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Euroméditerranée : le projet phare de Marseille

Le projet euroméditerranée est à l'image des ambitions de Marseille : impressionnant. Prévu pour se terminer en 2010, cette opération démesurée touche à tout ce qui fait la ville, de l'économie aux loisirs, du logement social au logement résidentiel, de la restauration aux musées.

 
 
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Périmètre de la cité de la Méditerranée

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : trois milliards d'euros d'investissement, 310 hectares de terrain entre le port et la gare, 6 000 logements réhabilités, 30 000 habitants, pas moins de 13 projets de création de bureaux, 17 programmes d'équipements publics, un tunnel, une ligne de tramway, 1,2millions de m² de planchers neufs, 20 hectares d'espaces publics, un musée des arts et traditions populaires, un centre de la mer, un centre des congrès, un quartier d'affaires, etc. On en oublie sans doute.

Si sept ans ont passé entre septembre 1994, date de l'annonce à Marseille de l'engagement de l'Etat par Edouard Balladur, Premier ministre, et décembre 2000, date de l'inauguration du Gymnase Ruffi, premier équipement public neuf de l'opération, les choses se sont accélérées depuis juin 2001 et l'arrivée de la ligne TGV à Marseille St-Charles.

Les docks sont transformés en bureaux et restaurants, la gare St Charles est méconnaissable, le Centre de restauration et de conservation du patrimoine a été inauguré en septembre 2002. Enfin, l'architecte Yves Lion a été choisi pour piloter l'aménagement de la " cité de la Méditerranée ", qui vise à installer sur un même site, dans une surface de 110 ha, de grands équipements publics et privés, un concept inspiré de la " Cité des Sciences " de Paris.

Le plan des espaces publics de la Cité de la Méditerranée. (Ateliers Lion Architectes Urbanistes Mandataire Commun, Kern Architecture Urbanisme, Ilex, Menighetti Programmation, Alphabeth, Beture Conseil)

Reste que la réalisation d'un tel projet n'est pas sans écueils. Si le financement semble assuré - 3 milliards d'euros dont 120 millions pour la cité de la Méditerranée investis par l'Etat (60%), la ville (25%) et la région (15%) - l'histoire de l'urbanisme à Marseille reste marqué par des échecs douloureux (Luminy, Frioul, Château Gombert).

Christophe Leray

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