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Jean Guervilly, une architecture de l'effacement

© Cyberarchi 2019

Récemment choisi pour le Palais des Congrès de Rennes, l'architecte qui « aime faire le plus simplement possible les choses les plus compliquées » construit des « outils » aux formes épurées destinés avant tout à durer.

 
 
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Le choix de l'essentiel

Depuis son agence de Saint-Brieuc, ce breton au franc parler aime à rappeler qu' « un bâtiment est surtout fait pour vivre » et qu' « il s'agit de faire disparaître le plus possible son ego d'architecte pour produire un outil ». Chez Jean Guervilly, l'architecture s'efface pour mieux servir. Le nouveau Palais des congrès de Rennes aura sa surface enterrée pour moitié: « C'est comme si on faisait un cent mètres à côté d'un coureur de marathon ! Face à un tel bâtiment, on ne peut que disparaître... ».

Ses priorités ? Construire des bâtiments solides, s'ajuster aux demandes des utilisateurs et dégager des espaces extérieurs. Ainsi, les maisons de ville de la ZAC de Mabillais à Rennes s'imbriquent les unes dans les autres, offrant une terrasse privative pour chacune malgré un budget limité, du matériel de grande qualité est choisi pour tout ce qui relève de l'usage quotidien (portes, fenêtres), les revêtements des façades peuvent braver le temps (briques vernissées de l'Université Paris VII).

Une retenue soignée

« Les caractéristiques de mes projets ? Ils sont simples, bien construits, en retenue. » Dans la plupart des réalisations de Jean Guervilly, les ouvertures sont disposées de façon régulière, le béton est peint en blanc, les joints et les gouttières sont cachés, les finitions sont traitées avec le plus grand soin. Les formes géométriques simples aux façades lisses donnent un résultat pur et intemporel car, selon l'architecte, « c'est dans l'absence que se trouve la beauté ! »

Jean Guervilly aime également à composer avec la nature. Celle-ci vient s'insérer au coeur des bâtiments comme au Centre hospitalier de Montreuil et à l'Université Paris VII de la ZAC Rive Gauche (où tous les efforts se sont portés sur le dégagement des espaces verts en construisant de façon très dense côté périphérique) ou bien recouvrir les réalisations (toitures végétalisées du Palais des sports de Toulouse et du Centre hospitalier de Montreuil).

Après de nombreux logements et bâtiments publics, une mention spéciale à l'Equerre d'argent pour l'Université Paris VII en 2008, la médaille vermeil de l'Académie d'architecture en 2009, Jean Guervilly garde la tête froide : « Je continuerai à faire la même chose car je recherche avant tout la justesse et la simplicité. »

Marie-Clarté Mougeot

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