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Dunkerque +6°c . . . et alors ? architectes

Yannick Gourvil, Thomas Jouffe, Cécile Leroux et Julien Morel (... et alors ?), après Rennes*, ont passé la ville de Dunkerque au révélateur de leur 'climat-fiction'. Découverte de ce travail au fil de 23 images, toutes du même angle de vue (la rue Clémenceau), qui montre l'adaptation, subtile au début puis de plus en plus visible, de la ville à ce nouveau climat.

 
 
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Aujourd'hui, près de la Mer du Nord, on peut parler de "climat océanique pur", l'automne étant généralement fort pluvieux, l'amplitude thermique réduite. Nordet et Suroît soufflent en moyenne 100 jours par an. Par an également, il pleut en moyenne à peine plus à Dunkerque qu'à Toulouse.

Dans un climat-fiction augmenté de 6°C, la température atteint fréquemment, dès le printemps, la barre des 40°C. La ville doit s'adapter : les espaces publics sont éclaircis, rendus perméables et plantés de végétation. La ville se déminéralise pour éviter les surchauffes. Les terrasses au sud sont délaissées pour des extensions vers le nord, à l'ombre.

Une nouvelle gestion de l'eau est mise en place à l'échelle urbaine. Cet élément devient essentiel dans le rafraîchissement de la ville. L'irrégularité des précipitations impose l'intégration urbaine de réservoirs de stockage.

La rue Clemenceau est maintenant rafraîchie par des brumisateurs urbains. Des voiles couvrant la rue retiennent la fraîcheur.

Une des conséquences climatiques du réchauffement global qui touche particulièrement Dunkerque est l'élévation du niveau de la mer. Des digues de 8-10m protègent la ville passée sous le niveau de la mer.

Les migrations des réfugiés climatiques chassés de pays de plus en plus arides ou de pays immergés comme le Bengladesh, inflige une densification de nos régions. Les digues deviennent le support d'une nouvelle ville dite 'ville haute', au-dessus du niveau de la mer.

La ville climatique se développe sur les toits. Un nouveau transport en commun passe à 20 mètres du sol. Les stations deviennent des lieux d'échanges entre la ville basse et la ville haute en construction. La structure accueillant ce transport urbain est un nouvel axe structurant de la ville du littoral du XXIIe siècle.

Album-photo édité par Christophe Leray

Lire également notre article '... et alors ? Bonne question et réponses pertinentes'.

* Lire notre article 'RENNES +6° C' et consulter notre album-photo 'Choc thermique à Rennes (35)'.

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