• Accueil
  •  > 
  • Quand les loisirs modelaient les bords de mer
Rejoignez Cyberarchi : 

Quand les loisirs modelaient les bords de mer

Retrieved from the Library of Congress : Copyright 2017

 

L’exposition présente la singularité de l’architecture et de l’urbanisme des bords de mer en France, du XVIIIe siècle au début du XXIe siècle, en référence à de nombreux exemples à l’étranger. Elle retrace également l’évolution de la société et de son rapport au littoral à travers des objets cultes. A découvrir jusqu'au 13 février 2017.

 
 
A+
 
a-
 

La pratique du bain de mer, de sa tradition curative (balnéothérapie) à son actuel usage ludique, répond à une demande sociale et culturelle régie selon des règles financières, économiques et commerciales toujours en évolution. Ces loisirs du bord de mer suscitent de nouveaux programmes architecturaux et des modèles innovants d’urbanisme et d’aménagement qui vont se répandre sur l’ensemble des littoraux. Cette pratique rythme aussi les modes et la création d’objets devenus iconiques, de la cabane de plage au maillot de bain.

Dès les années 1730, la villégiature curative puis ludique, liée aux loisirs élitistes, prend naissance au sein de la haute société urbaine britannique. Celle-ci s’effectue à partir de bathing-machines, d’établissements flottants ou sur pilotis. Elle est d’abord réservée à la saison d’été puis se répand sur toutes les côtes occidentales avec une variation des usages et des programmes architecturaux qui les accompagnent. Et engendre la naissance de nombreuses stations balnéaires, perçues comme des antidotes à la ville industrielle qui connaitront un véritable «Âge d’or» au cours du XIXe siècle.


Assainir et drainer, terrasser et aplanir


Cette attraction pour le littoral à des fins touristiques transforme durablement les paysages dunaires et marécageux. La fondation de ces villes nouvelles suscite des prouesses d’ingénieurs : assainir et drainer, terrasser et aplanir, fixer le littoral et stabiliser le trait de côte par des infrastructures adaptées, souvent titanesques, conçues pour dompter la nature avec les digues-promenades, les jetées-embarcadères, ou encore les funiculaires.

Les aménageurs sont relayés par des paysagistes qui créent des villes-parcs au milieu d’étendues désertiques ou inhospitalières, les pieds dans l’eau ou au sommet des falaises. De larges espaces sont aménagés sur les digues et les jetées destinées à la contemplation du paysage et à la déambulation, où l’on vient autant admirer le panorama qu’être vu, à l’abri des marées et des vents, sous des tentes ou des cabines, dans des fauteuils en osier, fixes ou mobiles.

Ces villes nouvelles entièrement dédiées aux divertissements s’édifient autour d’architectures éclectiques; se croisent le faste des palais, l’attrait pour un cosmopolitisme architectural et le pittoresque d’un régionalisme naissant. Surtout, les stations sont fondées sur une trilogie d’équipements: l’établissement de bains, le casino (accompagné de théâtres, opéras, kiosques à musique, musées ou aquariums marins) et le grand hôtel ou palace. 

 

Tous à la plage !
Villes balnéaires du XVIIIe siècle à nos jours
Exposition jusqu'au 13 février 2017
Cité de l'architecture et du patrimoine
1, place du Trocadéro, 75116 Paris

 

Tous à la plage !
Tous à la plage !
Tous à la plage !
Tous à la plage !
Tous à la plage !
Tous à la plage !
Tous à la plage !
Tous à la plage !
Tous à la plage !
Tous à la plage !
Mot clefs
Catégories
CYBER