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Pôle culturel de Vanves, de Antoine Weygand et Aude Borromée

© Cyberarchi 2020

Implanté dans un secteur résidentiel dense, constitué essentiellement d'habitations, de rues étroites, et de jardins privatifs en coeur d'îlot, le futur pôle culturel de Vanves cherche à s'insérer avec sensibilité dans un paysage urbain populaire dont certains secteurs ont conservé la morphologie et les caractéristiques d'un village. Note d'intention des auteurs.

 
 
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1. Exposé du parti architectural et urbain

Continuité avec la typologie urbaine

Nous avons cherché à dépasser les contraintes des limites parcellaires, de gabarit et du tracé viaire existant, pour donner une nouvelle dimension et plus de qualité à l'espace public, renouveler le paysage en créant une architecture contemporaine de qualité, porter une grande attention aux mitoyens, créer un nouveau signal urbain tout en s'inscrivant dans la continuité et le respect du patrimoine local.

Nous nous sommes appuyés sur les outils classiques (prospects, alignement sur rue, matériaux de l'environnement existant...) pour développer une approche contextuelle tout en affirmant la dimension publique du projet par une certaine dimension théâtrale.

De la nécessité de créer une nouvelle identité visuelle ...

Identifier aisément le nouveau centre culturel : un impératif propre à tout équipement public.
Dans notre proposition architecturale, c'est la façade incurvée sur la rue Solférino et le parvis qui constitueront le nouveau «signal» urbain.

Le nouvel équipement affirme sa dimension publique et la singularité de sa présence dans cette rue résidentielle par la transparence de ses façades et non par des dimensions et une hauteur excessives qui ne correspondraient pas au profil du quartier.

Volumétrie générale

Notre proposition architecturale exprime au travers de sa volumétrie toute l'originalité du programme de ce nouveau centre culturel : deux entités autonomes (le conservatoire et la médiathèque) rassemblées en un même lieu, dans une seule et même construction.

La silhouette de la nouvelle construction se définit par des imbrications, superpositions et la juxtaposition des deux volumes correspondant aux deux entités du programme. Le premier plan créé est à l'échelle des maisons mitoyennes (pour s'inscrire dans la continuité du profil de la rue) et rassemble l'entrée du conservatoire, de la médiathèque et de l'espace d'exposition. Le deuxième plan s'inscrit en retrait des deux niveaux inférieurs de la médiathèque et regroupe l'accès au niveau inférieur du conservatoire, les deux niveaux du conservatoire et le volume du théâtre qui se singularise, apparaissant comme une fenêtre en balcon sur la rue.

Dimension scénique ...

une «fenêtre» de culture qui s'ouvre sur la rue, la ville ... C'est cette dimension évènementielle voire scénique, théâtrale, que nous revendiquons au travers de notre proposition.

Une dimension exprimée dans la façade sur la rue Solférino : façade aux faces multiples, orientées idéalement pour permettre l'installation d'une signalétique visible depuis la rue par les automobilistes et les piétons.
Les façades sont transparentes et rendent lisibles les circulations internes, invitent à entrer et suggèrent aussi que la culture est ouverte à tous.

2. Insertion dans le site

Insertion dans le site

La proposition architecturale s'inscrit dans la continuité du cadre bâti existant :

- en respectant en partie la règle de l'alignement des façades sur rue (façade du conservatoire sur la rue de Solférino à l'échelle du pavillon)
- en suivant la dimension vernaculaire du quartier par la création d'un premier plan bâti à l'échelle des mitoyens (gabarit r+1)
- en redéfinissant intégralement un des cotés de la venelle Villa Lucien, donnant à l'enveloppe de cette ruelle un nouveau visage, contemporain.

- pour signifier par la rupture d'alignement la présence d'une «singularité» urbaine,
- pour mettre en perspective l'entrée,
- pour atténuer le vis-à-vis avec les façades des pavillons situés sur l'autre coté de la rue,
- pour créer une sorte de théâtre sur rue dont les supports de la mise en scène sont le parvis et son enveloppe (la façade aux multiples faces) dont l'aspect et la signalétique évolueront au fil des jours et des ans.

Traitement des façades

Sur la venelle voisine villa Lucien, la façade joue le registre de la continuité avec les habitations qui lui font face, c'est-à-dire, le registre domestique avec un premier plan sur deux niveaux (gabarit correspondant aux mitoyens) et un second niveau en attique (les deux niveaux du conservatoire) et en retrait. Sur les deux premiers niveaux, les ouvertures sont dessinées comme de véritables fenêtres alternées avec des panneaux pleins afin de préserver l'intimité des habitations qui font face au nouveau centre.

Les deux niveaux supérieurs du conservatoire se définissent par un ensemble de pleins en retrait (au premier niveau) ou en saillie (au second niveau) qui correspondent aux espaces introvertis des studios ou des classes de pratique instrumentale. Ces pleins sont alternativement ou régulièrement rythmés de transparences «en faisceau».

La façade sur la rue Solférino, largement vitrée, affirme la dimension publique du bâtiment et la vocation culturelle des lieux, dimension qui implique d'ouvrir la construction sur le quartier, la ville pour inviter à entrer.

3. les espaces intérieurs : Dialogues /jeux visuels et transparence

Les transparences ont été imaginées :
- pour ouvrir les espaces intérieurs et le coeur de parcelle sur le parvis et la rue,
- pour animer la rue Solférino d'un théâtre
- pour préciser et agrémenter les cheminements à chacun des niveaux
- pour souligner les circulations verticales : superposition des deux volumes, double hauteur, mise en scène des deux grands escalier desservant chaque équipement, médiathèque et conservatoire.

La transparence verticale met en relation le conservatoire et la médiathèque, un plancher séparatif vitré apportant la lumière naturelle depuis la verrière en toiture jusqu'au coeur des niveaux inférieurs (rez-de-chaussée et premier étage de la médiathèque).

C'est cette superposition des deux espaces double hauteur des deux équipements, dans un jeu de décalage des trémies multipliant les points de vues, qui donne toute son originalité au projet.

Lire également notre article 'Antoine Weygand : architecte sans compromis sauf, peut-être, pour la moquette' et consulter l'album-photo de son travail en cliquant ici.


Pôle culturel de Vanves, de Antoine Weygand et Aude Borromée
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