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Sondage : vision contrastée des Français vis-à-vis de l'architecture

© Cyberarchi 2017

Quelle image les Français se font-ils de l'architecte et de l'architecture ? C'est la question à laquelle un sondage réalisé début novembre a tenté de répondre. Résultat : les Français aiment l'architecture sans connaître la plupart des aspects du métier d'architecte.

 
 
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Les résultats du sondage réalisé par Ipsos Opinion début novembre sont pour le moins contrastés. Les personnes interrogées ayant globalement une bonne image de l'architecte, image basée sur une profonde méconnaissance de son métier. Hiatus également entre la perception des Français qui estiment majoritairement que l'architecture s'améliore tandis que les architectes et les pouvoirs publics parlent de catastrophe annoncée et s'inquiètent d'une qualité architecturale qui ferait défaut. Les Français estiment majoritairement par ailleurs que les maisons d'architecte prennent plus de valeur mais à peine 40% d'entre eux considèrent que le travail de l'architecte est de construire des maisons privées.

Des domaines liés au patrimoine et à l'urbanisme

Cependant, ce n'est pas le moindre des paradoxes de cette enquête, les Français estiment que leur architecture s'est améliorée ces dernières années, qu'il s'agisse des maisons individuelles (58%), des immeubles d'habitations (52%) ou des immeubles de bureaux (55%). Une perception liée sans doute au fait que les citadins français se déclarent dans leur grande majorité satisfaits de l'action de leur municipalité dans les domaines de l'urbanisme et de l'aménagement de leur ville.

Une bonne image de marque

Logiquement, l'architecte bénéficie d'une bonne image de marque et son intervention est un gage de qualité pour 52% des Français. Le recours à l'architecte est également motivé par le fait qu'il tiendra compte des envies des particuliers (29%), qu'il saura proposer des idées originales (17%) ou une maison fonctionnelle (19%), belle (11%) et bien intégrée dans son environnement (8%). En outre, l'architecte est un gage de sécurité car il sait coordonner un chantier (22%), respecter les normes et les procédures (18%) et éviter les erreurs de construction (19%).

Revers de la médaille, cette bonne image, dans l'esprit des Français, à un coût puisque 80% d'entre eux assurent qu'il est plus coûteux de faire appel à l'architecte. Coût superflu d'ailleurs pour les 43% qui estiment pouvoir "parfaitement se débrouiller sans lui". Autre paradoxe puisqu'à 77%, ils estiment qu'une maison d'architecte prendra plus de valeur qu'une maison construite par un promoteur ou constructeur immobilier.

Profonde méconnaissance

Ces contradictions s'expliquent par la méconnaissance (Jean-Jacques Aillagon, ministre de la Culture parle "d'acculturation") que les Français ont du métier de l'architecte. Ils ne sont notamment que 24% à penser que l'architecte construit essentiellement des bâtiments privés et à peine plus (32%) des bâtiments publics. Dernier paradoxe, seulement 53% des Français ayant fait appel à un architecte pour des travaux s'estiment bien informés des aspects de son métier ; ils ne sont que 39% pour ceux ayant fait appel à l'architecte pour la construction d'une maison.

Globalement, 26% des Français se considèrent bien informés et 61% d'entre eux sont incapables de citer spontanément le nom d'un architecte célèbre.

Enfin, l'étude note que ce sont les cadres supérieurs qui sont le mieux informés en matière d'architecture et le plus susceptibles de faire appel à lui. De plus, ce sont les foyers aisés qui considèrent le plus volontiers que l'architecture des immeubles d'habitations et de bureaux s'est améliorée alors que ce sont les moins aisés qui soulignent l'amélioration des maisons individuelles. Enfin, les hommes sont nettement plus nombreux que les femmes à lire des articles ou regarder des émissions sur l'architecture.

Enfin, pour finir, on peut peut-être regretter qu'aucune question ne fut posée aux Français concernant la loi de 77 et le seuil de 170m² de SHON qui détermine le recours obligatoire, ou non, à l'architecte.

Etude réalisée par Ipsos Opinion les 8 et 9 novembre 2002 pour le ministère de la Culture et le groupe Moniteur auprès de 955 personnes selon la méthode des quotas.

Christophe Leray

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