• Accueil
  •  > 
  • Restructuration et extension de la « Comédie de Béthune »
Rejoignez Cyberarchi : 

Restructuration et extension de la « Comédie de Béthune »

Luc Boegly : Copyright 2019

Tout d’abord appelé Centre Dramatique National du Nord-Pas-de-Calais, puis Théâtre des Pays du Nord, et enfin rebaptisé « La Comédie de Béthune », ce théâtre se distingue par son emplacement au cœur d’un territoire marqué par la crise. L’enjeu du projet a été, tant pour la restructuration que pour l’extension, d’améliorer les performances thermiques et environnementales.

 

 
 
A+
 
a-
 

Lieu de référence et d’excellence artistique où le théâtre peut s’exprimer sous toutes ses formes et atteindre tous les publics, le centre Dramatique National contribue fortement à l’attractivité du territoire, et constitue l’équipement culturel le plus emblématique de la ville. Installé les premiers temps dans un chapiteau de trois cents places en 1992, le théâtre déménage en 1993 dans une ancienne poudrière bâtie par Vauban et réaménagée en « Studio-théâtre », espace encore utilisé de nos jours.

 

A partir de 2009, la maison d’angle ayant été démolie, l’extension de la Comédie de Béthune a pu être réalisée en même temps que la restructuration de l’existant. L’agence Manuelle Gautrand Architecture, lauréate d’un nouveau concours d’architecture pour cette extension, a profité de cette occasion unique pour améliorer et compléter le fonctionnement global du théâtre et le doter notamment d’une salle de répétition permettant la présence d’artistes sur place.

 

L’extension a pu être réalisée après 16 mois de travaux, en partie en site occupé. L’agence Manuelle Gautrand Architecture a profité de cette occasion pour mettre aux normes actuelles le bâtiment existant. L’extension prend place au niveau de l’angle de la parcelle, sur trois niveaux : un volume de grande hauteur situé de plain-pied avec le terrain naturel, et dédié à la salle de répétition. Puis un niveau de bureaux, qui se raccorde au plateau de bureaux existant au deuxième étage du bâtiment.

 

De nombreux espaces ont par ailleurs été modifiés au sein du bâtiment existant. En effet, depuis la livraison du bâtiment initial il y a une quinzaine d’années, les normes ont évolué de façon considérable. Ce projet a par conséquent impliqué la mise aux normes de l’ensemble du bâtiment. L’extension a également nécessité la mise en place d’un escalier implanté au droit du futur hall et desservant, au premier étage, le niveau supérieur de la salle du CNAD et ses locaux annexes, et au deuxième étage le niveau de bureaux. Enfin, le bâtiment a été mis en conformité avec les normes thermiques et énergétiques actuelles.

 

Cette extension était souhaitée de longue date par la Ville et par la Comédie de Béthune, car elle seule pouvait permettre de finaliser ce programme ambitieux. Elle a donc été la pièce manquante pendant plus de dix ans, et la possibilité d’acquisition de la parcelle d’angle par la Ville en 2009 a enfin permis d’atteindre cet objectif global.

 

Le volume de l’extension s’est donc installé dans cet angle enfin libéré, et a permis de « détendre » au sens littéral du terme toutes les liaisons et les flux : là où la maison d’angle coinçait les flux, réduisait les espaces communs et étouffait le café, cette libération a permis enfin au hall d’entrée de devenir visible, en angle sur le deux rues, au café de s’ouvrir sur le hall, à l’administration de respirer enfin, et aux artiste d’avoir un vrai lieu de répétition… Cependant, il n’était finalement pas si facile d’étendre la grande volumétrie ronde et pourpre du théâtre, surtout 20 ans après…L’agence ne souhaitait plus forcément prolonger l’architecture existante avec une écriture strictement identique, mais plutôt assumer deux époques différentes qui se succèdent.

 

Pour l’extension Manuelle Gautrand a pris le parti d’un volume simple, presque rectangulaire, qui vient fermer l’angle entre le boulevard Victor Hugo et la rue du 11 novembre. Ce volume possède deux découpes, l’une en sous-face, pour ouvrir le hall en angle et lui apporter la visibilité sur les deux rues, l’autre en partie haute, pour intégrer l’escalier d’accès à la salle de travail au-dessus du parterre.

 

C’est finalement en noir que l’agence a habillé cette extension : une couleur à la fois profonde et puissante. Pour créer un lien délicat avec le volume initial, ce noir est mis en œuvre sous la forme d’une sorte de tissage de panneaux métalliques, qui viennent dessiner de grands losanges, pour rappeler ceux de la coque pourpre. Les losanges semblent ainsi se promener d’un volume à l’autre, prenant eux-mêmes des formes différentes : tantôt pochoirs dessinés sur la laque pourpre, ils deviennent incrustés dans le métal du bardage qui est assemblé en grandes diagonales.

Restructuration et extension de la « Comédie de Béthune »
Restructuration et extension de la « Comédie de Béthune »
Restructuration et extension de la « Comédie de Béthune »
Restructuration et extension de la « Comédie de Béthune »
Restructuration et extension de la « Comédie de Béthune »
Restructuration et extension de la « Comédie de Béthune »
Restructuration et extension de la « Comédie de Béthune »
Restructuration et extension de la « Comédie de Béthune »
Restructuration et extension de la « Comédie de Béthune »
Restructuration et extension de la « Comédie de Béthune »
Restructuration et extension de la « Comédie de Béthune »
Restructuration et extension de la « Comédie de Béthune »
Restructuration et extension de la « Comédie de Béthune »
Restructuration et extension de la « Comédie de Béthune »
Restructuration et extension de la « Comédie de Béthune »
Restructuration et extension de la « Comédie de Béthune »
Restructuration et extension de la « Comédie de Béthune »
Restructuration et extension de la « Comédie de Béthune »
Restructuration et extension de la « Comédie de Béthune »
Restructuration et extension de la « Comédie de Béthune »
Restructuration et extension de la « Comédie de Béthune »
Mot clefs
Catégories
CYBER