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Mais que se passe-t-il à l’ESA ?

Fotolia : Copyright 2019

Cela dure depuis le 13 avril 2015, un simple mécontentement ? Le terme est réducteur, plutôt une grande colère suivie d’un cri d’alarme de la part des étudiants de l’école spéciale d’architecture (ESA) de Paris dont le nombre est en constante baisse depuis plus d’un an. L’une de leur exigence reste la démission de la direction. Une saga qui fait vibrer le landernau de l’architecture.

 
 
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Tandis que le site internet de l’école déroule comme à son habitude les dernières conférences et parle des expositions qui viennent de s’achever, la colère monte au 254, boulevard Raspail. En effet, les élèves en fureur occupent depuis une semaine la cour de l’école où l’enseignement continue. Etudiants, professeurs et personnels administratifs restent en grève mais jusqu’à quand ?

L’architecture séduit-elle encore ?

Le déclencheur, semble-t-il, est le non-renouvellement des contrats de nombreux professeurs internationaux. Est-ce bien suffisant pour entamer une grève aussi farouche ? La réponse est probablement ailleurs. Il faut remonter le fil pour mieux en comprendre l’histoire.

L’école spéciale d’architecture, fondée en 1865 sous le nom de l’école centrale d’architecture est à ce jour, l’unique école d’architecture privée en France reconnue d’utilité publique. Ayant pour but la création d’un établissement qui se détache par son enseignement et propose une étude alternative de l’architecture, l’ESA s’est depuis constituée sous forme d’association loi 1901.

Au fil des ans, l’institution qui va fêter ses 150 ans cette année, a connu maintes difficultés mais cette fois-ci le problème semble plus conséquent. Le licenciement économique de neuf membres de l’administration dont cinq cadres accroît le malaise qui couve déjà depuis que le contrat de plusieurs professeurs internationaux n’a pas été renouvelé.

Une page se tourne 

« Les échanges internationaux, indispensables à notre profession, sont en baisse depuis un an » note l’un des étudiants alors qu’un professeur évoque un « désordre général ». Pendant ce temps, la direction justifie les licenciements d’une part par une importante baisse budgétaire et d’autre part par la diminution du nombre de nouveaux inscrits. Une situation qui pèse très fort et menace sérieusement l’avenir de l’école.

En attendant, les élèves ne décolèrent pas et demandent, via leurs représentants, non seulement la démission de la direction mais la réinsertion des nouveaux licenciés. Parmi le millier d’élève inscrit à l’école, cinq-cents soixante personnes ont signé une pétition allant dans ce sens.

L’école spéciale d’architecture qui a jusque là eu des professeurs de renom ainsi que d’illustres anciens élèves, est en train de vivre une nouvelle ère qui sera probablement écrite par ses étudiants.

Sipane Hoh

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