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La restauration de l'Amiriya, symbole d'une renaissance des ateliers locaux

© Cyberarchi 2019

L'Amiriya, extraordinaire à la fois par son architecture et ses décorations, représente un des plus complexes style islamique créé par l'architecture du Yémen. Au début des années 1980, Il était en ruines ou presque. Une philosophie de restauration originale, à laquelle le jury du prix de l'Aga Khan 2007 rend hommage, a rendu toute sa richesse à ce monument incomparable.

 
 
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Description

Le complexe Amiriya a été construit au début du 16ème siècle par le dernier maître du Yémen Tahirid, Amir Ibn `Abd Al-Wahab. Il est constitué d'un hall de prière peint et ornementé, d'une madrasa et des appartements privés du sultan. Au début des années 1980, l'Amiriya était dans un état de conservation déplorable.

Toute restauration classique aurait eu un coût démesuré, mais le directeur du projet a su définir une philosophie de restauration du complexe Amiriya qui fait un usage pragmatique des méthodes de construction locales, employant les tailleurs de pierre locaux, les artisans et les matériaux locaux.

Citation du jury

L'Amiriya, extraordinaire à la fois par son architecture et ses décorations, représente un des plus riches et des plus complexes style islamique créé par l'architecture du Yémen.

Il y a vingt-cinq ans, le bâtiment était dans un état de conservation déplorable. Il est aujourd'hui complètement restauré grâce à un projet remarquable qui a permis de redécouvrir et de revitaliser des techniques de construction et d'ornementation alors perdues, telles que la restauration de stucs taillés, de riches murs peints à tempera et la renaissance des ateliers de qudad, les enduits lisses et imperméables typiques de l'architecture yéménite.

Ce projet a permis la formation de plus de 500 artisans et artistes dont nombre d'entre eux travaillent désormais à la restauration d'autres bâtiments au Yémen, parmi lesquels un des précédents gagnants du Prix d'Architecture Aga Khan, la Mosquée Al-Abbas.

Cet effort a eu pour conséquence de valoriser de manière significative la restauration et la conservation au Yémen, où de nombreuses architectures majeures ont besoin d'être sauvegardées.
Le Prix a été décerné en reconnaissance du travail des artisans, de la vision et de la persistance des personnes qui ont mené ce projet à bien.

Consulter également notre album-photo Restauration du complexe Amiriya, Al Maydan, Rada, Yémen

Données du projet

Client : Gouvernement du Yémen, Organisation Générale des Antiquités, Musées et Manuscrits (GOAMM) : Yusuf Abdallah, directeur ; Qadi Ismail al Aqwa', directeur (1983-1988)
Parrainage : Abdul Karim Iryani, ancien Premier Ministre du Yémen
Sponsors : Gouvernements du Yémen, des Pays-Bas et d'Italie
Directeurs du Projet : Selma Al-Radi, directeur, Yahya Muhammad Al-Nasiri, directeur (1986-2005) ; Izzi Muhammad Muslih, directeur (1983-1986), GOAMM
Administration du Projet : Institut Américain d'Etudes Yéménites (1994-2004) : Christopher
Edens, directeur résident (2000-2004) ; Noha Sadek (1996-1997), Marta Colburn (1997-2000), précédents directeurs de terrain ; Koninklijk Instituut voor de Tropen (KIT), Amsterdam (1983-
1988)
Personnels GOAMM : Adnan Jamil Nu'man, responsable du site ; Camillia Mohammad
Ana'm, Abir Atef Radwan, Jamal Mohammad Thabet, Mohammad Abdel Wahab No'uman, Rashad al Qubati, Adel Said Mohammad, Ibrahim Ali Saad, Saleh Naji Utaif, Amin Saleh Mauri, membres de l'équipe
Conservation des peintures murales : Centre de Conservation Archéologique, Italie: Roberto Nardi, directeur, Chiara Zizola, directeur technique
Restauration des stucs : Ali Hamud Abu al Futtuh al Nasiri, Mohammad Hamud Abu al
Futuh al Nasiri, Mohammad Jarada
Eclairage et Muséographie : Architectenbureau Jowa, Amsterdam, Jowa I. Kis-Jovak, Erco
Lighting, Allemagne, éclairages ; Eyes on Media & Vechtmetrieur, Amsterdam, panneaux d'exposition; Mohammad Abd al-Wali, Yémen, travaux électriques
Surface au sol : 920 m²
Surface totale : 2,760 m²
Coût : US$ 2.657.000
Commande : Janvier 1983
Achèvement : Septembre 2005


La restauration de l'Amiriya, symbole d'une renaissance des ateliers locaux
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