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La valeur manipulée

Alors que l'édition 2003-2004 des Nouveaux Albums des jeunes architectes est désormais lancée, Mirela Constantin estime que des irrégularités entachent l'édition précédente. Un dossier à charge !

 
 
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La démarche perceptible derrière les Nouveaux albums est de sélectionner quelques jeunes architecte de talent, de leur confier des projets, en médiatisant leur travail, avec l'idée que des réalisations de bon niveau permettront au ministère de la culture de démontrer les capacités de la jeune architecture et inciter ainsi d'autres maître d'ouvrage à oser faire confiance à de jeunes architectes. C'est un objectif noble, intelligent et éminemment utile aux jeunes.

Mais le profil de certains lauréats «sans références ou très peu» n'est pas cohérent avec cet objectif. Les lauréats sans expérience de l'exercice de la maîtrise d'oeuvre ne sont pas en mesure d'assurer une telle mission.

Soit ils essayent de mener leurs projets sans l'aide d'un confrère expérimenté. Dans ce cas, le risque d'échec des projets est important. De tels contre-exemples nuiraient énormément à la jeune architecture en neutralisant les bénéfices de toute l'opération des Nouveaux Albums.
Soit ils font appel à un confrère expérimenté pour assurer à leur place la réalisation du projet. Cela tendrait à démontrer que les savoirs des jeunes liés à l'exercice de la maÎtrise d'oeuvre sont secondaires voire inutiles. Le ministère achèverait de prouver que les carences de l'enseignement en matière de réalisation de projets architecturaux et urbains n'ont pas beaucoup d'importance.

Dans les deux cas, cela va à l'opposé de la bataille engagée actuellement par les architectes, pour défendre leurs savoir-faire en tant que chef d'orchestre d'une équipe de maîtrise d'oeuvre, permettant d'assurer la qualité de notre cadre de vie, de la conception jusqu'à la réalisation.

Une sélection faussée des lauréats des Nouveaux albums des jeunes architectes édition 2001-2002

Le site web http://www.nouveaux-albums.culture.fr/ réalisé sous la coordination de la DAPA et IFA, nous apprend la composition du jury et des experts censés avoir évalué les dossiers de candidature. Selon le témoignage de certains experts, chacun n'a évalué qu'un nombre limité de candidatures sans avoir une vision de la totalité des candidatures. Le jury ne s'est prononcé que sur les dossiers présentés par les organisateurs. Seule la commission préalable représentée par les organisateurs est en mesure de révéler les mécanismes de cette sélection.

Parmi les lauréats des Nouveaux albums édition 2001-2002, il y a de jeunes architectes remarquables qui méritent parfaitement leur sélection. En revanche, la désignation d'autres lauréats paraît illégitime. Le site web des nouveaux albums présente les projets et les références des lauréats mais inclut ceux de l'année 2002. Le jugement a été porté sur des projets antérieurs au 15 novembre 2001 (date limite de la candidature).

Entre des lauréats nés en 1975 ou juste avant, et les candidats nés juste après le 15 novembre 1966 (moins de 35 ans selon le règlement), il y a un écart de 9 ans qui correspond à une activité professionnelle, des acquis, une pratique diversifiée de la profession, des projets concrets et de nombreux concours. Comment expliquer la présence de lauréats très jeunes et tout juste sortis de l'école, par rapport à d'autres jeunes architectes plus mûrs ayant des parcours professionnels plus riches ?

Alors que les jeunes femmes architecte présentent des parcours professionnels aussi intéressants que ceux des jeunes hommes architectes, ces derniers sont privilégiés. Dans une profession dominée par l'homme créateur, les organisateurs maintiennent le rôle supérieur des jeunes hommes architectes sans justification. La seule jeune femme architecte lauréate (en dehors des équipes mixtes) est celle qui présente des maisons individuelles. Une vision dépassée attachait à la femme l'image du foyer et des enfants. Est-ce que selon la DAPA et l'IFA, le profil modèle de la jeune architecte doit se limiter à la réalisation de maisons individuelles ?

Entre le lancement de l'appel à candidature (5 juillet 2001), la proclamation des lauréats (6 mars 2002) et le démarrage de la campagne visant la promotion des lauréats (site web - fin 2002), les objectifs des Nouveaux albums des jeunes architectes ont évolués.

Lors de l'appel à candidature, le but annoncé était «de favoriser l'insertion professionnelle et notamment l'accès à la commande des jeunes architectes»[1]. Les conditions de participation, les modes de sélection et les critères de choix des lauréats étaient clairement définis.

Un changement d'orientation de la sélection a été opéré par les organisateurs pendant l'analyse des candidatures. Les lauréats des nouveaux albums ne sont pas les 16 meilleurs candidats selon les critères annoncés au départ, mais un panel de 16 architectes de niveaux de compétence très hétérogènes, sélectionnés selon des critères visiblement différents.

Pourtant, lors de la proclamation des lauréats, l'objectif des Nouveaux albums annoncé dans le communiqué de presse du 6.03.2002 n'a pas changé de portée. Il s'agit d'«aider des jeunes architectes de talent sélectionnés par un jury après appel à candidatures, à accéder à la commande en s'appuyant sur des outils de promotion diversifiés». Dans le communiqué, cet objectif est décliné et élargi en plusieurs sous-objectifs qui appuient la sélection d'une partie des lauréats ayant des parcours professionnels qui ne répondent pas aux critères initiaux (leur parcours professionnel ne justifie pas de compétences suffisantes pour assurer une mission de maîtrise d'oeuvre).

Le site web lancé fin 2002 permet de visualiser la présentation des lauréats. Comme certains ont peu de références, la publication des informations sur leurs parcours professionnels représentait un risque pour les organisateurs. Pour justifier leur choix, l'objectif principal mentionné dans le communiqué du 6.03.2002 a été complété sur le site web : il ne s'agit plus des « jeunes architectes de talent » simplement, mais de jeunes architectes de talent « sans référence ou très peu ».

Finalement, les objectifs et enjeux publiés sur le site web [3] représentent l'illustration des profils des lauréats légitimes et illégitimes à la fois. A la lecture de ces phrases percutantes et après une vue rapide de la présentation des lauréats par les organisateurs, il n'y a pas d'incohérence, les «illégitimes» ont bien leur place. La surprise arrive en visualisant les références et les projets des lauréats, les données de leurs CV et en les rapprochant des conditions de participation, des modes de choix et des critères de sélection des lauréats.

Dans le communiqué de presse du 6.03.2002, les Nouveaux albums des jeunes architectes étaient «destinés à faire connaître les jeunes architectes auprès des maîtres d'ouvrage»[4]. Comme le profil et le parcours professionnel de certains lauréats pouvaient difficilement convaincre des maîtres d'ouvrage publics, les Nouveaux albums sont alors ré-orientés sur le site web : «afin de sensibiliser, mieux et davantage, les Français aux savoir-faire et aux réalisations qui concourent à l'amélioration de leur cadre de vie bâti.»[5].

Effectivement, les Nouveaux albums des jeunes architectes ressemblent au final à un catalogue de communication sur les champs d'intervention des architectes, illustré par la présentation faite par les organisateurs des références des lauréats : les jeunes architectes font des écoles, des crèches, des bureaux, des logements, des maisons, des aménagements de stands, des aménagements de granges, de l'aménagement intérieur, de l'aménagement urbain, de l'aménagement paysager, des affiches, des sculptures, des installations. L'un est « professeur », un autre « chargé de TD », un autre « enseignant associé », un autre est à la fois « enseignant » sur la page de présentation réalisée sous la direction de la DAPA et l'IFA et « enseignant vacataire » dans le CV !

Il y a un mélange de jeunes architectes remarquables par leur parcours professionnel et de jeunes architectes qui pourraient le devenir (leur désignation les y aidera !) mais sont indiscutablement moins bien placés par rapport à d'autres candidats non retenus.

Les candidats étaient soumis à des règles précises. Les organisateurs aussi. Alors que les conditions de participation et les critères de choix des lauréats étaient définis lors de la consultation [7], ils n'ont pas été respectés pour l'ensemble des candidats.

Un des critères de choix annoncé au départ était : «la motivation du (ou des) candidat(s) à accéder à une commande architecturale ou urbaine et sa (leur) capacité, aujourd'hui ou dans un avenir proche, à assumer la maîtrise d'oeuvre d'une opération de construction ou d'aménagement, urbain ou paysager».

Tous les candidats ont manifesté leur motivation d'accéder à une commande, car répondre à l'appel de candidature visait ce but. En revanche, le critère de la capacité d'assumer la maîtrise d'oeuvre d'une opération de construction ou d'aménagement, urbain ou paysager n'a pas été prise en compte par la DAPA et l'IFA. L'école d'architecture prépare les jeunes à une pratique diversifiée de la profession, mais omet 40% des savoirs indispensables pour assurer le rôle de chef d'orchestre d'une mission de maîtrise d'oeuvre !

«Jeune diplômé» et «lauréat des Nouveaux albums» sont de jolies dénominations. Des affiches et de belles images servent beaucoup dans une campagne de communication mais peu pour pratiquer la maîtrise d'oeuvre. Alors que l'audition de certains candidats était mentionnée dans «le mode de sélection» annoncé préalablement, les organisateurs n'ont pas trouvé nécessaire de la pratiquer.

Une des conditions de l'appel à candidature mentionne : «le ou les projets conçus à plusieurs devront être présentés par l'équipe de conception toute entière, celle-ci étant la même que l'équipe candidate à la sélection pour les Nouveaux albums». Ce point du règlement n'a pas été respecté. Au vu de la présentation sur le site web, nombreux sont les lauréats à avoir illustré leurs références par des projets conçus «en collaboration» ou «avec» d'autres architectes. Si nous ignorons d'une part la présentation de ces projets (car leurs auteurs et les candidats ne forment pas le même groupe), et d'autre part les projets datés de 2002 (date limite de candidature 15.11.01) - il ne reste pour plusieurs lauréats qu'une très pauvre illustration de projets et très peu de références conduisant à leur désignation.

Lors de la désignation des lauréats, le communiqué de presse fait apparaître un des enjeux suivants : «les Nouveaux albums permettront également de faire connaître les idées et le savoir-faire de ces jeunes dans certains secteurs d'intervention peu investis par la profession». L'aménagement de grange est un sujet passionnant et colle bien pour illustrer cet énoncé. Mais pourquoi le jeune homme architecte qui a présenté ce type de projet serait-il plus talentueux, aurait-il plus d'idées et de savoir-faire qu'une jeune femme architecte qui a présenté des projets plus complexes issus d'une mise en concurrence professionnelle : collège, équipement culturel, logements collectifs, mais aussi des concours d'idées ? Est-ce que le titre «chargé de TD» dans une école d'architecture pèse plus que des études de troisième cycle à l'Institut Français d'Urbanisme, une expérience professionnelle exemplaire chez des architectes réputés, de nombreux concours et les projets concrets de la jeune femme architecte ? Est-ce que les deux articles écrits par jeune homme ont plus de valeur que des études d'impact, des rapports et études concrètes d'aménagement urbain destinés à améliorer la qualité et le cadre de vie ? Comment expliquer le choix du jeune homme en comparant le parcours professionnel et les références de ce lauréat et ceux de la jeune architecte non retenue ?

Le communiqué de presse pour la désignation des lauréats précise sur l'enjeu lié aux «secteurs d'intervention peu investis par la profession» qu'il s'agirait par exemple «de la prise en compte dans la construction de facteurs écologiques et notamment des normes HQE». Nous retrouvons effectivement sur le site web, l'équipe lauréate des deux jeunes, nés en 1975 et 1973, diplômés en 2000, et qui «au milieu des années 90, conduisent projets et chantiers». Ils mentionnent dans leur CV le titre des 2 projets auxquels ils attachent la mention HQE, mais aucune information sur le contenu de leur démarche HQE n'est présentée. Alors que dans la présentation de cette équipe, les organisateurs écrivent qu'ils «ont déjà publié plusieurs articles, participé à des conférences à l'étranger», rien n'est mentionné à ce sujet dans leurs CV. En revanche, ils précisent «reconversion de deux ateliers en un loft, Paris» mais ils ne montrent pas cette reconversion. Ils incluent dans leurs CV, 3 images de 3 concours, 3 structures de maquette en 3D. Mais quelle problématique, quelle idée géniale, quelle intégration urbaine, quelle émotion, quels savoir-faire, les experts et le jury ont-ils pu saisir dans ces illustrations ?

Les organisateurs, éblouis par la qualité des projets de ces lauréats, écrivent qu'«ils conçoivent l'innovation dans la réutilisation et l'interprétation de matériaux bruts, intemporels, revisités et ré-assemblés...». Essayons de comprendre les écrits des organisateurs sur ce dossier de candidature. Comme les deux projets de 2002 n'existaient pas au moment de la sélection, il ne leur reste qu'une seule image d'un projet en Israël daté de 2000 introduit par quelques lignes de présentation. Le CV mentionne que ce projet est «une recherche sur les structures contemporaines en pierre», mais ils ne trouvent pas les mots pour écrire à ce sujet. Ils ont en revanche l'idée : «L'idée d'une construction en pierre structurelle, avec les contraintes et les possibilités contemporaines est ici explorée».

Combien, parmi les jeunes lauréats qui annoncent des réalisations, étaient inscrits à la MAF à la date limite de candidature ?

Les organisateurs se sont efforcés de souligner qu'un des lauréats est originaire d'un autre pays de la communauté européenne. De jeunes architectes originaires des pays ex-communistes et candidats à cette sélection, font-ils preuve réellement de moins de qualités que certains des lauréats français de souche ? Le jeune architecte DPLG et titulaire d'un doctorat en paysage qui s'exprime dans les «cahier de la recherche architecturale et urbaine» entre autres publications, est-il réellement moins valeureux que certains des très jeunes lauréats des Nouveaux albums ? Ou sa «critique des critiques sur l'absence de critique» architecturale lui a valu une punition méritée ? Est-ce que les jeunes qui s'intéressent à la recherche sont de fait moins valeureux que les jeunes qui produisent des images et des posters ou des projets des granges? Ou bien encore, la recherche architecturale n'a pas sa place dans la campagne de communication vers les Français lancée par le Ministère, car elle a peu d'impact sur le grand public ?

Quelle est l'explication sur l'incohérence entre le nombre des candidats écartés pour des raisons erronées de dépassement d'age (selon le rapport «étude complète» de Jean-Louis Violeau [8]) et le règlement du concours ? Quelle est l'explication sur l'incohérence entre le nombre des candidats annoncés par la DAPA, le nombre des candidats de la liste des participants, et les chiffres présentés par Jean-Louis Violeau ?

Dans quelle mesure les critères de choix préalablement définis et le règlement de cette consultation ont-ils été respectés pour l'ensemble de candidats ?

Conclusion :
Si initialement l'objectif des Nouveaux albums des jeunes architectes était de distinguer des jeunes architectes de talent, ayant des parcours professionnels intéressants et en mesure d'assurer une mission de maîtrise d'oeuvre, les organisateurs de l'édition 2001-2002 ont détourné cette sélection pour atteindre un nouvel objectif, visant un meilleur impact de la communication du Ministère, sur la palette des métiers et les domaines d'intervention des architectes.

La DAPA tente de maquiller les carences de l'enseignement d'architecture en illustrant par le profil de certains lauréats que la réalisation de projet n'a pas un rôle primordial dans l'exercice de la maîtrise d'oeuvre.

Les conditions de participation, le mode de sélection et les critères de choix annoncés à l'ouverture de l'appel à candidatures n'ont pas été respectés pour l'ensemble des candidats. La sélection des lauréats des Nouveaux albums a ainsi généré deux tribus de jeunes architectes : les lauréats légitimes et les lauréats illégitimes.

Les premiers sont remarquables et apportent du poids à la campagne de communication engagée par le Ministère de la Culture. Les seconds complètent par des images et/ou par le texte de présentation des organisateurs (parfois incohérent avec les éléments présentés), l'illustration des champs d'intervention des architectes. Parmi les deux groupes, les jeunes femmes architectes n'ont qu'une place insignifiante. Au vu des «critères de choix» annoncés préalablement et des parcours professionnels des lauréats illégitimes, de jeunes architectes ont été écartés de la sélection des Nouveaux albums sans qu'une explication pertinente puisse être apportée sur les motifs qui ont conduit les responsables à ne pas retenir leur candidature par rapport à celle des lauréats illégitimes.

Sensibiliser le grand public sur les domaines variés investis par les architectes est une action très positive. En revanche, elle ne suffit pas pour rapprocher les jeunes architectes des citoyens. Le chantier de modernisation de la profession devrait démarrer par des actions constructives visant d'abord à préparer les nouvelles générations à affronter les réalités de l'exercice professionnel et la DAPA est le principal pilote de ce chantier.

Les Nouveaux albums des jeunes architectes peuvent servir de support de communication aux Français sur les domaines d'intervention de la profession, mais alors il serait souhaitable que les organisateurs de ce concours communiquent officiellement cet objectif pour que tous les candidats le prennent en compte lors de la réalisation de leurs dossiers de candidatures. De même, il serait judicieux que les organisateurs de la sélection révisent l'organisation et veillent à respecter les conditions, le mode de sélection et les critères de choix annoncés à l'ouverture de l'appel à candidatures.

Mirela Constantin architecte DPLG
[1] Conformément à l'arrêté du 20 juin 2001 du Ministre de la culture et de la communication / JO du 5 juillet 2001- NOR : MCCE0100375A / http://www.adminet.com/jo/20010705/MCCE0100375A.html
[2] Sur le site du Ministère de la Culture/ actualités/ ministère archives/ communiqués Catherine Tasca/ mercredi 6 mars 2002 Nouveaux albums des jeunes architectes - proclamation des lauréats/ « dossier de presse » (format pdf - 30 pages)
[3] « Politique des Nouveaux albums » / « la relance : les Nouveaux albums » / « Présentation, les enjeux »/ « Les objectifs et les enjeux de cette politique sont principalement : » sur http://www.nouveaux-albums.culture.fr/politiqu_relance_enjeux.html
[4] « dossier de presse » (format pdf - 30 pages) à la page 2, sur http://www.culture.fr/culture/actualites/communiq/tasca2002/jeunesarchi.htm
[5] « Politique des Nouveaux albums » / « la relance : les Nouveaux albums » / « Présentation, les enjeux »
sur http://www.nouveaux-albums.culture.fr/politiqu_relance_enjeux.html
[6] « Lauréats 2002 » / « présentation des 16 équipes lauréates » sur http://www.nouveaux-albums.culture.fr/laureats_presenta.html
[7] « Politique des Nouveaux albums » / « la relance : les Nouveaux albums » / « l'appel à candidature » / « le mode de sélection » / « les critères de choix » sur http://www.nouveaux-albums.culture.fr/politiqu_relance_appel.html
[8] « Jeunes architectes » / « regards sur les candidats 2002 », « étude complète de J.-L. Violeau » (format pdf - 30 pages) sur
http://www.nouveaux-albums.culture.fr/jeunes_regards.html

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