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Reportage : Dubaï face à la crise

© Cyberarchi 2019

On ne compte plus les réalisations spectaculaires qui ont fait de Dubaï le lieu de tous les possibles. Mais où en est le développement de l'émirat après la crise de 2008 ?

 
 
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Un achèvement progressif des chantiers

Aujourd'hui, la course aux projets pharaoniques n'est plus de mise mais, grâce à l'aide financière de son voisin Abou Dabi, les principaux chantiers en cours en 2008 ont pu être achevés ou sont en passe de l'être. Ainsi, « The World », le projet au motif de planisphère formé par quelques 300 îles artificielles au large de Dubaï a repris. Le Palm Jumeirah, une des deux îles en forme de palmier, est achevée. Depuis 2008, elle accueille Atlantis, un complexe hôtelier centré sur l'univers marin. Le nouvel hippodrome de Meydan, inauguré en 2009, est impressionnant par ses dimensions : d'une surface de 700 hectares, il comporte une tribune de 60 000 personnes.


 

Quant à « la plus haute tour du monde » (828 m), elle a connu une médiatisation sans précédent. La Burj Dubaï (en arabe, burj signifie « tour ») a été rebaptisée Burj Khalifa, en hommage à l'émir d'Abou Dabi qui a financé son achèvement. Oeuvre de l'architecte américain Adrian Smith, elle accueille depuis janvier 2010 l'hôtel Armani (dont la décoration épurée tranche avec le faste de la plupart des hôtels de la région), des appartements de luxe et des bureaux. Enfin, le métro aérien automatique a désormais deux lignes en service : la ligne rouge et la ligne verte, inaugurées en 2009 et 2010. Devant le succès de l'opération, une autre ligne va sortir de terre d'ici peu et deux autres lignes sont à l'étude.

Des projets suspendus ou revus à la baisse

Cependant, de nombreux projets ont été reportés. C'est le cas du « Dubaï waterfront », un ensemble d'îles de 81 m² en forme de croissant qui devait détrôner Manhattan en devenant le plus grand front de mer du monde ! D'autres sont modifiés comme les nombreux aménagements prévus au coeur de l'immense complexe de loisirs Dubailand. Ceux-ci ont été interrompus en 2008 et ont repris, avec des ambitions plus raisonnables, en 2011. Mais à l'exception de la fameuse Burj Al-arab en forme de voile de bateau (de l'architecte britannique Tom Wright), la beauté et la véritable originalité ne sont pas toujours au rendez-vous dans le pays qui a érigé le gigantisme en (seconde) religion d'état. Et on attend toujours, pour ne citer qu'eux, le gratte-ciel pivotant de David Fisher et les projets de Zaha Hadid : les « Dancing towers », la salle des marché et enfin et surtout son opéra de 2500 places aux allures de dunes.

De la crise, Dubaï s'en tire pour le moment plutôt bien. Une réussite qui repose cependant sur les conditions de travail harassantes imposées aux milliers d'ouvriers pauvres que l'on fait régulièrement venir d'Asie...

Marie-Clarté Mougeot

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