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Gratte-ciels : les programmes n'ont pas été interrompus

Un an après l'attaque du World Trade Center, la réalisation de gratte-ciels reste d'actualité aussi bien aux Etats-Unis qu'en Asie ou en Europe. Si des recherches sont bien entendu en cours, les règles de construction n'ont pas fondamentalement changé.

 
 
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Alors que la Lower Manhattan Development Corporation est en cours de sélection des premières études de design pour la reconstruction du site du World Trade Center et des alentours (cinq équipes seront selectionnées pour préparer les concepts de planification urbaine, date limite d'envoi des projets le 16 septembre), l'inquiétude concernant la construction de gratte-ciel s'est estompée.


La construction de la tour Swiss Re Tower à Londres sera achevée entre octobre 2003 et début 2004.

"On ne peut pas s'arrêter de construire des tours à cause d'actes de guerre. Ce serait accorder au terrorisme un pouvoir insupportable sur le plan éthique", déclare l'architecte français Jean Nouvel. "L'affirmation selon laquelle, après l'attaque du World Trade Center à New York, on devrait arrêter de construire des édifices à la verticale est aussi indéfendable que d'arrêter de construire des bassins de retenue d'eau", affirme pour sa part l'architecte et critique britannique Deyan Sudjic, le commissaire de l'exposition de la 8ème "mostra" internationale d'architecture ouverte au public du 8 septembre au 3 novembre dans le cadre de la Biennale de Venise.

De fait, aucun building au monde ne saurait résister à l'impact d'une attaque telle que celle qui a détruit les Twin Towers. Ainsi, la construction du futur siège du quotidien New York Times de l'Italien Renzo Piano, ou celle de la Swiss Re Tower à Londres de l'Anglais Norman Foster n'ont pas été interrompues. De plus, le World Trade Center était visé plus pour le symbole qu'il représentait que pour son état de gratte-ciel, ce que Jean Nouvel appelle des « hypersymboles ». Il avait d'ailleurs bien résisté à un premier attentat à la voiture piégée en février 93 qui avait fait six morts et rendu indisponible pendant six mois dix étages de bureaux. Il n'avait alors pas été question de cesser de construire des tours. Autrement dit, les lieux symboliques de pouvoir sont plus à risques que les tours en tant que telles. Ainsi, un an plus tard, la Tour Montparnasse à Paris a retrouvé la routine qui était la sienne avant les attentats.

En fait, quelque soit le design de ce qui sera reconstruit à « Ground Zero », ce lieu est désormais tellement chargé d'histoire qu'il sera, à jamais, placé sous la menace d'une attaque terroriste. « On ne peut pas arrêter de construire des immeubles très hauts. Il y a tellement de tours-symboles dans le monde. Je ne vois pas pourquoi cela devrait changer", conclut Jean Nouvel. "Ce serait indigne pour l'architecture qui doit continuer à marquer la ville".

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