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Hors frontières, l’Atelier Architecture Lalo

©Eddy Brière : Copyright 2019

 

 

Jean-Marc Lalo dirige depuis 2001 la structure éponyme, située au 145, rue de Belleville. Aujourd’hui, l’agence comporte six personnes et travaille sur des projets variés en France et à l’international. Rencontre avec l’architecte aux multiples adresses.

 
 
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Sur le site web de l’agence, nous pouvons lire : « L’architecture est une traversée des cultures et des mondes, des modes d’habiter l’espace, une superposition à chaque fois unique d’un lieu, d’une mémoire collective et d’un acte de création. » Cette citation concentre en quelques phrases non seulement l’architecture de l’agence mais surtout la curiosité de son gérant.

 

De Kaboul à Vélizy

 

Au départ, Jean-Marc Lalo était ingénieur, il a travaillé dans des agences d’architecture reconnues comme l’Atelier Christian de Portzamparc et l’agence Valode & Pistre Architectes. Toujours à l’affût des nouveautés et attitré de plus en plus par le métier d’architecte, l’homme de l’art a fini par créer sa propre agence d’architecture. Aujourd’hui, établi dans la capitale française, l’architecte n’hésite pas de franchir les frontières.

 

Le parcours de Jean-Marc Lalo est très original. L’architecte intervient sur la conception et la transformation de bâtis existants aux quatre coins du monde. Connu pour son savoir-faire sur les équipements culturels surtout les cinémas, l’architecte arpente aisément plusieurs continents. En effet, le penchant de l’architecte pour les équipements du septième art commence en Afghanistan, à Kaboul où il livre la fameuse salle de cinéma baptisée « Ariana » qui tient une place particulière dans ses souvenirs. Dans les années soixante, l’Ariana représentait le lieu unique où les habitants de Kaboul pouvaient voir des films étrangers. En 2004, Jean-Marc Lalo a été mandaté pour redonner vie à cette icône culturelle, détruite pendant la guerre. Aujourd’hui, l’architecte se rappelle la joie des habitants lors de la première séance. « C’était un évènement pour tout le pays » raconte Lalo, avec le sourire. Dès cet épisode, l’architecte se passionne pour la création des cinémas, qu’il considère comme les derniers lieux de socialisation où tout le monde peut se rencontrer, malgré toutes les différences qu’elles soient sociales ou culturelles.

 

L’Atelier Architecture Lalo compte à son actif un panel large de cinémas réhabilités, reconstruits et réalisés. Outre Le César à Marseille et le Ciné Guimbi de Bobo Dioulasso (Burkina Faso), qui sont en cours de rénovation, l’architecte a livré la cinémathèque de Tanger et de son extension, la rénovation du casino cinéma d’Albert ainsi que l’UGC de Vélisy 2.

 

Ici et ailleurs

 

Cependant, le monde du cinéma ne constitue qu’une partie des projets de l’agence. Cette dernière travaille actuellement sur un projet de siège social et des bureaux à Bamako, au Mali, une auberge de jeunesse au Kremlin-Bicêtre, en France, un hôtel d’affaires situé au sein du MIN de Rungis ainsi qu’une usine de coton à Kadilo, au Mali. L’Afrique reste le terrain de jeu favori de l’architecte ? Il est permis de le croire.

 

Par ailleurs, Jean-Marc Lalo enseigne à l’Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Paris La Villette où, toujours égal à lui-même, essaye de créer des ateliers de travail entre la France et l’Afrique. Une expérience intéressante pour l’architecte qui l’aide à transmettre ses divers savoirs acquis au fil de ses voyages. Des voyages dont il garde non seulement de très bons souvenirs mais qui nourrissent le quotidien de son agence.

 

Sipane Hoh

Hors frontières, l’Atelier Architecture Lalo
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