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Francis Rambert, nouveau président de l'IFA

Malgré le vote de défiance à son encontre émis par le conseil d'administration de l'IFA le 23 décembre dernier, Francis Rambert est devenu le nouveau président de l'IFA, au prix de quelques pirouettes, dont une étonnante 'erreur', du ministère de la culture.

 
 
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«Ma ligne de conduite sera que l'IFA, puis la Cité de l'architecture, soit une maison qui s'ouvre vers tous les publics : ouverture vers les professionnels bien sûr mais aussi vers le grand public, y compris les scolaires», déclare Francis Rambert. Il fait part également de sa «détermination» à ce que «l'architecture française brille à l'international».

Cette nomination en tant que président de l'association IFA (loi de 1901), donc responsable juridique et financier, et non plus en tant que directeur-salarié de l'association comme initialement prévu (voir notre article Imbroglio à l'IFA, l'affront fait à Jean-Jacques Aillagon), devrait permettre en tout état de cause à l'association de fonctionner puisque cela règle le problème de signature, en particulier des salaires des personnels, inquiets de devenir les otages de l'imbroglio actuel. De fait, un nouveau vote défavorable aurait été lourd de conséquences, en regard de la situation de ces personnels. Une situation qui a sans doute influé sur l'action du conseil d'administration.

Jean-Jacques Aillagon, ministre de la Culture, n'avait pas fait mystère de son intention de nommer Francis Rambert, malgré le vote de défiance du conseil d'administration exprimé le 23 décembre dernier. C'est chose faite au prix de quelques pirouettes. En effet, selon le droit commun des associations, si le directeur est élu par le conseil d'administration sur proposition(s) de candidature(s) (en réalité sur proposition du ministère de tutelle qui assure une très large part du budget de fonctionnement de l'IFA), le bureau et donc le président d'une association doivent être élus parmi les membres de ce conseil d'administration... dont fait désormais partie Francis Rambert au titre de personnalité désignée par le ministre de l'Education nationale.

En effet, le conseil d'administration de l'IFA compte trois types de membres : les membres de droit, qui siègent au titre de leur fonction ; les membres désignés par les ministres concernés et les membres élus par l'assemblée générale de l'association. Francis Rambert pouvait donc désormais postuler au poste de président

Plus surprenant mais plus problématique. Il semble en effet que quelques membres du conseil d'administration, dont les mandats étaient arrivés à terme début février dernier également, n'aient tout simplement pas été convoqués, notamment ceux dont les votes n'étaient pas «sûrs» selon une rumeur insistante. S'agissait-il d'éviter tous nouveaux déboires lors de cette élection ou d'une erreur de bonne foi?

Peu importe car la loi est formelle. Dans le cadre d'une association loi de 1901, les membres dont le mandat est arrivé à terme et qui n'ont pas été remplacés doivent être convoqués, sous peine que cette élection soit annulée. Cette 'erreur' semble donc entrer dans ce cas de figure. Si tel devait être le cas, une solution d'intérim de direction pour gérer les affaires courantes devrait alors être mise en place.

Bref, le feuilleton IFA n'a peut être pas encore trouvé sa véritable conclusion.

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