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Le parcours tenace de Laure Saunier

Amélie Busin : Copyright 2017

Quand Rudy Ricciotti écrivait « L’architecture est un sport de combat », certains architectes trouvaient l’expression inadaptée voire carrément exagérée. Laure Saunier qui dirige l’agence LS Architectures ne fait pas partie de ces derniers, son parcours atypique jusqu’à nos jours le prouve et le confirme.

 
 
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A peine sortie de l’Ecole d’architecture de Montpellier, Laure travaille avec des grandes pointures de l’architecture. De Rudy Ricciotti à Manuelle Gautrand en passant par les Ateliers Lion Associés ou Moatti-Rivière, l’architecte fraîchement diplômée prend tout de suite de grandes responsabilités.

 

Départ en fanfare

 

Etre chef de projet pour des conceptions comme la grande Halle aux images en Arles (Moatti-Rivière), le Théâtre Le Palace à Béthune (Manuelle Gautrand) ou bien le palais des fêtes à Saint Louis (Manuelle Gautrand) n’est pas une mince affaire. Des constructions ardues que Laure a suivi avec tact et des défis qu’elle a relevé avec brio. 


Après avoir travaillé pour plusieurs architectes, Laure décide de voler de ses propres ailes et d’ouvrir son agence d’architecture avec deux antennes l’une à Béziers d’où elle est originaire et l’autre à Paris où elle a travaillé pendant des années. Et là commence le parcours du combattant. L’architecte qui malgré tout avait l’habitude d’affronter dans ses projets les situations les plus difficiles, se trouve devant les embûches de la création d’agence comme chaque jeune architecte qui se lance dans l’aventure. Sauf qu’entre-temps, la crise est passée par là, les clients sont de plus en plus frileux et la commande publique toujours aussi opaque.

 

Sans parler des référencements d’une agence devenus cruciaux dans l’attribution des marchés publics qui ne sont confiés que si un programme similaire a déjà été effectué par cette agence. Un cercle vicieux qui entrave encore plus la tâche des jeunes architectes.

 

Savoir trouver sa place

 

Malgré toutes ces difficultés et après avoir conçu quelques projets de plus petite échelle, dont l’aménagement d’un appartement parisien qui a été publié dans différentes langues et dans plusieurs pays, en 2013, Laure a décroché son premier projet public. Ce dernier a été livré en Juillet 2015.

 

Il s’agit de deux ateliers municipaux et d’un quai de déchargement pour la ville de Valras Plage un chantier qui a commencé en février 2014 et a duré huit mois où l’architecte a conçu un édifice métallique qui réinterprète la vision classique du bâtiment industriel. L’objectif étant l’installation d’une barrière visuelle entre l’activité du centre technique et les habitations avoisinantes, la native du sud manipule les deux volumes, les habille de sorte qu’ils puissent faire face aux embruns et  leur accole un quai de déchargement. Un projet fonctionnel qui profite du lieu et procure le plus grand confort à ses utilisateurs.

 

Aujourd’hui elle commence un chantier de dix logements sociaux à Valras Plage également.

 

Fidèle à elle-même et convaincue que l’architecture est un sport de combat, dynamique et déterminée, Laure Saunier continue à braver avec audace les diverses vagues qui touchent la profession. De nombreux architectes se reconnaîtront dans ce portrait !

 

Sipane Hoh

 

La photo du portrait : © Amélie Busin

Les autres photos : © LS Architectures

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