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Hipark, une résidence hôtelière à la géométrie fuselée

Luc Boegly : Copyright 2017

Bien que sa conception n’ait pas été des plus aisées du fait des nombreuses contraintes spatiales et techniques du site, la résidence hôtelière Hipark, située dans le 19e arrondissement de Paris, a su s’imposer dans un environnement urbain dense.  Signé Manuelle Gautrand Architecture, le bâtiment se distingue notamment de par sa géométrie fuselée et ses couleurs inspirées des ciels et de la végétation. 

 

 

 
 
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Situé dans le 19e arrondissement de Paris, le projet, développé par Manuelle Gautrand Architecture, fait partie d’un ensemble immobilier baptisé Visalto, se composant de trois bâtiments autonomes reliés entre eux, d’une surface globale d’environ 35 000 m2.

« Notre projet forme en quelque sorte la « proue » de l’ensemble des trois projets, en faisant directement face à la Philharmonie de Paris », explique l’agence d’architecture.

La conception de cette résidence hôtelière, nommée Hipark, n’a pas été évidente. Placé sur un terrain dialoguant d’une part avec le boulevard Indochine, majoritairement composé par les façades des bâtiments HBM, et d’autre part  avec le périphérique, « un univers moins humain composé des flux automobiles », le bâtiment se découpe en fonction des contraintes urbaines.

On pense notamment ici au mur anti-bruit continue de 6 mètres de hauteur sur une longueur de plus de 20 mètres protégeant le site des nuisances acoustiques provenant du périphérique.  

« Les différentes contraintes spatiales et techniques ont sculpté la volumétrie du projet : le terrain d’assiette est en réalité très étroit, « poussé 
» en quelque sorte du côté sud par la résidence étudiante, puis déformé à l’est par la contrainte d’accès pour l’entretien du mur anti-bruit », détaille ainsi les architectes.

 

Une géométrie fuselée

 

« Le bâtiment a donc dû se frayer un chemin entre ces contraintes », poursuivent-ils, « Le volume qui en ressort est un volume littéralement fuselé ».

Différents plans inclinés facilitent la circulation des véhicules et des piétons tandis que des faces pliées, d’un volume presque rectangulaire au départ, offrent des perceptions très diverses du bâtiment.

« Les angles de vue vont favoriser tour à tour des faces plus ou moins éclairées par leur inclinaison plus ou moins en dévers, et conférer à l’ensemble une vision très dynamique ».

La façade côté porte de Chaumont acquiert une dimension de repère à l’échelle piétonne du boulevard d’Indochine, puis de signal à l’échelle du périphérique du fait de sa très fine largeur.

Le mouvement dissymétrique du bâtiment permet une distribution intérieure efficace : des circulations verticales de dessertes constituent « une sorte d’épine dorsale parfaitement identique d’un niveau sur l’autre ». Selon les étages, les chambres et les studios se retrouvent plus ou moins grands.

Le niveau bas du projet contient toutes les fonctions communes : depuis l’extrémité nord où se situe l’accès, on retrouve successivement le lobby, les espaces d’accueil et de foyer, puis les accès aux niveaux supérieurs vers les chambres, enfin la salle petit déjeuner au sud.

 

Des façades colorées pour une meilleure intégration dans la ville

Manuelle Gautrand Architecture a imaginé des « façades colorées et joyeuses », dans une palette de couleurs naturelles inspirées des ciels et de la végétation.

La première raison : anticiper les questions de vieillissement, notamment liées à la pollution générale d’un lieu en bordure du périphérique.

« La présence de couleurs denses et parfois sombres va donner au projet un esprit vif, légèrement brillant et de par ses couleurs, relativement joyeux », détaille l’agence. La palette se décline de bas en haut avec des couleurs de plus en plus claires, les teintes vertes prolongeant « la grande ligne d’arbres qui fait face au projet sur sa façade ouest ».

Quelques bleus plus pâles reprennent la couleur de certains ciels. Ils se mêlent aux différents verts et au blanc issu de la façade de la résidence étudiante, « pour que les deux projets se fondent légèrement l’un dans l’autre ».

« Les couleurs sont fragmentées en de longues bandes qui donnent un effet cinétique à la volumétrie d’ensemble : on peut y voir le mouvement des voitures, une certaine impression de vitesse. »

Les bandes sont réalisées sous la forme de panneaux métalliques thermolaqués. Leur vitrage sera tantôt clair lorsqu’il prendra les reflets du ciel, tantôt de couleurs plus sombres. « Dans les deux cas, ils se fondront dans les lignes de couleurs, pour ne constituer en quelque sorte, que des pixels supplémentaires dans cette grande fresque dynamique ».

De longues baies vitrées (170 cm), se glissent dans ces lignes colorées de manière irrégulière. Elles donnent « un esprit de « belvédère », avec une vue relativement panoramique ». 


Toutes ces caractéristiques ont permis au projet de s'imposer dans un environnement dense et de se distinguer de par son originalité. 

 

R.C

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