Rejoignez Cyberarchi : 

Favela chic au Brésil

© Cyberarchi 2021

Alors que le président Lula doit affronter un deuxième tour lors des élections présidentielles au Brésil, un rapport de l'ONU note que 55 millions de Brésiliens vivront dans les favelas d'ici 2020. Des programmes sont mis en place dans certaines villes pour réduire les inégalités entre ces quartiers pauvres et les zones urbaines développées. Explications.

 
 
A+
 
a-
 

De notre correspondant au Brésil Steve Carpentier

Le récent rapport de l'Organisation des Nations Unies sur les centres urbains ('L'état des villes du monde 2006-2007') révèle que le nombre d'habitants des favelas au Brésil atteindra 55 millions de personnes à l'horizon 2020, soit 25% de la population du pays d'après des projections effectuées par l'Institut brésilien de géographie et de statistique (IBGE). Le taux de croissance des favelas au Brésil se stabilise néanmoins à 0,34% l'an, contre 2,21% en Argentine.

L'ONU note qu'en termes d'inégalité entre habitants des favelas et résidents des zones urbaines développées, le Brésil peut être comparé à la Côte d'Ivoire. Actuellement et toujours selon le rapport de l'ONU, 52,3 millions de Brésiliens vivent dans une favela, soit 28% de la population totale du pays. L'on a donc affaire à une augmentation en chiffre absolu mais non en pourcentage.

Malgré tout, la vie dans les favelas continue de se dégrader : les habitants souffrent davantage de la faim, ont moins l'accès à l'éducation, ont moins de chances de trouver un emploi dans le secteur formel et connaissent des problèmes de santé plus importants que le reste de la population. Le Brésil est néanmoins cité en exemple pour la mise en place de programmes d'urbanisation, de santé élémentaire et de budget participatif.

Trois programmes exemplaires cités par l'ONU

L'ONU cite ainsi trois programmes sociaux en cours au Brésil qui peuvent servir d'exemples aux autres pays "favélisés" et qui ont été mis en place à Rio, Curitiba (capitale de l'Etat du Parana) et Porto Alegre (capitale de l'Etat du Rio Grande do Sul).

*Steve Carpentier est journaliste, correspondant permanent au Brésil de plusieurs titres de la presse française


Favela chic au Brésil
Mot clefs
Catégories
Article précédent  
Article suivant  
< Une  
CYBER