, évoquant la rue suivante, racontant encore d'autres volumes découpés qui tous ensemble fabriquent cette urbanité nouvelle souhaitée par les urbanistes : une ville multiple et humaine qui se rêve en skyline à l'image des grandes métropoles", écrit X'TU dans sa notice architecturale du concours.

Un bâtiment de transition

A cet emplacement géographique, la morphologie du projet retenu présente en effet le grand avantage de créer la transition manquante jusqu'ici entre le quartier institutionnel de Nanterre (Préfecture des Hauts-de-Seine dessinée par l'architecte André Wogenscky, Conseil Général et Tribunal de Grande Instance) et le quartier résidentiel existant de l'autre côté (cité des Provinces Françaises).

Cette transition architecturale, qui agit comme un fondu enchaîné reliant des quartiers à statuts bien distincts, s'opère grâce au vide des 'failles', véritables percées visuelles créées entre les plots, mais aussi par l'écriture architecturale propre au bâtiment X'TU. Celle-ci met au point une échelle intermédiaire entre équipements publics et immeubles de logements par un principe de façades traitées en volumes, évidés par endroits pour dessiner un graphisme qui se lit à l'échelle du paysage. En façade Sud, la lecture des étages s'efface derrière un système de façade en double peau.

D'un gabarit monumental versant Terrasses (R+9), le projet se fait plus domestique (R+ 5) du côté de la cité des Provinces Françaises, avec un socle bas en avancée qui s'ajuste à l'échelle d'une promenade piétonne. A l'extrémité Est, sur la Place de la Croisée, l'immeuble dessine un angle toute hauteur pour marquer le croisement des axes, historique et départemental.

Des façades environnementales et une exposition optimale

La double peau de la façade Sud (verre sérigraphié sur ventelles pivotantes) abrite une épaisseur de loggias qui apporte au projet sa qualité d'usage et sa dimension environnementale, avec apport d'énergie solaire passive l'hiver et ventilation naturelle l'été. "La double peau transforme la façade en espace à vivre qui augmente la valeur d'usage de l'appartement. Serre en hiver, espace ventilé l'été, elle invitera les habitants à expérimenter des cultures d'appoints à domicile dans le cadre d'une démarche environnementale personnelle", précise X'TU. Ces loggias semi-ouvertes offrent aux appartements un prolongement intérieur/extérieur et une exposition Sud maximale tandis que le système des failles permet la double ou triple exposition. En quatrième façade, les toitures végétalisées disposent de jardins potagers à l'usage des habitants qui ne disposent pas de loggias. Elles sont équipées de capteurs solaires pour l'eau chaude sanitaire.

Ilot 12 : un programme de logements au point culminant

Sur l'îlot 12, l'Epa Seine-Arche a retenu, à l'issue d'une consultation restreinte, le groupement promoteurs/architectes Unimo-Promaffine/Dusapin-Leclercq pour réaliser 12.850m², dont 5.400m² consacrés au locatif social, 6.250m² à l'accession privée et 1.200m² à des activités commerciales. En belvédère à 6 mètres au dessus du sol de la place de la Croisée, dans la succession des Terrasses de l'Arche, le projet retenu propose un équilibre qui tient compte à la fois des enjeux urbains spécifiques à la position de l'îlot, de ses contraintes infra structurelles déterminantes et de son habitabilité en termes de densité et de qualité d'usage des logements, avec un jeu de volumes et de failles qui multiplie les perspectives sur le grand paysage depuis les séjours et optimise l'apport de lumière dans les logements.

Une contrainte invisible déterminante

"Ici, l'espace urbain n'est pas innocent, il porte à chaque détour les stigmates des grandes infrastructures qui le traversent. La Terrasse 12 est pour cela exemplaire de cette volonté du retour à une ville désirable où l'homme reste au centre des problématiques de l'espace habité", écrivent François Leclercq et Fabrice Dusapin en introduction à leur projet de concours.

La complexité du sous-sol de la parcelle, percé par deux tubes de RER qui jouxtent l'A14 (elle-même désormais enterrée sous les Terrasses), s'imposait comme une contrainte forte du programme. Le projet de Dusapin & Leclercq en est le reflet émergeant, éloignant toute prouesse technique pour préférer simplement répartir les charges de part et d'autres des couloirs de RER.

Au niveau architectural, cette acceptation de l'histoire infra structurelle génère une variation de gabarits et de densités du construit, déterminée en fonction des charges admissibles aux différents points de l'îlot. Ainsi adapté aux contraintes du sous-sol, le projet "obtient une cohérence maximale entre infra et superstructure", expliquent les architectes.

La fin d'une première partition

Culminant à 6 mètres au-dessus du sol naturel (58 mètres NGF), au point le plus haut du projet Seine-Arche, la Terrasse 12 est en position de belvédère à la fois vers Paris et, de l'autre côté, le grand paysage de l'Ouest parisien. De ce point de vue, l'îlot 12 constitue l'un des points remarquables du projet Seine-Arche : il clôt la première séquence à caractère très urbain, développée dans le prolongement de la Défense et du quartier du Parc.

Son architecture s'inscrit dans la continuité des programmes précédents pour former un linéaire cohérent le long de l'espace public des Terrasses. Sur 96 mètres de long et 24 mètres de profondeur, découpé en trois entités volumétriques que séparent des cours en redents, ouvertes au Sud sur les Terrasses de Seine-Arche, l'ensemble est assis sur un socle continu où alternent commerces et porches d'accès aux logements. Sur la Place de la Croisée, le bâtiment plonge au niveau du sol naturel (-6 mètres), offrant comme signal urbain sa propre verticalité.

Des expositions optimisées avec vues sur le grand paysage

Les architectes ont tiré le meilleur parti des volumétries autorisées par le cahier de prescriptions urbaines en taillant dans les 24 mètres de profondeur de l'îlot de larges failles en biais qui optimisent les apports lumineux dans les logements et multiplient les vues. Au Sud, Ouest et Est, un important dispositif de loggias marque les angles de chaque volume. Leur position permet de prolonger l'espace du séjour et d'offrir des vues particulièrement saisissantes sur le grand paysage. Leur système d'occultation modulable, par panneaux de bois coulissants permet des réguler les apports solaires. Au Nord, dans l'alignement du boulevard des Bouvets, le principe volumétrique des failles offre à chacun des séjours une double orientation et une vue dégagée plein Sud vers les Terrasses.

Lire à ce sujet notre article '2006 - 2012 : Seine Arche : un projet monumental'.

Fiche technique - Ilot 11

Maître d'ouvrage : groupement SA d'HLM Toit & joie, mandataire & SCP d'HLM Logipostel
Equipe lauréate : agence d'architecture X'TU
Bureau d'études : CET
Ingénieur conseil en environnement : Michel le Sommer
Programme de concours
3.080m² SHON de logements en accession encadrée
4.500m² SHON de logements en Prêt Locatif à Usage Social (PLUS)
3.740m² de logements en Prêt Locatif à Usage Social - Construction Démolition
830m² de locaux de type galerie/atelier d'artiste soit : 44 logements en accession sociale encadrée (3.519m² SHON) ; 60 logements sociaux locatifs PLUS (4.719m² SHON) ; 50 logements sociaux locatifs PLUS CD (3.955m² SHON) ; 11 ateliers d'artiste (1.157m² SHON)
Parking : 143 places
Estimation prévisionnelle des travaux : 15.510.000 euros HT soit 1.162 euros/m² SHON et 1.425 euros/m² SHAB
Calendrier :
Décembre 2007 : signature d'une promesse de vente
Septembre 2008 : signature de l'acte de la vente
Mi 2010 : date prévisionnelle de livraison

Fiche technique- Ilot 12

Aménageur : Epa Seine-Arche
Promoteur social : SA HLM La Sablière
Equipe lauréate : UNIMO-PROMAFFINE/DUSAPIN-LECLERQ
Programme :
Logement aidé PLUS : 5.400m² environ achetés en VEFA
Accession libre : 6.250m² environ
Commerces : 1.200m² comprenant environ 850m² de commerces et 350m² pour la Poste
Total : 12.850m²
Calendrier :
Janvier 2008 : signature d'une promesse de vente
Fin 2008 : signature de l'acte de vente
Fin 2010 : livraison

Terrasses de Nanterre (92) de l'EPA Seine-Arche : c'est parti pour les premiers projets
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