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La cité cheminote de Chelles vit avec son temps

© Patriarche : Copyright 2017

 

ICF Habitat La Sablière, filiale d'ICF Habitat et acteur majeur de l’habitat social en Ile-de-France, les villes de Chelles et de Brou-sur-Chantereine (77), ont confié aux urbanistes de l'agence Patriarche le soin de réaménager la cité cheminote et le secteur des Arcades Fleuries. Défi de taille tant les habitants y sont attachés à leur environnement.

 
 
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La cité cheminote est née en 1926 avec le développement de la gare de triage de Vaires. Son positionnement se justifie historiquement par une altimétrie (50m) la mettant à l’abri des inondations. Aujourd’hui, ses habitants sont attachés à leur quartier. La cité cheminote constitue un témoin important de l’histoire sociale de Chelles et Brou-sur-Chantereine.

Plusieurs étapes ont marqué sa construction. Dès 1926 : construction de la quasi-totalité des maisons individuelles. Années 1950 et suivantes : reconstruction d’une grande partie des pavillons suite aux destructions subies pendant la guerre, puis leur renouvellement progressif. Dans les années 1960 : la construction de la résidence et du groupe scolaire des Arcades Fleuries.

La cité cheminote a conservé son caractère très paysager d’origine. Elle offre à ses résidents d’importants espaces de jardins privatifs, mais ceux-ci semblent avoir pour partie perdu de leur vocation première nourricière. Un certain nombre d’entre eux ne bénéficient pas d’un entretien optimum.

Les images anciennes montrent des voies sans chaussée ni trottoir. Leur création a conduit à un resserrement de l’espace dédié au piéton et à une séparation des flux dans une logique de voirie non partagée. Le projet plaide pour un retour à une rue partagée. C'est à dire un espace où la vitesse est limitée à 20km/h favorisant la cohabitation des différents modes de circulation et des piétons, qui y sont prioritaires.

Compte tenu des gabarits de voies, les déplacements piétons sont actuellement difficiles, notamment pour les personnes à mobilité réduite, poussettes, groupes, personnes chargées... obligés de marcher sur la chaussée.

 

Démolitions ou réhabilitations ?

 

Plusieurs souhaits ont été émis par les habitants : travaux pressants d’amélioration, d’entretien ou de mise aux normes des logements ; renforcement de l’offre commerciale de proximité ; renforcement de l’offre d’équipements pour les enfants, les jeunes et les séniors (aires de jeux et de sport, centre social, structure médicale) ; aménagement de jardins partagés ; amélioration des cheminements piétons et des trottoirs ; simplification des sens de circulation ; réorganisation du stationnement ; réduction des vitesses de circulation ; aménagement d’accessibilité handicapés ; aménagement d’un dépose-minute devant le groupe scolaire...

La complexité d’une opération de renouvellement d’ensemble et les coûts engendrés nécessitent d’évaluer toutes les hypothèses possibles de restructuration : réhabilitation des ensembles bâtis ? démolition ? reconstruction ?

La réponse fut la suivante. Globalement, le parc souffre d’un vieillissement que l’on pourra difficilement mettre aux normes actuelles de confort et de sécurité. Des questions d’accessibilité se posent sur une grande partie des bâtiments : marches pour rejoindre les halls d’entrée, absence d’ascenseurs... Comparée au prix de revient d’une construction neuve, la pertinence de l'investissement pour remettre le parc en état est discutable. Dans certains cas, à surface égale, le coût de rénovation avoisine le coût de constructions neuves.

Une réorganisation de la forme urbaine pourrait donc être l’occasion d’une optimisation des surfaces bâties. Mais l’argument des coûts ne doit pas être le seul critère de choix : le caractère patrimonial du quartier -témoin d’une histoire sociale- doit être pris en compte dans les choix d’aménagement retenus.

La qualité paysagère des ensembles pavillonnaires constitue un vrai gage de qualité de vie dans le quartier. Elle joue également un rôle majeur sur le plan environnemental (biodiversité, réduction des îlots de chaleur urbains, maintien d’espaces de production alimentaire en coeur de ville...).

 

Renouvellement de l'offre de logements

 

Finalement un renouvellement de l’offre de logements avec la construction de 13 nouveaux immeubles et d’une centaine de maisons de ville, soit la réalisation d’environ 540 logements neufs permettant de répondre à l’évolution des modes de vie et d’habiter et à de nouvelles exigences de qualité thermique, d’accessibilité, de confort et d’espace.

Un meilleur dialogue et une meilleure connexion des secteurs nord (pavillons de la cité cheminote) et sud (habitat collectif des Arcades Fleuries) par la réalisation de deux nouvelles rues. L’aménagement d’un axe structurant support de transports en commun, de commerces et services.

La création d’une place publique support d’une offre commerciale renforcée et d’un équipement structurant (résidence personnes âgées) autour de laquelle graviteront des usages et services variés (école existante, potentiel nouveau centre social, stationnements arrêt-minute, jeux pour enfants, arrêt de bus). Ce lieu sera le garant de l’animation et de la vie de quartier.

La mise en lien des coulées et espaces verts existants par la réalisation de plusieurs linéaires de promenades piétonnes connectant équipements scolaires et sportifs, espaces de jeux et de squares... L’ouverture des îlots bâtis par des implantations « en peigne » favorisant les vues sur les coeurs d’îlots et les traversées piétonnes. Une diversité végétale, des espaces paysagers hiérarchisés (jardins privatifs, collectifs, promenades vertes publiques) et optimisés (stationnement majoritairement géré en sous-sol).

 

 

 

L.P

La cité cheminote de Chelles
La cité cheminote de Chelles (avant)
La cité cheminote de Chelles (après)
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