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Le musée sous les dunes

Ronald Tilleman : Copyright 2020

L’été dernier, après une rénovation de huit mois, aux Pays-Bas, le Biesbosch Museum a ouvert au public. Complètement transformé, avec une nouvelle aile donnant directement sur les environs en plus d’un restaurant et d’un espace d’exposition temporaire, l’édifice atypique conçu par le Studio Marco Vermeulen est devenu depuis une référence dans la région.

 
 
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Pour la plupart des visiteurs, le musée du Biesbosch est le point de départ pour explorer le parc national éponyme, l’un des plus grands parcs nationaux des Pays-Bas. Cependant, le musée, devenu désuet, ne correspondait plus d’une part aux flux des touristes et d’autre part aux diverses révisions des normes de la construction. Il était donc urgent d’intervenir pour sauver l’ensemble des œuvres ainsi que le lieu qui les abrite.

 

Discret et bien isolé

 

Pour éviter tout gaspillage que ce soit concernant les matériaux ou l’énergie, la structure des pavillons d’origine a été conservée, et une nouvelle partie de 1000 m² a été ajoutée sur le côté sud-ouest du bâtiment. Cette dernière s’ouvre sur le jardin du musée. L'extension héberge un restaurant bio qui offre une vue sur l'eau et les  paysages adjacents.

 

Le bâtiment abrite aussi l'exposition permanente, une bibliothèque, un théâtre, un hall d'entrée avec une réception et la boutique du musée où les visiteurs peuvent obtenir des renseignements touristiques sur le Parc National de Biesbosch et acheter les billets pour le musée ainsi que les bateaux électriques.

 

Des travaux de terrassement ont été nécessaires pour entourer les différentes sections du musée. L’ensemble a été recouvert d’un toit végétalisé qui tout en conférant un ton écologique, donne le sentiment d’une création sculpturale qui se fond avec le paysage environnant. Nous pouvons trouver sur le toit, un sentier sauvage et un poste de guet.

 

La nouvelle exposition permanente offre un riche aperçu de l'histoire du parc national qui est affichée dans les sept pavillons du musée depuis l’époque de l’inondation de 1421 (connue sous le nom de l’inondation de la Sainte Elisabeth) jusqu’à nos jours où le lieu est devenu un espace de loisirs. Des études, des documents, des photographies originales ainsi que d’autres outils multimédia qui racontent l’épopée du lieu, sont disponibles stimulant les sens des visiteurs.

 

L’art d’être vraiment durable

 

Tout a été conçu pour minimiser la consommation énergétique. Tandis que les façades sont en verre isolant les travaux de terrassement sur le côté nord-ouest et le toit végétalisé assurent une isolation supplémentaire complétée par un poêle à biomasse utilisé par temps froid. Le bâtiment garde une température constante grâce à un chauffage au sol. Durant les journées chaudes, l'eau de la rivière coule à travers la même tuyauterie du chauffage pour refroidir l’ensemble.

 

Les eaux usées domestiques sont purifiées à travers (Willow Filtre) un filtre de saule  une première aux Pays-Bas. Les saules absorbent l'eau des toilettes et les substances organiques comme l’azote et le phosphate et les utilisent pour croître. L'eau ainsi purifiée est lagunée dans la zone de terres humides voisines. Une fois que les saules sont sciés et séchés, le bois peut être utilisé comme combustible ou à d'autres fins.

 

Le musée utilise de nombreuses ressources disponibles dans la région, non seulement pour son approvisionnement en énergie et pour le traitement de l'eau, mais aussi pour les menus du restaurant. En plus, le musée peut compter sur l'engagement de dizaines de bénévoles, dont beaucoup ont travaillé dans les marais par le passé.

 

La partie extérieure qui couvre une grande zone de l’île est sillonnée de parcours ludiques où petits et grands s’aventurent selon les saisons et la montée des eaux pour assister à d’enrichissantes expériences à la fois scientifiques et pédagogiques.

 

Les architectes du Studio Marco Vermeulen ont entrepris un travail recherché, tout en finesse qui enracine d’avantage le musée dans son entourage. Un ouvrage de maître où sobriété rime avec simplicité.

 

Sipane Hoh

 

Les photos : ©Ronald Tilleman    

Le musée sous les dunes
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