• Accueil
  •  > 
  • Le Quartier de Seine d'Asnières prend vie
Rejoignez Cyberarchi : 

Le Quartier de Seine d'Asnières prend vie

© Cyberarchi 2020

Lancé début 2003, le vaste projet de rénovation urbaine du quartier de Seine d'Asnières initié par la ville d'Asnières-sur-Seine est sur le point de s'achever. Pensé et mis en oeuvre par les deux architectes urbanistes Jean-Jacques Ory et Christian Marina, le nouveau quartier est né sur les anciennes friches industrielles du groupe Unilever.

 
 
A+
 
a-
 

Depuis l'été 2009, les bords de Seine d'Asnières ont accueilli les premiers habitants, 73 000 m2 de bureaux, 1500 m2 de commerces de proximité, deux écoles, une crèche, un gymnase et un parc de 7000 m2. Terminé à 90%, le projet devrait permettre à terme de rassembler 2200 habitants, soit 800 logements dont 25% de logements sociaux, auxquels s'ajoutent les salariés des entreprises déjà présentes sur le site, comme L'Oréal ou Procter & Gamble. La boucle sera bouclée dans quelques mois avec la finalisation des logements d'étudiants (230 chambres) et de l'immeuble de bureaux situé sur le côté de la gare RER C. « L'enjeu était de taille pour la Ville d'Asnières », souligne Christian Marina. L'objectif consistait à intégrer dans la ville un quartier excentré et autrefois dédié à l'industrie.

Coincé entre les quais de la Seine et le boulevard des Grésillons, il fallait ramener ce lieu à la vie. « Notre parti pris a été de jouer la mixité, jusque dans le choix d'une multitude d'architectes. Jean-Jacques Ory et moi-même avons dessiné chacun un immeuble, et après concours, nous avons confié les réalisations aux agences suivantes : Ropa, Arte Charpentier, Soucheyre, Boissesson Dumas, Vilmorin, Lelieur et Vigneron ». Chaque cabinet avec son approche spécifique a donné une libre interprétation à son architecture, tout en respectant une unité par le choix des matériaux et des soubassements. Quant aux liaisons, elles sont le fruit du travail réalisé sur les espaces verts qui couvrent plus de 10 000 m2 sur les 150 000 que compte le quartier dans son intégralité.

Créer du lien par les espaces verts

Soucieux de donner naissance à un environnement à la fois vivant et actif, l'aménageur a choisi sur concours le paysagiste Franck Neau pour créer l'ensemble de l'environnement paysager. Ainsi tous les appartements du quartier se situent à proximité du parc public, du Mail ou du Jardin des Berges. Ces espaces verts utilisés comme de véritables liaisons fédèrent les avenues et les rues résidentielles, où sont privilégiés les modes de circulation à pied, à vélo ou en roller. Une large place est aussi accordée aux parkings souterrains afin de limiter la place de la voiture en surface et supprimer les soucis de stationnement des résidents.

« La vie d'un quartier passe obligatoirement par les liaisons qui y ont été créées », poursuit Christian Marina. « Les espaces verts ont leur part à jouer dans cet enjeu devenu primordial aujourd'hui. Quelle ville voulons-nous créer ? A quelle utopie sociale voulons-nous nous rattacher ? En tant qu'architecte, nous ne pouvons pas occulter ces questions. Depuis le début du XXème siècle, nous vivons une époque de mutation qui arrive aujourd'hui à un tournant. L'urbaniste et l'architecte doivent savoir s'adapter aux nouvelles contraintes démographiques, et sortir des modèles figés et intemporels pour laisser la pleine possibilité aux villes de se transformer et ainsi anticiper sur les besoins de leur territoire ».

Agnès Delcourt

Le Quartier de Seine d'Asnières prend vie
Mot clefs
Catégories
Article précédent  
Article suivant  
< Une  
CYBER