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Quand l’architecture promeut le bio !

Guillaume Satre : Copyright 2017

 

Dans le cadre d’une Plateforme Régionale d’Innovation menée par le conseil régional des Pays de la Loire, l’agence d’architecture nantaise Mabire & Reich (Antoine Mabire et Marie-Hélène Reich) réalise un équipement novateur. Il s’agit d’un atelier de transformation de légumes bio qui constitue un trait d’union entre la filière de production bio et la restauration collective.

 
 
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A Saint-Herblain (Pays de la Loire), l’agence d’architecture Mabire & Reich a livré un projet appliqué qui selon les concepteurs relie reproductibilité et contextualité. En effet, la « Légumerie » s’avère être un condensé de recettes combinées qui se mettent au diapason et s’inscrivent dans l’échelle territoriale visant à développer une filière courte. 

 

Le panier à légumes

 

Conçu pour devenir un atelier de référence, l’équipement est pensé en deux entités qui abritent d’une part la production et les parties techniques et d’autre part les locaux d’accompagnement. Dans le premier volume, se déroulent : la réception des légumes, le stockage, le nettoyage, la transformation (découpe, râpage...), le conditionnement, le stockage pour la préparation des commandes. Un circuit qui a besoin de règles hygiéniques particulières. Les deux volumes sont séparés par un espace à caractère pédagogique qui permet via de larges baies vitrées d’assister à la transformation des légumes, sans pénétrer dans l’atelier.

L’enveloppe de la façade a été choisie en harmonie avec le site qui abrite également le lycée Jules Rieffel. Situé entre deux axes routiers structurants de l’Ouest de l’agglomération nantaise, ce dernier occupe une vaste parcelle qui inscrit l’ensemble dans un environnement bucolique. Le lycée qui accueille au nord un Jardin en mouvement initié par Gilles Clément est imposant ; majestueux,  il présente une architecture singulière difficile à accompagner c’est pourquoi les architectes vont se tourner plutôt vers le paysage environnant.

« Nous avons donc proposé d’associer la figure de la treille, objet géométrique comme l’est l’architecture, support de végétal, au saule, tressé comme le panier dans lequel on récolte les légumes fraîchement coupés, évoquant les entrelacs et accumulations de tailles qui animent le Jardin en Mouvement », racontent les architectes.

 

Une production respectueuse

 

Tandis que poteaux et poutres rythment le couloir pédagogique, la structure est visible et le bardage métallique reste en second plan. La richesse des matières révèle le caractère du projet d’où se dégage une certaine ambiance industrielle. Cette dernière est mise en valeur via les détails soignés surtout ceux de la serrurerie qui trace une délicate alternance de pleins et de vides.

Les architectes, soucieux de réaliser un projet qui respecte le circuit court et s’inscrit dans une démarche durable, optent pour l’utilisation de bois locaux et adoptent plusieurs procédés écologiques. Par exemple les calories dégagées par le refroidissement de la zone de production peuvent être utilisées pour chauffer l’eau chaude sanitaire, de même l’eau qui est récoltée est à son tour recyclée pour arroser les pépinières voisines.

« En l’absence de références en termes de polluants à traiter, nous avons proposé un circuit fermé passant par une pompe à UV. Un by-pass permet de faire passer les eaux par les bassins de lagunage. Des campagnes de relevés des polluants en entrée et sorties de bassin permettront de constituer un référentiel, révélant par là la dimension de projet-pilote », ajoutent les architectes.

Que de bonnes intentions qui participent à l’insertion délicate du projet dans son environnement en mettant en exergue le véritable savoir-faire des architectes.

 

Sipane Hoh

Les photos : © Guillaume Satre

 

 

 

La légumerie
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