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Nous faut-il encore des monuments ?

© Cyberarchi 2020

Quel objectif pour le monument, le vrai? Construire à la gloire d'une idée ? D'une idéologie ? D'une personne ? D'une guerre ? D'une victoire ? Doit-il s'agir d'un monument fédérateur ? D'une représentation de l'Etat ? S'agit-il d'un désir ou d'un besoin, quotidien, de symbolique ? Chronique en images du photographe Jean-Philippe Hugron.

 
 
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Stimuli architectural ou sculptural, chacun passant auprès du monument se remémore (ou est censé le faire) l'événement passé, voire lointain, et réintègre, ne serait-ce qu'un instant, un concept désormais flou pour lui, quand il n'est pas devenu illisible.

Rois, empereurs et autres chefs d'Etat usèrent du monument pour convaincre. Quand Napoléon érige l'arc de triomphe, quand l'Allemagne fraîchement devenue Etat parsème son territoire d'égéries nationales, l'idée, par la pierre, se diffuse.


Les régimes totalitaires abusèrent à leur tour du monument ; partout où l'Histoire est passée, le Régime érige. Le communisme se fit commanditaire de choix et de Kiev à Volgograd en passant par Moscou et Sébastopol, le régime soviétique signe toute place, promontoire, édicule, de sculptures monumentales. Insuffler l'idéal communiste, un communisme vainqueur ou victime, bien entendu, passait par le monument.


L'ouest capitaliste se montre plus mesuré, évite la grandiloquence monumentale. L'état d'esprit vacille, l'art pour l'art est de rigueur. Il ne construit plus pour le message ou l'idéal, marginalement pour le souvenir. Le beau prime et l'emporte sur la fonction ; le sens premier du monument disparaît.


L'an 2000 relance l'idée du monument, le monument du passage... C'est ainsi qu'à Paris surgit sur le champs de Mars, dans une discrétion relative, le dernier des monuments parisiens : Le Mur de la Paix. Très vite dégradé, déjà oublié... Le monument ne fait plus recette. Au delà du Rhin, est inauguré à Berlin le plus grand monument de ce début de siècle. Commémorant la Shoah, ces stèles accumulées en proximité de la Porte de Brandebourg sont l'objet de nombreuses polémiques. Evénement monumental ? Certes. Mais le monument ne satisfait que peu ou prou.


C'est ainsi que, dans une société gagnée par la profusion d'images et de symboles, curieusement le monument disparaît. Relation de cause à effet ? La fin des monuments est-elle amorcée? Nous faut-il encore des monuments ? Faut-il le réinventer, l'adapter à notre époque? Ou se contenter, quand les budgets et les bonnes volontés le permettent, d'entretenir des monuments anciens, fleuris encore à l'occasion de cérémonies, au fil du temps, de plus en plus désuètes ? Jusqu'à ce que, fleuris ils ne soient plus ?

Le monument, consacré aux morts le plus souvent, est-il par essence éphémère ?

Nous faut-il encore des monuments ?
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