• Accueil
  •  > 
  • Images de synthèse : AOKI, une société franco-japonaise au service des architectes
Rejoignez Cyberarchi : 

Images de synthèse : AOKI, une société franco-japonaise au service des architectes

© Cyberarchi 2020

Une équipe d'architectes français a créé AOKI, une société franco-japonaise spécialisée dans la réalisation d'images et d'animations de synthèse. Une définition loin de rendre hommage à la palette de savoir-faire et au dynamisme de cette société au fort potentiel.

 
 
A+
 
a-
 


AOKI est une jeune société franco-japonaise créée par trois architectes il y a trois ans qui réalise, en France, des images de synthèse de très haute qualité pour l'architecture et l'environnement, tout en effectuant au Japon de la maîtrise d'oeuvre classique dans les domaines du paysage et de l'aménagement urbain (notamment l'aménagement d'une place urbaine à Kokura en cours de chantier et la restructuration des 100 Ha de la baie de Shimizu - concours en consultation restreinte). La société se développe également dans le domaine de la production et post-production audiovisuelle pour tout ce qui concerne l'architecture.

«L'architecte est la clef de voûte d'un projet : il sait tout faire un petit peu et se retrouve de plus en plus dans la position d'un producteur», explique O. Defaye qui se passionne pour la production audiovisuelle depuis ses études à l'école de Bordeaux. Ayant fait le pari de la qualité sur la quantité («on refuse des contrats», dixit O. Defaye), AOKI s'est rapidement créée une réputation exemplaire.

Les architectes ne sont pas les seuls à avoir besoin de telles images. Ainsi les municipalités ou les promoteurs peuvent communiquer sur un projet à l'aide d'images qu'ils ne peuvent pas développer en interne. Du coup, le savoir-faire d'AOKI dépasse le seul cadre de l'image en 3D pour se diriger également sur la création de reportages ou de documentaires concernant l'architecture existante en faisant appel à des chefs opérateur, des cameramen et des monteurs. On est donc loin, en à peine trois ans, du simple rendu de projet haut de gamme.

D'autant que ce n'est pas le seul aspect étonnant de cette société atypique. En effet, Christophe Defaye, qui avait déjà vécu sept ans au Japon avant de créer avec son épouse Makiko Aoki (un nom courant qui signifie l'Arbre Bleu) un bureau d'image et de maîtrise d'oeuvre à Tokyo en mars 2001 (avant même l'ouverture du bureau parisien un an plus tard), travaille avec de grands architectes japonais, dont Tadao Ando. «Au Japon, on a pu travailler sur des projets importants de paysage et d'aménagement urbain dès le départ, sans passer par la case galère», explique Olivier. Non seulement parce que le savoir-faire français en terme d'architecture y est reconnu mais aussi parce que l'entregent de Makiko Aoki a permis d'ouvrir des portes dans un environnement où l'étiquette absconse de la société japonaise est souvent un obstacle insurmontable pour les occidentaux. Enfin, les japonais possèdent une autre culture de l'image 3D. Ils ne sont pas moins doués mais le style "french touch" et le rythme de travail d'AOKI, issu du contexte architectural français, sont appréciés des décideurs japonais.

Ainsi, 30% des projets de la société se travaillent en commun entre la France et le Japon et le potentiel de synergie entre les deux pôles apparaît immense, même s'il reste encore à développer. Les projets en effet ne manquent pas. «D'ici quelques années, quand les gros projets au japon auront été construits, on pourra en France s'intéresser à la maîtrise d'oeuvre», explique Olivier. De fait les deux structures s'enrichissent réciproquement tant techniquement que culturellement. Parallèlement, le domaine de la visualisation virtuelle, qui permettra par exemple de visiter des immeubles construits ou non, est un autre secteur d'avenir. «Aujourd'hui ce domaine manque de moyens créatifs car ses techniciens viennent de la programmation», dit O.Defaye. Un vide que la société AOKI compte bien combler.

Preuve du succès de la formule, le chiffre d'affaires de la société est passé d'un peu plus de 100.000 euros en 2000 à près de 500.000 euros en 2002, répartis presque également entre France et Japon.

Les architectes d'AOKI travaillent dans un environnement PC en utilisant les logiciels de Combustion, 3D Max (filiale d'Autocad devenue partenaire d'AOKI) et Photoshop.

En savoir plus :
http://www.aoki.fr
Photos courtoisie de AOKI

Images de synthèse : AOKI, une société franco-japonaise au service des architectes
Images de synthèse : AOKI, une société franco-japonaise au service des architectes
Images de synthèse : AOKI, une société franco-japonaise au service des architectes
Images de synthèse : AOKI, une société franco-japonaise au service des architectes
Images de synthèse : AOKI, une société franco-japonaise au service des architectes
Images de synthèse : AOKI, une société franco-japonaise au service des architectes
Mot clefs
Catégories
Article précédent  
Article suivant  
< Une  
CYBER