• Accueil
  •  > 
  • Réhabilitation lourde aux Archives de Paris
Rejoignez Cyberarchi : 

Réhabilitation lourde aux Archives de Paris

©Atelier Novembre : Copyright 2019

 

Pour cette réhabilitation lourde à Paris, dans l'enceinte des Archives Nationales, quartier du Marais, l'agence d'architecture Atelier Novembre a dû trouver le juste équilibre entre intervention et laisser-être, entre sobriété et prise de position.

 

 
 
A+
 
a-
 

Le projet Quadrilatère des Archives – Opération Camus, confié à l'Atelier Novembre, s'inscrit dans un contexte sensible pour plusieurs raisons. Il se situe dans l’hyper-centre de Paris, à l’intérieur de l’enceinte des Archives Nationales, ouverte au public. Nous sommes sur un site doublement protégé : dans sa globalité par une démarche Monument Historique, et du fait qu'il se trouve dans le périmètre du plan de Sauvegarde et de mise en valeur du Marais.

Le ministère de la Culture souhaite y implanter plusieurs entités, dont une partie des services de son administration centrale, et notamment les services généraux (SG), la Direction générale des patrimoines (DGP), la Direction générale de la création artistique (DGCA), la salle de commission de 50 personnes du Service des musées de France (SMF), le Centre des études picassiennes (CEP) et les organisations syndicales.

C'est une réhabilitation intérieure lourde qui concerne 10 000 m² de surface utile, sur plusieurs bâtiments, dont de magnifiques hôtels particuliers, issus de différentes époques de construction. « Cette opération renvoie autant à l’institutionnel, à l’Histoire, au patrimonial, qu’à la création artistique, la contemporanéité, l’innovation », explique l'agence d'architecture. Son projet répond à cette dualité, et ce de deux façons.

 

Un projet caméléon

 

Là où c'est possible, Atelier Novembre conserve les traces de l'ancien. « Les accidents, imperfections ou traces de l’ancien sont considérées comme autant de cas particuliers à éventuellement conserver ou souligner par des traitements appropriés, sans systématiquement chercher à les "maquiller" ». Ensuite, l'agence décide de ne pas appliquer le même traitement à tous les bâtiments. Des « stratégies d'approches » sont élaborées selon la nature des bâtiments, qui ne sont pas tous semblables. « Il ne s’agit pas de choisir un parti pris unique et commun à l’ensemble du projet mais plutôt d’user de postures différentes en fonction des éléments plus ou moins remarquables qui interféreraient avec lui. »

Ces postures sont au nombre de deux. La première consiste à « se fondre avec l’existant, imaginer une intervention discrète qui s’efface et disparaît quasiment, pour révéler et mettre en valeur des éléments remarquables existants : une intervention au service du contexte, un projet ‘caméléon’ ou un ‘cadre’ soulignant les qualités du site ».

La seconde posture « est une intervention en contraste, une prise de possession affirmée des lieux, osant afficher son identité, non pas au détriment du bâti mais dans un dialogue entre deux entités ». On retrouve le résultat de cette prise de position dans les espaces communs et partagés, plus marqués, et dans le choix et les agencements des mobiliers, qui « participent à établir à ce dialogue ».

 

Quadrilatère des Archives – Opération Camus
Programme : Aménagement d'espaces tertiaires pour installation d’une partie des services de l'administration centrale du Ministère de la Culture.
Maître d'ouvrage : Ministère de la Culture (mandataire : Oppic)
Maître d'œuvre : Atelier Novembre (Architecte mandataire) ; CUT Architectures (Design intérieur)
Bureaux d'études : ARTELIA (bureau d'études TCE - Exploitation Maintenance - Sécurité Sûreté - OPC - HQE) ; VPEAS (Economiste) ; Jean-Paul Lamoureux (Acousticien)
Surface : 10 000 m²
Coût : 13,1 M€ HT
Avancement : Phase APD

 

Laurent Perrin

Réhabilitation lourde aux Archives de Paris
Réhabilitation lourde aux Archives de Paris
Réhabilitation lourde aux Archives de Paris
Réhabilitation lourde aux Archives de Paris
Mot clefs
Catégories
CYBER