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Pour La Défense, une nouvelle histoire, avec un grand H, signée Jacques Ferrier

© Cyberarchi 2019

"A cette échelle, le bâtiment doit dégager une certaine sérénité", explique Jacques Ferrier à propos de "Hermitage Towers". Il ajoute qu'au sommet des tours, "deux vigies porteront un regard bienveillant sur la ville". Jean Nouvel est certes lauréat de la tour Signal mais c'est celle de Jacques Ferrier qui sera vraisemblablement construite la première. Présentation.

 
 
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Le contraste est saisissant entre ces deux extrêmes. D'un côté, le projet lauréat de Jean Nouvel, dont la maquette diffère sensiblement des images du concours, qui reconnaît que sa "copie n'est pas définitivement écrite". De l'autre, celui de Jacques Ferrier, totalement abouti, qui précise en conférence de presse que "ce ne sont pas les images du concours mais celles du projet". De fait, Emin Izkanderov, président du Groupe Hermitage ne semble avoir aucun doute quant à la construction prochaine des "Hermitage Towers" à Courbevoie. "L'immeuble s'élèvera à l'emplacement des immeubles les 'Damiers d'Anjou' et les 'Damiers de Bretagne'", dit-il. Le terrain est d'ores et déjà acquis et les opérations de relogements des habitants, "avec un standing équivalent et même souvent supérieur", sont déjà aussi bien engagées. Il est prévu, dit-il encore, que les travaux pour "les plus hautes tours mixtes d'Europe occidentale" débutent en 2010 pour une livraison en 2014. L'immeuble culminera en effet à 309m.

Voici donc, avant de monter dans les étages, ce qui se passera au sol. "Le projet Hermitage Towers ne se contente pas de créer des espaces publics, mais il met en place des programmes qui animeront la vie urbaine, 7 jours sur 7, de jour comme de nuit. Le pied de l'immeuble est une attraction à part entière. Le volume, largement vitré, se prolonge entre les halls des deux tours par une grande verrière en cascade et vient se conclure par le lobby monumental de l'hôtel. Ce volume, conçu comme une serre tempérée, abrite des boutiques de luxe et des espaces de restauration, répartis autour d'un large atrium, dont les passerelles sur trois niveaux ouvrent sur le paysage. Il comprend une patinoire transformable en podium pour accueillir des événements comme des défilés de haute couture. Enfin sur un côté de l'atrium, accessible depuis la place, on trouve une salle de spectacle de 1.300 places dédiée à la programmation de grandes comédies musicales internationales. Lui faisant face, un centre d'art contemporain d'environ 1.500m² deviendra un coeur culturel de La Défense dédié à la création", expliquent l'architecte et le promoteur.

Jacques Ferrier insiste sur une "nouvelle façon de s'ancrer dans l'espace public et d'offrir des espaces ouverts à la collectivité". En l'occurrence, il souligne s'être inspiré tant de l'imposant complexe Midtown à Tokyo que du Rockenfeller center à New York. Emin Izkanderov précise pour sa part que le projet prévoit ces dépenses d'urbanisme et culturelles ; "on ne demande rien à l'EPAD et rien au contribuable", assure-t-il.

Montons dans les étages. "L'accès aux divers niveaux des tours s'effectue par des halls encadrés par de grands escaliers monumentaux. Répartis sur une double hauteur, ils sont desservis par des ascenseurs à cabines double deck. Chaque programme possède son propre hall. Celui de l'hôtel, majestueux et ouvert sur la Seine, se présente au centre des deux tours. Les halls 'bas' donnent accès aux ascenseurs menant aux logements de standing ainsi qu'aux ascenseurs express élevant leurs passagers jusqu'au couronnement des tours".

La mixité n'est ici pas un vain mot puisqu'on pourra dans ce bâtiment "habiter, travailler, se distraire". Surtout habiter puisqu'il s'agit en premier lieu d'une tour de logements (132.000m²) "de classe internationale" qui seront vendus dans une fourchette de 10 à 12.000 euro/m².

Les 30.000m² de bureaux sont accessoires (en raccourci) puisque Emin Izkanderov explique que le "projet pouvait se faire avec les bureaux (en cas de victoire au concours Signal) ou sans", l'équilibre financier étant obtenu quelle que soit l'option retenue. L'hôtel "de type palace" (50.000m²) et conçu dans la barre du H permettra d'offrir aux résidents de nouveaux services (informatique, télévision satellite, room service, Spas, installations sportives...) à des "conditions préférentielles". Les résidents mais aussi le public auront accès aux restaurants panoramiques, spa panoramique (sauna, hammam, piscine) avec fitness, sky bars et lobbies avec jardins suspendus. "C'est une nouvelle façon d'habiter Paris qui est proposée ici", explique Jacques Ferrier. "Hermitage Towers sera un monument partagé".

L'architecte se devait de soigner l'aspect développement durable. C'est dans ce cadre qu'il a conçu une répartition par strate, pas par tour, c'est-à-dire qu'une tour n'est pas destinée aux bureaux et l'autre aux logements. La hauteur des dalles étant uniforme, le bâtiment offre ainsi un "gage de flexibilité".

Un immeuble environnemental

"Pour Hermitage et Jacques Ferrier, le défi lancé par ce projet est celui de conjuguer une mixité d'usages, des espaces panoramiques de standing et une excellente performance environnementale", explique la plaquette de présentation. Dans cette optique, le projet Hermitage Towers vise la certification française HQE® (Haute Qualité Environnementale) et la certification britannique BREEAM Excellent (Building Research Establishment Environmental Assessment Method). Voici leurs principaux arguments.

  • Hermitage développe un projet de 250.000m² Shon sur un terrain de 10.600m² ; or, dans un contexte urbain traditionnel, il faudrait un terrain de plus de 80.000m² pour parvenir à la même surface construite. Avec son partenaire Bouygues Construction, Hermitage entend mettre à profit le gain d'espace "horizontal" en plantant une forêt dédiée à l'ouvrage. Le but étant de générer des crédits "carbone" dédiés à la tour durant son exploitation et d'absorber lors de son édification l'équivalent de 50% d'émissions ;

  • panneaux photovoltaïques intégrés aux façades Sud et Est ;

  • solution mixte de production Chaud et Froid, par raccordements aux réseaux urbains et production propre par pompes à chaleur centralisées. Production de chaud : par récupération d'énergie sur les condenseurs des PAC, appoint par le réseau urbain ;

  • maximisation du transfert d'énergie entre les consommateurs de froid (bureaux, centre commercial) et consommateurs de chaud (logements, hôtel). Le but est de viser 75kWh/m² SHON par an d'énergie primaire ;

  • récupération des eaux pluviales pour les usages tels que: arrosage, nettoyage de façade, appoint tours de refroidissement. Système de réutilisation des EP récupérées pour les chasses d'eau.

Christophe Leray

Fiche technique

PROJET HERMITAGE
Hauteur : 309m
Surface totale : 250.000m²
Logements : 132.000m²
Hôtel : 50.000m²
Bureaux de catégorie A : 31.000m²
Commerces, salle de spectacle de 1.300 places, centre d'art contemporain, patinoire (modulable en podium pour manifestations) : 26.000m²
Services : restaurants panoramiques, spa panoramique (sauna, hammam, piscine) avec fitness, sky bars, lobbies avec jardins suspendus : 11.000m²
1480 places de parkings en sous-sols.
Début des travaux : 2010
Livraison : 2014

Pour La Défense, une nouvelle histoire, avec un grand H, signée Jacques Ferrier
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