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Municipales 2014 : les projets d’urbanisme à Paris

Avenue Foch : Copyright 2017

A moins de 3 semaines du premier tour des élections municipales, Cyberarchi vous propose de revenir sur les propositions les plus médiatisées en matière d’urbanisme à Paris. Si le foncier disponible reste limité dans la capitale, cela n’empêche pas Nathalie Kosciuzko Morizet (UMP) ou Anne Hidalgo (PS) de mettre en avant leur vision de l’avenir urbain de la Capitale. Tour d’horizon.

 
 
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Le boulevard périphérique et les portes de Paris

A l'heure du Grand Paris, le Boulevard Périphérique représente une frontière infranchissable entre Paris et sa proche banlieue, qu'il s'agit au minimum d'atténuer, voir d'effacer complètement.

Ainsi, Nathalie Kosciuzko-Morizet souhaite la couverture totale et systématique du périphérique d'ici à 50 ans, en s'engageant immédiatement sur 7 sections totalisant 1,4 km. Un investissement plutôt conséquent et à très long terme, complété plus rapidement par le réaménagement de cinq portes du boulevard périphérique en autant de « places du Grand Paris », nouveaux lieux d'urbanité entre Paris et les communes voisines.

De son coté, Anne Hidalgo pourrait sembler plus modeste sur le sujet. Elle envisage ainsi le réaménagement des portes de Pantin et de la Villette, complété par la création d'un « arc de l'innovation » accueillant commerces, équipements, entreprises et logements le long du périphérique, de la porte de Versailles jusqu'à Clichy-Batignolles, en passant par les portes de Vincennes et de Clignancourt.

 

La Petite Ceinture

La Petite Ceinture, friche ferroviaire abandonnée depuis 1993, est un des sites porteurs de projet facilement identifié par la plupart des candidats. Parc linéaire, promenade urbaine, boucle cyclable, ligne de transports en commun en site propre (TCSP), les grand projets unitaires ne manque pas le long des 32 kilomètres de l'ancienne voie ferrée, malgré des contraintes d'accessibilité, de protection du patrimoine ou d'environnement importantes. Au final, difficile pour les candidats de ne pas se rabattre sur un aménagement par morceaux, plus adaptés à des enjeux de quartiers mais nettement moins porteurs dans le cadre de la campagne électorale à l'échelle de la ville.

 

Les stations fantômes du métro

En quête de nouveaux espaces à conquérir à Paris, NKM à présenté en février dernier une proposition d'aménagement iconoclaste pour 14 stations « fantômes » - comprendre désaffectées - du métro parisien. Restaurant, boite de nuit, théâtre ou piscine, les choix d'aménagement définitif devraient être faits en impliquant autant que possible la population. Néanmoins, pour plaisante que l'idée soit, elle se heurte rapidement à la réalité : entre normes ERP difficiles à mettre en œuvre en souterrain et contrainte d'exploitation de la RATP, les opportunités ne sont peut-être pas aussi nombreuses qu'annoncées et l'impact de ces projets sur la vie quotidienne des parisiens plus que limité… Mais cela n'a pas empêché NKM de jouer une partition underground, voir hype, qu'on ne lui connaissait pas forcément.

 

L'avenue Foch

En s'intéressant au projet de réaménagement de l'avenue Foch présenté par Hamonic+Masson, Anne Hidalgo ne s'y est pas trompée en terme de communication. En effet, ce projet, certes polémique, synthétise la plupart des aspects de sa vision en matière de politique de la ville. Construction de logements neufs, réduction de la place de l'automobile en ville, mise en avant de la mixité sociale, renouvellement de la ville sur elle-même ou prise en compte des problématiques liées à l'environnement sont autant d'enjeux ayant alimentés l'utopie des architectes, et qui ont chacun leur place dans le programme de la candidate. Et la polémique qui en a découlée n'est pas vraiment chère payée pour un symbole très médiatique, qui n'a concrètement pas vocation à voir le jour : il n'est même pas repris dans son programme en tant que tel…

 

La Seine

Déjà fortement investie par Bertrand Delanoë, la Seine constitue un axe majeur de Paris. Jusqu'à présent exclusivement dédiées à la circulation automobile, la reconquête des berges au profit des piétons et des modes doux est d'ors et déjà lancée, à l'image de ce qui s'est déjà fait dans certaines grandes villes de France ou de l'étranger.Mais certains candidats proposent d'aller encore plus loin, comme Christophe Najdovski (EELV), qui veut mettre en place une ligne de tramway longeant le fleuve sur sa rive droite, de Maison Alfort à Pont de Saint-Cloud, le tout étant associé à un vaste parc linéaire sur les quais bas. Néanmoins, si le projet séduit par son apparente complémentarité aux lignes entourant Paris et l'évidence de son tracé le long de la Seine, il reste à le valider aussi bien économiquement qu'en termes de fréquentation et d'adéquation de l'offre à la demande.

 

Piétonisation

La piétonisation a le vent en poupe, NKM proposant celle de certains quartiers centraux ou touristiques de Paris, tandis que sa rivale Anne Hidalgo souhaite continuer le réaménagement des grandes places de la Capitale en y réduisant fortement la place de la voiture. Si les deux candidates veulent rendre chacune à leur manière la ville aux piétons, personne n'a encore évoqué la possibilité d'un péage urbain, à l'image de ce qui se fait dans d'autres capitales européennes. Signe que les parisiens et leurs élus ne sont peut-être pas encore prêts à tout accepter…

 

Par Patrick Guyennon

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