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Le musée de l'Orangerie au pied du mur

© Cyberarchi 2019

Découverte au mois d'août, une muraille datant du XVe siècle a stoppé les travaux d'extension du musée de l'Orangerie à Paris. Un éventuel maintien bouleverserait la suite du chantier selon les responsables du projet.

 
 
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Depuis plus de trois mois, les travaux du musée national de l'Orangerie de Paris buttent sur un obstacle inattendu. En effet une enceinte bastionnée, mise à jour au mois d'août, traverse les extensions en cours de construction sur une ligne diagonale de 59 mètres de longueur, 2,80 mètres de largeur et 7 mètres de hauteur, dont 2 mètres dépassent le fond des fouilles. Conséquence de cette contrainte archéologique : la poursuite du chantier est suspendue jusqu'à nouvel ordre.

Selon la commission de dix experts, mise en place par le ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon à la fin du mois de novembre, il s'agit d'une fortification construite sous le règne de Louis XIII et non de Charles IX, comme il a été indiqué au moment de la découverte. L'enceinte, serait l'oeuvre de l'architecte Pidoux, en 1632. Un siècle plus tard, son confrère Jacques Ange Gabriel, créateur de la place de la Concorde, y a intégré la muraille, pour former la base de son mur, bordant les Tuileries à l'est de l'ancienne Place Louis XV.

Cette découverte pourrait remettre en cause les plans initiaux d'extension de l'Orangerie, destinés à mieux réaménager les différentes collections présentes, notamment les fameuses Nymphéas de Manet.

Fin novembre Francine Mariani-Ducray, directrice des Musées de France (ministère de la Culture) prévenait qu'il faudrait «revoir profondément le projet», en cas de maintien. Au même moment, Jean Claude Dumont, président de l'Etablissement public de Maîtrise d'Ouvrage des travaux Culturels (EMOC), responsable du chantier mettait en avant «un dérapage d'au moins deux ans dans les délais. Ce décalage serait d'environ neuf mois si l'on rasait le mur. En imaginant qu'on le conserve, il faudrait le démonter (...), puis le remonter ensuite. Dans le premier cas, le coût est important. Il l'est encore plus dans le second cas», précise-il. Bref, Le budget initial de 25 millions d'euros ne sera pas suffisant.

La commission d'expert a noté ces objections avant de poursuivre son étude. Elle devrait rendre son rapport final au ministère fin décembre 2003. A Jean-Jacques Aillagon de trancher si la relique doit être conservée ou être rasée. Le ministre réserve sa réponse pour le début de l'année prochaine.

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