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La cour d’appel de Fort-de-France crée une « respiration urbaine »

Axel Dahl : Copyright 2019

La cour d’appel de Fort-de-France en Martinique réalisée par Gilles Bouchez est située le long de la rue Perrinon, un emplacement extrêmement stratégique dans le nouveau dispositif urbain du centre-ville de Fort-de-France. L’agence d’architecture Gilles Bouchez a conçu ce bâtiment comme une interprétation contemporaine de l’architecture classique des bâtiments publics des Antilles de l’architecte Ali Tur.

 
 
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L’édifice, au cœur de la trame orthogonale du vieux Fort- de-France, en retrait de la rue Victor-Schœlcher, crée une « respiration urbaine » en continuité du square de l’ancien Palais de Justice qui lui fait face. L’architecture de cet édifice dilate l’espace urbain en dégageant le sol face à la place de la Savane, elle accentue ainsi la perspective, tout en créant une transparence visuelle au niveau du piéton entre les rues Perrinon et Moreau-de-Jonnès. En rehaus- sant le volume principal du côté de la place de la Savane, le bâtiment de la cour d’appel apparaît tel un « objet placé » au centre de son écrin urbain.

 

L’entrée principale de la cour d’appel, en symétrie de l’ancien Palais de Justice, est illuminée en son centre par un patio verdoyant, ouvert. Un glacis sous l’avancée du bâtiment mène à la salle des pas perdus et à l’ensemble des salles ouvertes au public réunies sur le piano nobile, soulignant la transparence du rez-de-chaussée.

 

Les façades de la cour d’appel sont dégagées sur les quatre côtés, offrant ainsi une vision unitaire depuis la place de la Savane. Elles sont traitées en double peau avec des verres sérigraphiés sur les quatre côtés. Le contrôle du rayon- nement direct du soleil est effectué par écran brise-soleil favorisant la ventilation naturelle. Cette double façade, en plus de sa fonction régulatrice de l’intensité solaire, est prévue pour résister aux vents cycloniques et pour protéger le bâtiment.

 

Le bâtiment privilégie l’utilisation traditionnelle de la ventila- tion naturelle et du rafraîchissement de l’air, obtenue grâce aux patios qui génèrent des vrais puits de fraîcheur.

 

L’organisation interne

 

La volonté de réaliser une Cour d’appel ouverte et accueil- lante, la prise en compte du grand nombre de services et la recherche de facilité de contact entre eux, ont conduit à concevoir un bâtiment le plus bas possible, R+2. Le parvis caractérisé par des croix de Saint-André d’inox, permettant au bâtiment de résister aux séismes, introduit les usagers à la salle des pas perdus, à l’abri de la chaleur et des bruits urbains.

 

La transition entre l’effervescence de la ville et les lieux plus solennels de la cour d’appel se traduit par les ondulations du faux plafond en bois recouvrant l’auvent du parvis, qui pénètre jusqu’aux trois salles d’audience. La lumière natu- relle éclaire les salles par de grandes ouïes qui peuvent être ouvertes ou closes selon les besoins de confidentialité.

 

Le mobilier des salles a été dessiné et réalisé en corian blanc, sur mesure. Sa blancheur, en opposition avec les teintes foncées du plafond et du sol, éclaire la silhouette épurée et aérienne des bancs, de la table de justice et des tables des avocats.

 

Au premier étage sont installés le parquet général, la chambre de l’instruction, les assises, la direction du greffe, l’antenne de l’APIJ et la cafétéria s’ouvrant de plain-pied sur un patio dédié à la détente.

 

Les services du siège, la chambre civile, la chambre sociale, ainsi que le SAR occupent le deuxième étage.

 

Les espaces collectifs, les salles de réunion et la bibliothèque, également situés au R+2, s’organisent autour des deux patios cubiques. Ces cours intérieures, recouvertes d’une toile tendue aux motifs végétaux, apportent respiration et lumière au cœur des services.

 

Les salles d’audience et les bureaux bénéficient d’un sys- tème de climatisation tandis que les circulations et la salle des pas perdus disposent d’une ventilation naturelle, mise en œuvre par un double système de vitrage, fixe et ouvrant.

 

L’environnement proche ne favorise pas beaucoup ce type de ventilation, c’est pourquoi l’architecture du bâtiment intègre des patios largement dimensionnés qui serviront de puits d’évacuation d’air (avec des écopes adéquates en toiture).

 

Un système de production et de stockage de calories néga- tives actif la nuit, aux heures creuses, alimente le bâtiment dans la journée, aux heures de pointe. Ce détail permet de concilier confort, fonctionnalité et gestion économe, y com- pris aux périodes les plus chaudes de l’année.

 

Fiche technique

 

Maîtrise d’ouvrage : Ministère de la Justice - APIJ

Équipe de maîtrise d’œuvre : Architecte : Gilles Bouchez; Chefs de projet : Léa Bonilla et Benoît Dumont ; Assistante : Miyuki Durand

Maîtrise d’œuvre d’exécution : Anonym’Art SARL

BET : GEC Ingénierie (TCE), Ayda (Acoustique), VPGREEN (BET)

Infographie : Damien Malige

Plasticienne : Susanna Fritscher

Surface : 5 652 m2 SHON

Coût : 23 M euros

Programme : 3 salles d’audiences, cellules des prévenus, salle des pas perdus, bureaux des magistrats, bibliothèque, cafétéria, parking extérieur et cour pour accès des détenus.

Livraison : juillet 2015

 

Entreprises :

DV Construction (tout corps d’état), Bâti Groupe Caraïbes (gros œuvre fondations)

Façades double peau : COVERIS

Mobilier - salles d’audiences : CREADIFFUSION

Structure métallique : NORMACADRE

 

Matériaux :

Basalte : EUTIT ; Cassettes de Façades : ALUCOBOND ; Verres double peau : SAINT-GOBAIN ; Toiles Patio : FERRARI ; Plafonds+ habillages murs : PRODEMA ; Signalétique : MARCAL ; Lumi- naires : ERCO ; Mobiliers salles d’audiences : CORIAN ; Façades VEC + Menuiseries extérieures : TECHNAL ; Gazon synthétique de toiture : EXEL GREEN ; Soubassement caillebotis : DIAMOND ; Sols souples : GERFLOR ; Sols durs : FMG ; Habillages bois véri- table : PRINT ; Portails + clôtures caillebotis : DIRICKX ; Archives mobiles : PROVOST

 

La cour d’appel de Fort-de-France crée une « respiration urbaine »
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