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« La Belle électrique » fait rimer architecture et musique

André Maurin : Copyright 2019

Après le Métaphone d’Oignies et le Smac d’Evreux, l’agence Herault Arnod Architectes occupe la scène architecturale grenobloise tout aussi musicale avec sa dernière réalisation baptisée «  La Belle électrique ». Dédiée aux musiques électroniques, l’édifice qui loge dans un lieu chargé d’une remarquable histoire industrielle prouve encore une fois un savoir-faire exceptionnel.

 
 
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Isabel Herault et Yves Arnod, convaincus de la nécessité de réaliser un équipement architectural voué à recueillir un nouveau type de spectacles notamment tout ce qui concerne les musiques électroniques ont conçu « La Belle électrique ». Cette dernière s’avère être un dispositif architectural spécifique qui tisse le lien entre le public et les musiques amplifiées.

 

L’ode à la musique électronique

 

Sur un ancien site industriel dans un quartier en gestation, non loin de la vieille halle  construite par les ateliers Eiffel et reconvertie en centre d’Art Contemporain, se trouve aujourd’hui la dernière réalisation d’Isabel Herault et Yves Arnod. L’édifice composé de cinq ramures saura satisfaire un large public, qu’il soit avide des concerts traditionnels ou des musiques électroniques.

 

Le passé industriel du site a inspiré les architectes dans leur choix structurels. Ainsi, le bâtiment enveloppé d’une peau composée d’épais bardeaux de mélèze se révèle sous une forme brute et fonctionnelle qui laisse subtilement entrevoir l’univers intérieur. L’ensemble s’agence autour d’un cœur qui forme la salle du concert et se ramifie vers cinq branches inscrites dans un cercle à l’image du pavillon de l’oreille ou le cône du mégaphone selon les architectes.  

 

Agencement modulable et pratique

 

L’intérieur est conçu avec finesse pour répondre aux besoins de chaque spectateur. La salle comprend une scène et un parterre en creux. Quelques gradins et un balcon sur lequel est installé le bar complètent l’ensemble le rendant plus dynamique. Conçue comme une coquille irrégulière où l’espace intérieur peut être ajusté suivant les spectacles et leur occupation, la pièce dispose d’une grande malléabilité. Depuis cette dernière, des accès ont été conçus pour gagner les balcons où les spectateurs peuvent prendre un peu l’air en contemplant les environs.

 

Tandis que les deux pavillons situés à l’est s’ouvrent sur l’esplanade tout en formant des porches surélevées restant en contact visuel avec l’extérieur, une autre branche qui se trouve au côté opposé abrite un garage qui cache les camions de livraison les faisant subtilement disparaître. 

 

Dans « La Belle électrique », il est important de déceler le jeu des matières qui entre abstraction et rugosité, mur rideau et verre courbe, établissent un délectable contraste ainsi qu’une fine distinction qui apporte un équipement culturel singulier à la ville. Un bel exploit !

 

Sipane Hoh

 

Les photos : © André Morin  

« La Belle électrique » fait rimer architecture et musique
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