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Livraison du nouvel hôpital du Bailleul, dans la Sarthe (72)

© Cyberarchi 2019

Depuis plusieurs années, l'agence Jean-Philippe Pargade s'implique particulièrement dans le 'défi' hospitalier : parfaite intégration sur le site, organisation spatiale optimisée, efficacité immédiate, flexibilité étendue, sécurité garantie et par-dessus tout une grande attention sensible... L'hôpital du Bailleul est un manifeste de cette ambition en faveur de la Santé.

 
 
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Un hôpital paysage

Directement accessible, à égale distance des villes de Sablé-sur-Sarthe et de la Flèche, le nouvel hôpital du Bailleul s'implante sur un site de bocage et de cultures agricoles traditionnelles. Il est directement et rapidement accessible grâce à la proximité de l'autoroute A11 et du RD 306.

Au sommet d'un léger vallon, il agit comme un objet sculptural dont la pureté géométrique, la volumétrie simple, la matière et la brillance, le désignent comme un signal horizontal fort, en parfaite harmonie avec l'environnement naturel préservé dont il révèle les caractéristiques : modelé du sol, bosquet d'arbres, bâtiments de ferme.

Il s'adapte à la pente du terrain et se développe en terrasses successives. Le paysage pénètre le bâtiment de part en part par d'habiles cadrages. La prairie vient affleurer la façade dont tous les aspects techniques ont été gommés. Les accès sont proches de parkings plantés d'arbres et de buissons. Le site, isolé, se devait de proposer au public comme au personnel des cheminements variés, agréables et des vues privilégiées sur les espaces verts. La création de cet équipement public majeur bénéficie d'une mise en valeur réciproque du bâtiment et du site, en évitant une image banalisée d'entrée de ville.

Un hôpital horizontal, une innovation performante

Une structure d'un grand développement au sol supprime le sentiment d'être coupé du monde. Et les patients ont, depuis leur étage, une perspective d'ensemble sur la 'ville en miniature' qui les entoure. La parcelle du terrain de l'hôpital est organisée en plusieurs secteurs indépendants afin d'optimiser la répartition des différents flux. Les activités externes et les services, situés dès l'arrivée du public, évitent soigneusement les secteurs de soins supprimant ainsi l'inquiétude d'un séjour à l'hôpital. Il affirme sa vocation de lieu de communication et d'échanges. Un soin particulier a été porté au traitement des espaces publics et à la convivialité de l'accueil, à leur diversité ainsi qu'à la multiplicité des ouvertures sur le paysage.

Une façade sensible

Une vêture de panneaux en verre sérigraphié, agrafés sur un mur de béton peint en vert afin d'en accentuer la profondeur, lui confère - par la brillance et le jeu de reflets - un aspect lisse et précieux, presque immatériel. De loin, le subtil motif de stries en rubans verticaux de la sérigraphie disparaît comme les pixels invisibles d'un écran. La façade devient un immense miroir récepteur qui s'anime d'une pulsation vivante au gré des variations météorologiques, de la course des nuages et du soleil, selon les multiples états de la lumière.

Les éléments choisis permettent de composer librement les pleins et les vides et l'équilibre entre horizontalité et verticalité crée un sentiment de grande sérénité. Les châssis, ouvrants à la française, se décrochent de la peau de verre comme des bow-windows équipés à l'extérieur de 'jalousies' en lames d'aluminium fixées sur un cadre métallique inox. Gérables par le patient, ils lui offrent une luminosité modulable, un grand confort thermique et un bien-être psychologique. Les fenêtres obéissent à un rythme irrégulier et syncopé, toute hauteur, elles permettent au malade, allongé, d'avoir la vue sur un paysage apaisant. En partie basse, les cadres des fenêtres sont ajustés au plus près des panneaux de verre, en partie haute au contraire, ils s'en éloignent pour jouer une fugue d'ombres et de lumière.

La couleur : voir différemment la réalité est déjà une thérapie qui dédramatise le quotidien de la maladie

Les couleurs ont toujours fait l'objet d'une réflexion dans la construction des hôpitaux et leur effet peut être déterminant. Gary Glaser, architecte américain, plasticien et coloriste, a reçu ici la mission de recomposer l'architecture par la juxtaposition de couleurs chaudes, froides, acides ou 'sucrés', avec délicatesse et légèreté. Il attrape les transparences, provoque les mimétismes.

La mise en couleur souligne l'élément fondamental du bâtiment, le patio et crée une dynamique intérieur / extérieur. L'alternance de trois couleurs monochromes (rose, blanc, jaune) rythme l'organisation spatiale de l'ensemble, dévoile des volumes. On va de surprises en découvertes, d'autres patios 'fuchsia' et 'citron' intercalés de blancs jouent comme une signalétique, ménageant un parcours de lieux successifs identifiés par la couleur.

Le bleu-vert de la façade pénètre dans l'entrée à travers l'épaisseur du verre et se retrouve jusque dans la rue publique du premier étage. A l'intérieur, le pêche agit comme le liant des autres pigments, sa chaleur et sa douceur atténuent l'acidité des roses et des jaunes et fait chanter le vert. Dans les espaces individuels, toutes les couleurs se marient et deviennent complémentaires en un kaléidoscope subtil et cubiste. Elles magnifient les volumes, donnent de la profondeur aux chambres, élèvent les plafonds, conduisent le regard vers le paysage, et répondent harmonieusement aux couloirs et aux sols colorés, en une symphonie tonale apaisante et sereine.

Lire également notre article 'Le nouvel hôpital au Bailleul (Sarthe) signé Jean-Philippe Pargade' (publié en mars 2006).

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