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L’architecture contextuelle de Mabire-Reich

© Mabire Reich : Copyright 2018

 

A Nantes, l’agence d’architecture Mabire-Reich dirigée aujourd’hui par Antoine Mabire est une structure harmonieuse qui produit des projets connus par leur justesse. Néanmoins l’agence a connu un parcours atypique qui vaut le détour.

 
 
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Il y avait au départ Antoine Mabire et Marie-Hélène Reich qui se sont connus à l’école d’architecture de Strasbourg. Depuis, installés à Paris, chacun des architectes a travaillé à part pour finalement fonder leur agence commune à Nantes. Un choix de discipline mais aussi de vie que les architectes ne sont pas prêts d’oublier.

 

Investir une région

 

Tandis qu’Antoine travaillait chez Bernard Huet, Marie-Hélène travaillait chez Bruno Mader. Le duo se souvient aujourd’hui avec une grande nostalgie de l’époque où ils ont quitté la capitale pour Nantes. « L’existence que nous avions était une image de carte postale, nous étions dans un environnement avec des architectes qui aimaient leur métier, chez qui nous étions facilement retenus à concourir » Raconte Antoine Mabire, qui explique que la création d’une agence est un acte complètement différent vu les responsabilités qui guettent les fondateurs.

Mais pourquoi Nantes ? C’est une question qui devrait revenir souvent pour ceux qui savent que les deux architectes n’avaient absolument aucun lien avec cette ville ? Antoine Mabire nous répond : « C’était un choix, nous nous sommes installés et nous étions insouciants et confiants. Nous nous sommes dit que nous allions chercher du boulot et que nous verrons bien ce que cela donnerait, en nous disant qu’il n’y avait pas de raison que ça ne marche pas ». En effet, encore une fois chacun a travaillé de son coté mais Antoine a fini par rejoindre Marie-Hélène qui a fondé tout d’abord seule son agence en 2005. C’est ainsi qu’est née l’agence que l’on connaît aujourd’hui. Sauf que, dix ans plus tard, Marie-Hélène a choisi de s’éloigner de la pratique du métier d’architecte. Et même si elle prend plaisir à faire quelques croquis personnels ou écouter Antoine raconter le déroulement de chaque projet, elle reste à l’écart de la discipline qui l’a trop accaparée. L’agence Mabire-Reich qui a grandit entre-temps, écrit ainsi une nouvelle page avec Antoine et six autres architectes.

 

Pas de dogmatisme

 

Parmi les projets des architectes citons la maison paysage, l’atelier de transformation de légumes bio à Saint-Herblain, l’extension du collège Jean Mermoz à Nozay, les quinze logements et maisons à Riaillé ou encore l’aménagement paysager de la place Jacques Cœur à Bourges sans oublier l’EHPAD de Bourgenais ou la « Maison Puzzle »  qu’ils viennent de livrer. Des projets d’une grande diversité qui montrent la pluridisciplinarité de l’agence. A ce propos l’architecte déclare : « Il s’agit de projets variés qui correspondent à notre curiosité, dans certains cas, les architectes sont aidés par le contexte pour se spécialiser dans une typologie particulière, ce n’est pas notre cas ». En effet, l’agence a montré qu’à chaque projet il existait une réponse pertinente malgré la dissemblance des programmes étudiés. 

La diversification ne concerne pas seulement les réalisations de l’agence mais également l’utilisation des différents matériaux. Apparemment, pas de matière fétiche, mais une réplique adaptée à chaque approche. « Nous marions le bois, le métal et d’autres matériaux, pas de dogmatisme mais des réponses à chaque circonstance » Déclare l’architecte. 

La durabilité intéresse les architectes de l’agence nantaise qui assurent aimer expérimenter et aimeraient pousser ces expérimentations avec l’usage de matériaux originaux comme le béton d’argile ou la paille. Mais leur questionnement va toujours plus loin pour englober le paysage environnant. Ce dernier détient une place importante dans leur architecture qui confère une grande importance à l’intégration urbaine, aux divers parcours paysagers ou encore à la qualité sanitaire d’un projet.

L’agence Mabire-Reich travaille surtout dans la région du grand ouest qui s’étend de l’Ile-et-Vilaine jusqu’à la Charente Maritime plus par soucis de proximité et de bien faire que par refus d’aller vers de nouveaux horizons. Outre l’agence et les chantiers qui prennent beaucoup de son temps, Antoine Mabire enseigne à l’école d’architecture de Nantes. Il raconte avec un grand enthousiasme sa préférence pour les maquettes et les quelques recommandations qu’il donne à ses étudiants en leur conseillant de profiter de ces « moments d’insouciances » qui sont comme un trésor à garder pour en tirer des réflexions à l’avenir. Selon l’architecte il n’y a pas plus grand plaisir que la satisfaction des autres. Et vu les divers projets réalisés et les différents avis consultés, le plaisir semble être partagé. 

 

Sipane Hoh

 

L’architecture contextuelle de Mabire-Reich
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