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La tour Pirelli, Milan, Italie

Plus haut bâtiment de Milan, surnommée gentiment 'le Pirellone' (le gros Pirelli) par les Milanais, la tour Pirelli, de l'architecte Gio Ponti, est plantée depuis 1958 au coeur de la Lombardie. Un symbole industriel et architectural qui vieillit plutôt bien.

 
 
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Comparée à nos standards d'aujourd'hui, la Tour Pirelli de Milan n'est ni très haute (seulement 127m), ni très élaborée dans son design. Située au coeur de Milan, au coeur de la Lombardie industrielle, elle était pourtant, à l'époque de sa construction, entre 1956 et 1958, un symbole puissant du renouveau économique de l'Italie et elle est devenue aujourd'hui le symbole par excellence de l'architecture européenne des années 50.

Contexte

Première ville industrielle et commerciale de la péninsule italienne, Milan n'est pas une 'ville musée', malgré les chefs d'oeuvres de Michel-Ange ou de Raphaël qui y abondent, mais une métropole dynamique tournée vers l'avenir. La tour Pirelli était justement destinée à signifier ce dynamisme et cette modernité.

Association de tradition et de modernité, la tour se caractérise par ses extrémités biseautées aux profils en lame d'épée qui se rejoignent sur un joint creux courant sur toute la hauteur du bâtiment et un toit qui semble flotter du fait d'un décrochement.

Gio Ponti

La personnalité de l'architecte est irrémédiablement liée à celle de la tour. En effet, bien que Gio Ponti ait signé de nombreux projets architecturaux dans les années 30 (à Milan, Turin et Rome), dont deux tours de 13 étages, sa carrière ne peut se résumer à l'architecture. En effet, Gio Ponti, architecte, designer industriel avant l'heure, auteur, enseignant, journaliste, a mené durant plus de cinquante années une carrière unique par sa diversité, participant de manière active au renouveau du design italien d'après-guerre.

Né à Milan en 1891, diplômé en 1921 de l'Ecole Polytechnique de Milan, il débute son activité d'architecte au sein de l'agence d'Emilio Lancia et Mino Fiocchi mais devient rapidement (en 1923 et jusqu'en 1930) directeur artistique pour un fabricant de céramiques. La céramique restera d'ailleurs l'une de ses grandes passions puisque la façade de la Tour Pirelli est ornée de céramique (comme il le fera plus tard sur de nombreuses façades d'immeubles, de Hong Kong aux Etats-Unis). En 1928, Gio Ponti crée la revue 'Domus' et en 1941 la revue 'Stile'.

Ce n'est qu'après la seconde guerre mondiale que Ponti revient à l'architecture proprement dite avec la Tour Pirelli puis ensuite avec, notamment, la cathédrale de Tarente et le musée de Denver, Colorado (USA).

Symbole toujours

La tour fût rachetée en 1978 par la Région de Lombardie et est aujourd'hui son centre administratif, la preuve que la tour, sensée symboliser le dynamisme de Milan, sert encore parfaitement aujourd'hui cet objectif. Elle accueille environ 1.750 employés de la région, la salle du conseil régional et les bureaux de huit directions générales de l'administration régionale.

Emblématique, la tour Pirelli a attiré à plusieurs reprises les amateurs d'exploits. Le 30 juillet 1999, elle a servi de tremplin à un Autrichien, âgé de 30 ans, qui s'était lancé de son toit en parachute. En sens inverse, les parois de l'immeuble ont été escaladées jusqu'en haut par un groupe d'alpinistes se faisant appeler les 'Araignées de la Grignetta' qui avaient entraîné le président du conseil régional Giancarlo Morandi dans leur équipée.

Enfin, en avril 2002, elle fût percutée entre le 25ème et le 26ème étage par un petit avion de tourisme.

Christophe Leray

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