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Le site du Pont du Gard : un aménagement réussi, en toute discrétion

© Cyberarchi 2018

Repris par un EPCC en 2003, la gestion du monument antique le plus visité de France semble réussie. Au-delà du succès économique, l'aménagement du site même témoigne qu'il est possible d'allier architecture, patrimoine, tourisme et développement économique. Retour sur une success-story.

 
 
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A en croire les responsables de la communication du site du Pont du Gard, l'opération de réaménagement qui s'est tenue tout autour du monument antique entre 1996 et 2000 est un véritable succès. «La chambre de commerce et d'industrie de Nîmes a mené à bien l'opération, après des années de haute fréquentation touristique dans l'anarchie la plus totale : parking sauvage, absence d'accueil et d'entretien», assure le dossier de presse de l'Etablissement Public de Coopération Culturel qui a depuis 2003 repris les affaires en main. Après tout, rien n'est trop beau pour le monument antique le plus visité de France, qui accueille près d'un million de visiteur par an.

La réponse architecturale apportée par Jean-Paul Viguier, architecte titulaire du chantier sur concours, ne s'est pas écartée de ce cahier des charges. S'il reconnaît que l'écriture de sa réalisation est résolument contemporaine, elle est avant tout «silencieuse». L'architecte ne souhaitait pas créer de la confusion entre le pont datant de l'Empire romain et des installations dernier cri. En effet les deux bâtiments édifiés sur les deux rives, l'un de 1.400 m² et l'autre de 10.000 m², sont discrets, presque cachés par la nature environnante.

Rive droite, le premier bâtiment épouse les formes d'une ancienne carrière. A proximité l'Hôtel du Gard, plus que centenaire, a été rénové par l'architecte Hervé le Stumm et retrouve ainsi «son cachet original». Rive gauche, le second bâtiment est quant à lui enfoui aux deux tiers et n'émerge du sol qu'à une hauteur de quatre mètres. Il est complété par un parvis extérieur de 2.500 m² protégé par des toiles blanches.

Concernant les accès au public, les parkings voitures se situent en amont de chaque édifice et sont cachés par des anciennes vignes structurés de pierres sèches, rive gauche, et par une végétation haute en bord de rivière, rive droite. Enfin, l'ancienne route départementale CD981 a été requalifiée en rue piétonne, structurant le site et servant de lien entre les différents espaces et le pont, et complétée par du mobilier extérieur. Ce dernier a été conçu par le designer belge Maarten Van Severen.

Bref, rien ne semble avoir été laissé au hasard pour résoudre l'équation accueil public plus protection de l'environnement. Et de permettre cependant à l'ensemble du site d'évoluer. Outre l'aqueduc du pont, objet principal à visiter, les 7 km de sentier et le massif forestier de 60 hectares, le site propose entre autres un musée sur la civilisation romaine, un espace ludique pour les enfants, une médiathèque, un espace cinéma... Sans compter les nombreuses animations et manifestations annuelles ou ponctuelles. Et depuis le printemps 2003, le site accueille un nouvel espace de visite en plein air : 'Mémoires de Garrigue', consacré à l'histoire de la nature et de l'économie agraire des garrigues nîmoise. Un parcours muséographique de plus d'un kilomètre, dont le trajet est laissé à la discrétion du touriste.

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