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Deuxième jeunesse pour l'hôtel La Co(o)rniche

© Philippe Garcia : Copyright 2019

 

A La Co(o)rniche, Philippe Starck ne célèbre pas uniquement la magie d’un lieu, il rend aussi hommage aux gens qui y vivent. L'hôtel fondé en 1930 prend place entre les pins et la dune du Pilat, et offre des vues somptueuses sur l'océan atlantique.

 
 
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Pour La Co(o)rniche, Philippe Starck sort de ses codes de luxe habituel. Il applique dans l’aménagement l’alchimie d’un lieu qu’il décrit comme unique au monde « par la rencontre d’un paysage et d’une nature au-delà du grandiose, une maison ancienne qui est le symbole même de la région et un bloc de vie incarné par William Téchoueyres. » Propriétaire de l'hôtel, la famille Gaume s’associe en 2010 au restaurateur pour qu’il lui donne un nouvel élan, et la dynamique indispensable pour conserver vivante l’âme des lieux.

D’abord apparaît une grande maison néo-basque classique, caractéristique du style régional imposé par Louis Gaume, le fondateur, et plébiscité tout autour du bassin. Un vieux tamaris semble en être le gardien immémorial. On y accède par une volée de marches en briques, pour aboutir à un carrelage surprenant composé de carreaux de ciment dépareillés qui forment comme un tapis persan fantasmagorique. À droite, des carrés potagers avec des herbes aromatiques distinguées par des petites étiquettes guident vers le restaurant. En face, les portes s’ouvrent sur la réception de l’hôtel.

 

Théâtre naturel

 

L'hôtel prend place dans un écrin de nature précieux. À la conjonction de phénomènes extraordinaires, ce paysage ne peut laisser personne indifférent. Il découvre l’immense Atlantique et l’entrée du bassin d’Arcachon, fermé au loin par la pointe du Cap Ferret.

« Comme tous les endroits où il y a des grands coefficients de marées, c’est un territoire d’une extrême richesse », poursuit Philippe Starck, coutumier des lieux et amoureux de l’océan. « Il permet des promenades incroyables puisqu’à même le fond marin et, dans cette soupe primale dévoilée, on ressent comment et pourquoi la vie a pu commencer. »

L’hôtel, ses chambres, son restaurant et sa terrasse sont les premières loges de cette mer intérieure, « théâtre naturel avec des dimensions gigantesques, où se joue en permanence des forces telluriques ».

On peut y admirer la géométrie variable du Banc d’Arguin, immense langue de sable qui affleure selon les heures et, relire dans le langage de la réalité les plus belles pages de « L’homme qui rit » de Victor Hugo, dont les évocations de la lune, de l’attraction, des courants pernicieux et bénéfiques, ont inspiré la création des tapis, que Philippe Starck a dessiné pour les chambres de l’hôtel.

Cet émerveillement perpétuel se prolonge par la situation unique de l’endroit « posé sur une sorte de magie, une sorte de miracle, une impossibilité qui est la plus grande dune d’Europe ». Un amoncellement de sable surréaliste, Grand site national, sur lequel La Co(o)rniche montre un point de vue unique.

À cette évocation de la mer, du sable, il convient d’ajouter celle des pins omniprésents. Le quartier de Pilat-Plage s’est développé en totale harmonie avec eux. La clairvoyance et la persévérance de la famille Gaume qui est la gardienne de son développement, ont permis l’intégration absolue de l’architecture à la nature. Ainsi, à seulement quelques minutes d’Arcachon, La Co(o)rniche se déploie dans les contours d’un environnement préservé et encore vibrant de cette atmosphère, que recherchait les grandes fortunes le siècle passé.

 

Laurent Perrin

 

Deuxième jeunesse pour l'hôtel La Co(o)rniche
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