• Accueil
  •  > 
  • Idées d'exception au concours Jacques Rougerie
Rejoignez Cyberarchi : 

Idées d'exception au concours Jacques Rougerie

Fondation Jacques Rougerie : Copyright 2019

 

Recycler le plastique qui pollue les mers, construire des communautés sur La Lune, ou retarder la montée du niveau des eaux… Les défis proposés par le Concours international d'Architecture de la Fondation Jacques Rougerie sont passionnants.

 
 
A+
 
a-
 

Ce qui intéressant avec les concours, c'est qu'ils permettent toutes les folies. Avec toutefois, l'exigence de pouvoir être réalisé un jour. Ici la Fondation Jacques Rougerie a demandé aux participants de réfléchir à des thèmes d'actualité : colonisation de la Lune, montée des eaux, et architecture pour la mer. Un prix supplémentaire porté par Akuo Sunstyle proposait de réfléchir à une architecture solaire innovante en bord de mer.

Les prix ont été remis le 17 janvier à l'Institut de France. Nous vous proposons d'en découvrir le contenu.

 

Laurent Perrin

--

 

Le prix Architecture, design et technologie pour la mer invite cette année, les candidats à utiliser le plastique présent dans les mers et les océans dans leur projet.

Le Grand Prix pour cette catégorie est l'Indien Kaushal Tatiya. Son projet s'intitule Le bateau de Thésée. Il explique : « L'objectif de cette étude est de permettre à des inconnus de ressentir une identité, grâce à leur participation, l'occasion de libérer leurs idées, émotions et expressions, en concevant un modèle d'engagement utilisant une base de navire existante. Un navire peut-il devenir UNPLUG-INSOCIAL? »

 

Refroidir l'océan

 

La mention spéciale va à la Polonaise Katarzyna Przybyla, avec le projet Icemill, qui « propose de créer un réseau de centres de recherche capables de refroidir l'océan et de produire de l'eau potable pour inverser les changements climatiques. Les structures séparent l’eau salée de l’eau douce avec le gel, ce qui abaisse la température de l’environnement, empêche la fonte des glaciers existants et, d’autre part, préserve la faune et la flore locales. »

 

La ville, un archipel

 

Le Prix Focus 2018 Constructions flottantes avec le plastique recyclé en Mer est décerné aux Français Félix Chicoteau & Thomas Giroud. Intitulé Plastic Pirates Archipelago, c'est une hétérotopie au milieu des océans sur les déchets de la société. « Nous recyclons une ancienne plateforme pétrolière en une machine permettant de capter ce plastique en le transformant en matériaux utilisable par les imprimantes 3D. La ville est une addition de quartier et de personnalités. Elle est polycentrique et en mouvement. L’Homme est replacé au centre de la ville, chacun crée son île, la ville est un archipel. »

Le prix Architecture, design et technologie pour l'espace consiste à proposer pour la Lune, des systèmes d'habitation indépendants de la Terre, autonomes, utilisant les ressources in-situ, dans une démarche d’économie circulaire. Ces systèmes de support-vie en boucle fermée, devront englober la régulation de l'atmosphère, la fabrication de nourriture et d'eau, le recyclage des déchets, les équipements indispensables à la vie (exercice, mobilité...).

 

Programmer le temps

 

C'est Jordan Hugues du Royaume-Uni qui remporte ce Grand Prix. Son projet Quintessence « ne consiste pas à abandonner notre planète dans un avenir dystopique » mais rêve d'une « architecture possible de se développer dans l’espace. Bien que l’espace recèle une pléthore de défis complexes pour les architectes et les ingénieurs, il est possible de créer une architecture spectaculaire manipulant la gravité, programmant le temps et construisant la nature. »

 

Explorer un nouveau monde

 

L'Autrichien Thomas Goessler reçoit la mention spéciale. Le projet Infinity projet « est une base d'expédition sur Mars, qui offre aux humains tout ce dont ils ont besoin. La conception présente un système autonome qui non seulement fournit aux humains ce qui est nécessaire pour survivre, mais qui répond également à leurs besoins sociaux et psychologiques. En outre, des laboratoires et des infrastructures nécessaires pour explorer un nouveau monde sont fournis. »

 

Des arbres pour l'humeur

 

Le prix focus Village Lunaire est attribué à l'Egyptien Samer El Sayary. Avec The Oasis il imagine « une géométrie circulaire introvertie destinée à en faire un environnement sûr et propre pour les résidents, où aucune poussière ne peut pénétrer à l'intérieur de la colonie, en raison de l'absence de l'atmosphère. Toutes les unités d'accès en surface sont équipées de dispositifs d'aspiration, de dépoussiérage et d'élimination des poussières. Aussi l'arène intérieure est bien éclairée par des arbres gonflables pour soutenir l'aspect psychologique des résidents de l'espace, où il a été prouvé que la vue sur les arbres améliore l'humeur. »

 

Des tortues sur La Lune

 

La mention spéciale pour ce prix focus va aux Français Sylve Truyman et Pierre-Jacques Truyman. Avec leur projet Sélénia, ils ont « imaginé et dessiné un village sous la Lune conçu pour être mobile. Chaque Capsule sera comme une tortue avec sa carapace solide qui peut loger ses pattes et des ouvertures qui permettent de se raccorder les unes aux autres. Elle s'assemblera comme les cellules des plantes. Le village pourra s'adapter et évoluer en épousant les contours accidentés de notre satellite tant en surface que dans les tunnels de lave comme une étoile de mer se déplace au fond de l'eau. Il bénéficiera d'une lumière produite par un Phytoplancton Bioluminescent ». Le duo architecte-ingénieur précise qu'il est possible « d'en loger plusieurs dans la future fusée SLS de la NASA dont la première version décollera dans un an ! »

Le prix Architecture et problématique de la montée du niveau des océans propose à toute personne ou équipe visionnaire et passionnée, d’imaginer des systèmes de techniques et d’innovations, de design, d’architecture, de concepts et/ou de modèles scientifiques et des méthodes d’ingénierie en se servant à la fois de savoirs et de technologies modernes et ancestrales, qui respecteront la civilisation et la cosmogonie africaines, l’identité locale, les valeurs culturelles, sociales et environnementales, en harmonie avec le mode vie des communautés et des populations locales, tout en reflétant notre monde globalisé.

 

Intercepter le sable

 

Grand Prix, Chang Chun Lin et Sheng Han Chen, architectes à Taïwan, ont travaillé sur la grande muraille de Chine, en le transposant à la protection du littoral et la montée des eaux. « Nous souhaitons construire une série de dispositifs reliés entre eux, non seulement pour protéger la rive de la mer en fixant le sable, mais aussi pour l'intercepter. Les dispositifs se composent en quatre parties; la partie stabilisant le banc de sable, la zone de vie et la partie mécanique. La première partie est constitué d'une série de filets, implantée au fond du banc de sable. Cette partie devient un système non seulement pour stabiliser le sable, mais aussi pour amonceler le sable, afin de faire monter le niveau du banc. Il est donc primordial de préserver le banc de sable pour préserver le rivage de l'assaut des vagues et du vent, et garantir que le lagon reste un lieu essentiel et propice à la pêche. »

 

Coloniser les terres inondées

 

La Française Loïs Tavernier reçoit un Coup de coeur pour son projet Tékasa'i qui a « pour objectif de rétablir la symbiose entre les hommes et leur environnement, grâce à une structure pérenne placée sur l'eau, développant la vie sur les terres inondées. Placée sur l'eau, cette structure est construite pour répondre aux différents problèmes environnementaux du pays (le Bangladesh). Elle garantit la sécurité, le confort et la pérennité. Tékasa'i est composée d'une partie intérieure qui correspond à l'habitat et d'une partie extérieure qui permet de faire de l'aquaculture et de l'agriculture hors sol. Tekasa'i est construit entièrement en bambou et assemblé selon des techniques locales. »

 

Architecture flottante

 

Le Prix Focus 2018 Le Littoral africain au duo camerounais Franklin Hermann Sokning Yemeli et Mesmer Ndienang Dapabko. Leur projet Sème-Biose « propose une approche de protection qui intègre le développement du littoral. La démarche est basée sur l’observation de la nature et l’écoute de l’homme. Il s’articule sur 5 strates. La démolition des ruines situées à distance non conforme du front de mer réduit la pression subie par la plage. Des éco-habitats en matériaux locaux permettent de reloger les populations déplacées à l’intérieur des terres. L’utilisation de brise-vents permet de reconstituer de façon naturelle le cordon dunaire. La création de récifs artificiels et la restauration de la mangrove développent de la biodiversité, atténuent les vagues et optimisent le dépôt sédimentaire. La création d’ilots artificiels permet de maîtriser les houles, tout en développant des activités durables. » Ils précisent encore : « Une extension au large, à travers une architecture flottante et respectueuse de l’environnement accueille des activités rentables. »

Le prix Architecture et innovation solaire en bord de mer – Prix étudiant Akuo Sunstyle a pour objectif d’intégrer une solution solaire innovante que sont les tuiles solaires, dans un environnement de bord de mer permettant l’indépendance énergétique de la structure. Le projet peut s’appliquer à des bâtiments publics comme à des habitations.

 

Le bâtiment, un être vivant

 

C'est le Tunisien Yahia Barkaoui qui remporte ce prix. « Fenêtre Astrale, une maille environnementale et sociale. Ce système exploite tous les éléments naturels pour renforcer son pouvoir d'absorption de l'énergie solaire. Le jeu des ombres et de la lumière touche également le côté social et psychologique des gens. Il représente un système architectural intelligent où le bâtiment est devenu un être vivant. Au cours de la journée, un capteur électrique permet de suivre la position du soleil. Le système solaire est donc placé dans un angle idéal pour capturer les photons. Pendant la nuit, les tuiles photoélectriques sont bloquées pour former une turbine à vent capable de produire et de stocker de l'énergie électrique. »

 

Inspiré du comportement des oiseaux

 

La mention spéciale va à une équipe d'architectes philippins. « L’idée principale du projet Bloom in Gloom est de créer un large éventail de domaines au sein de la communauté en leur permettant de co-créer, co-concevoir et co-exister dans un environnement résilient. Les pays du Cercle de feu auront la chance de concevoir un réseau dynamique qui produira de l’électricité, une communauté, une structure résiliente et produira sa propre nourriture. L'étude des circuits intégrés, l'analyse de la connectivité et les modèles les moins coûteux pour identifier les corridors potentiels en intégrant la structure et la fonction des correctifs d'espaces verts, afin de fournir des modèles de réseaux de connectivité écologique fiables dans les villes. Les paramètres pertinents, comme la résistance du paysage et la structure des espaces verts, ont été dérivés d'une approche basée sur l'étude d'un expert et sur la littérature relative à la préférence du comportement des oiseaux. »

 

Concours international d'architecture
Concours international d'architecture
Concours international d'architecture
Concours international d'architecture
Concours international d'architecture
Concours international d'architecture
Concours international d'architecture
Concours international d'architecture
Concours international d'architecture
Concours international d'architecture
Concours international d'architecture
Concours international d'architecture
Mot clefs
Catégories
CYBER