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Les "jardins du monde en mouvement" présentent leurs lauréats

© Cyberarchi 2017

 

La Cité Internationale universitaire de Paris avait lancé en février 2017 les « jardins du monde », un ambitieux concours qui invitait les architectes, urbanistes et paysagistes à concevoir des créations éphémères mettant en valeur le thème de la nature en ville. Sur les 33 projets envoyés, les 5 lauréats ont été sélectionnés. Présentation.

 

 

 
 
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Connue pour son patrimoine mondial exceptionnel, la splendide Cité Internationale universitaire de Paris, soutenue par la Caisse de dépôts, avait décidé de lancer « Jardins du monde en mouvement », un concours s’adressant aux jeunes architectes, urbanistes et paysagistes dont l’expérience professionnelle n’excédait pas dix ans. A la clé : une belle récompense 8000 euros et la possibilité de construire leurs œuvres Cité Internationale universitaire de Paris. Elles y resteront pendant 6 mois.

Les cinq créations se devaient de respecter 3 conditions :

-       dialoguer avec les architectures de la Cité en s’intégrant harmonieusement dans les jardins

-       proposer une identité forte en lien avec l’influence stylistique de la maison

-        comporter une dimension du développement durable : matériaux biosourcés, récupération des eaux pluviales, niches écologiques, partage des ressources, comportements écoresponsables, etc

 

Les créations récompensées

 

« Cortège sifflant » de Cédric Rivière, paysagiste DPLG, qui sera exposée devant la maison de la Tunisie. Pour construire son jardin de 20m2, il s’est inspiré des paysages désertiques d’Afrique du Nord et des nomades qui les habitent. Les racines et plantes sont choisies pour leur apport acoustique. Tout comme les nomades qui vivent dans le désert, elles communiquent avec des sifflements, craquements et cliquetis, faisant de l’œuvre ce « cortège sifflant », dont le socle bleu azur rappelle son identité tunisienne et méditerranéenne.

« Poésie d’un parasite » de Manon Sendecki, diplômée de l’ENSA (école nationale supérieure d’architecture de Nantes), qui sera exposé devant la maison des provinces de France. Cette œuvre se compose de boutons droits aux pétales blancs, et d’un calque de même couleur d’où tombent une multitude de flocons. Entièrement faits de plastiques, ces derniers symbolisent la nuisance de ces matériaux et les dégâts qu’il entraîne sur l’environnement partout dans le monde.  La nuit, le plastique devient bleu, symbolisant un monde entièrement recouvert de plastique, matériaux parasite porteur du message de cette œuvre.

 « Archéologie du végétal » de Lucie Bulot, architecte d’ingénieur, et Emeleine Brossard, paysagiste DPLG et urbaniste, qui sera exposée devant la fondation hellénique.  Cette dernière a voulu rendre hommage aux architectures de la Grèce antique. L’œuvre est constituée d’une colonnade de blocs de terre évoquant des prélèvements d’un site de fouille, rythmée par les vides ainsi créés. Ce dispositif fragmenté dévoile les étapes consécutives de la création des sols, révélant les éléments indispensables au développement de la vie, à l’image d’une frise chronologique, évoquant les cycles infinis de création et de destruction de la nature.

« Mille et une paroles », de Johanna Bonella et Abel Flosi, paysagistes DPLG, qui sera exposée devant le centre de valorisation du patrimoine de la cité internationale. La structure, tressée en osier et végétalisée s’inspire dans sa forme de la corne d’abondance. Elle incarne l’idée d’un portail de communication entre le parvis de la Fondation à Paris et la pensée du philosophe, écrivain, médecin et scientifique médiéval persan, Avicenne, dont les écrits parsèment la surface de la corne ondulante, qui forme une arche à son extrémité. Un lien entre la France et la Perse, entre les hommes et la nature, la corne contrastant violement avec le sol blanc sur lequel elle est construite.

« La ligne rouge, un jardin sans frontière », de pépins productions et les jardiniers à vélos, une pépinière de quartier composée de jeunes jardiniers. Elle sera exposée devant la maison du Mexique. Inspirée des cultures mexicaines et américaine, cette œuvre composée d’espèces d’amérique du nord se veut une représentante des liens d’amitiés entre ces deux pays voisins. La ligne rouge, symbolisée par un mur de tiges métalliques érigées de plusieurs mètres de haut, évoque une frontière physique entre ces deux pays, mais, toute en courbe, la frontière devient imaginaire, englobe des objets culturels et crée une zone d’échange plus qu’elle ne divise, cherchant à réunir les gens, qu’ils soient d’un côté ou de l’autre de la ligne rouge…


Une visite des jardins où seront installées les œuvres aura lieu le samedi 17 juin de 15hà 17h, en compagnie de leurs créateurs, suivie de l’inauguration de l’exposition, en présente d’Edith Lalliard, directrice du Mécénat de la Caisse des dépôts. Les œuvres seront accessibles au public jusqu’au 1er octobre 2017.

 

François Tassain

crédits photos : © ciup

 

Lauréats Jardins du Monde
« Mille et une paroles », de Johanna Bonella et Abel Flosi
« La ligne rouge , un jardin sans frontière », de pépins productions et les jardiniers à vélos
« Cortège sifflant » de Cédric Rivière
 « Archéologie du végétal » de Lucie Bulot
« Poésie d’un parasite » de Manon Sendecki
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