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Des logements collectifs entre creux, failles et porte-à-faux

© Cyberarchi 2019

A l'occasion de son diplôme, Philippe Paul choisit un site appelé à devenir l'un des principaux quartiers de Nantes (44). Il y implante des logements collectifs qui résultent d'un double jeu de volumétrie et de façade. Entre failles des circulations, balcons en porte-à-faux et creux des loggias, l'étudiant abouti, contre toute attente, à un ensemble animé.

 
 
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Le site du projet

Le site du projet est situé au coeur du quartier de la Madeleine, au sein du Champs de Mars à Nantes, entre la rue de Rieux, la rue de Mayence et la rue de Saverne. Il est composé d'un regroupement de trois parcelles et s'étend sur une superficie totale d'environ 4.095m². Il occupe ainsi la moitié de son îlot d'implantation. Ce site est un quartier en devenir de Nantes.

Le quartier a d'ailleurs déjà fait l'objet d'une procédure de ZAC, qui a abouti à nombre de recommandations, notamment en ce qui concerne les gabarits de construction. Ainsi, en matière de traitement des espaces libres en coeur d'îlot, la procédure préconise une juxtaposition homogène des volumes. En ce qui concerne le traitement des façades, elle prévoit la création d'un lien étroit entre la rue et le coeur d'îlot.

Le Concept urbain

J'ai défini l'implantation du projet sur sa parcelle au regard de la situation urbaine de l'îlot. Or, l'accès à l'îlot se fait principalement par la rue de Rieux. J'ai donc choisi de privilégier cette orientation, en créant une ouverture sur l'espace de la rue ainsi qu'un accès au coeur de la parcelle depuis la rue de Mayence, dans un rapport frontal avec la rue de Rieux.

Par ailleurs, j'ai choisi de créer les accès aux logements depuis le coeur de l'îlot. L'accès à la parcelle par la rue de Mayence devient ainsi l'unique entrée vers les logements, ce qui favorise les rencontres entre les habitants de cet ensemble. Aussi, le coeur de parcelle devient un espace semi-public, qui prolonge l'espace de la rue et forme une transition avec l'espace privé des logements. Le rez-de-chaussée côté rue de Mayence devient alors un véritable porche d'entrée à l'échelle du bâtiment. Offrant une vue sur l'extérieur, les circulations verticales forment des failles creusées dans les bâtiments.


Le projet offre donc tout un jeu de transitions et de cheminements depuis l'espace public de la rue jusqu'à l'espace privé des logements. La relation à la rue et à la ville est perceptible de manière récurrente dans l'ensemble du système de circulation du projet.

Le Concept Architectural

L'exigence de rendement en matière de logements - il était nécessaire de créer au moins 60 logements - m'a contraint à occuper la quasi totalité de la surface constructible définie par le PLU. J'ai choisi de diviser le projet en deux parties :

Le premier ensemble, qui est implanté le long de la rue de Rieux, regroupe 20 logements collectifs sociaux, un hôpital de jour, un centre médico-psychologique et un centre d'activité thérapeutique.

La deuxième partie du projet, qui s'implante rue de Saverne et rue de Mayence, regroupe 43 logements collectifs résidentiels ainsi qu'un HDJ / CMP / CAT, auquel j'ai offert un positionnement stratégique en l'installant à l'angle de la rue de Rieux et de la rue de Mayence pour une meilleure lisibilité à l'échelle urbaine.

Le concept architectural consiste à favoriser l'unité volumétrique du projet tout en identifiant les différentes parties du programme. Le travail des angles urbains a été primordial pour conférer au bâtiment son aspect unitaire. En superposant les deux bâtiments, j'ai pu articuler les différents volumes et mettre en valeur l'angle urbain. Le dernier niveau du projet est composé d'un jeu de petits volumes posés sur le bâtiment. Ce changement de volumétrie permet d'alléger la volumétrie globale du projet.

Si un alignement strict a été respecté rue de Rieux, à l'inverse, la façade rue de Mayence est ponctuée de quatre volumes en bardage bois et de quatre balcons en porte-à-faux. Aussi, les espaces extérieurs de nombre de logements sont traités en loggias, soit en creux. Les façades sont rythmées par l'alternance des porte-à-faux, des creux des loggias et des failles des circulations verticales. Les jeux de volumétrie et de profondeur de façades sont identifiés par l'utilisation de matériaux particuliers : bardage bois, béton clair ou béton foncé.

Philippe Paul

Consulter également notre album-photos 'Un ensemble de logements collectifs qui n'en n'a pas l'air'.

Des logements collectifs entre creux, failles et porte-à-faux
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