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Mobilisation autour de l’immeuble de la BPO d’Odile Decq

© Cyberarchi 2017

L’immeuble de la Banque Populaire de l’Ouest de Montgermont, icône de l’architecture contemporaine dans la périphérie de Rennes signé Odile Decq, est à ce jour sérieusement menacé par un permis de démolir. L’architecte a décidé de monter au créneau et lance une pétition internationale qui vient d’être adressée à François Hollande et à la ministre de la Culture Fleur Pellerin.

 
 
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La Banque populaire de l'Ouest occupait auparavant l’immeuble signé en 1990 par les architectes Odile Decq et Benoît Cornette - décédé en 1998. Les salariés occupent désormais un bâtiment HQE (haute qualité environnementale) à Rennes de 15 300 m2, dont 13 200 m2 de bureaux, dessiné par l'architecte rennais, Jean-François Golhen, pour le groupe Lamotte.

 

Le groupe Lamotte est aussi le porteur du nouveau projet immobilier à la place du bâtiment de Montgermont, qu’il ne souhaite pas  conserver. Un scandale pour l’architecte Odile Decq, bien décidée à sauvegarder cette œuvre emblématique de l’architecture des années 90.

 

Bâtiment techniquement exceptionnel pour les expérimentations qu’il met en œuvre, la BPO est représentative du courant « high tech » au même titre que la tour HSBC à Hong Kong ou le siège des Lloyd´s à Londres explique la pétition contre sa démolition lancée par l’architecte.

 

Ce n’est pas la seule spécificité de La BPO qui marque une étape décisive dans l'évolution de l'architecture tertiaire. « Au delà des innovations techniques, le bâtiment se montre alors soucieux des problématiques environnementales comme des questions de confort et de qualité du lieu de travail. L'ascenseur totalement panoramique, premier dans son genre, concourt à la performance de l'époque » explique la pétition.

 

Benoît Caron, secrétaire général de la banque, interrogé dans les colonnes de Ouest-France indique que « ce bâtiment est une œuvre, peut-être, mais il est obsolète et nos collaborateurs y ont vécu dans des conditions difficiles ». Selon lui, la destruction est la seule solution : « Nous avons lancé un appel à projets sur le devenir du site et toutes les réponses arrivaient à la même conclusion : la destruction totale des bâtiments, préalable à tout nouvel aménagement ».

 

Odile Decq réclame le classement des lieux en tant que monument historique ou une déclaration « Patrimoine du XXe siècle » qui permettrait de protéger le bâtiment  d’une démolition programmée. Un appel au plus haut sommet de l’État est lancé.

 

B.P

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