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Cap sur la biennale d’architecture de Venise

© DR Biennale de Venezia (droits réservés) : Copyright 2018

 

Cette année, la Biennale d’architecture de Venise qui a été inaugurée le 26 mai 2018, a pour thème « Freespace » et dont les deux architectes Yvonne Farrell et Shelley McNamara de l’agence irlandaise Grafton Architects sont les commissaires, se démarque par une architecture humaniste qui octroie l’attention à un contexte naturel et social. 

 
 
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Répartie comme son habitude, l’exposition occupe les pavillons nationaux, les jardins et la corderie de l’arsenal. Outre les 63 participations nationales, six pays sont présents pour la première fois à la Biennale d'architecture: Antigua-et-Barbuda, l’Arabie Saoudite, le Guatemala, le Liban, le Pakistan et le Vatican avec son propre pavillon situé sur l'île de San Giorgio Maggiore. D’autres événements collatéraux sont également proposés par des institutions internationales.

 

Entre découvertes et comparaisons

 

Comme à chaque fois, dès les premières heures d’ouverture de la Biennale l’affluence était à son comble. Entre découvertes et comparaisons, selon la présentation de chaque pays, l’architecture raconte une histoire, s’approprie l’espace et sort triomphante. Faisons le tour de quelques idées marquantes.

Commençons par l’Italie avec son exposition « Archipelago Italia » dont le commissaire Mario Cuccinella se penche sur les questions d’actualité comme les banlieues, l’architecture après les tremblements de terre, ou la mobilité et les zones abandonnés. L’objectif étant de transmettre l’âme de ces régions éloignées tout en pointant vers un patrimoine culturel d’une grande valeur.

Le pavillon français et les commissaires Julien Choppin, Sébastien Eymard et Nicola Delon du collectif Encore Heureux proposent l’exposition « Lieux infinis » qui explore plusieurs facettes de dix lieux français existant et valorise diverses résolutions symbolisant une certaine liberté d’expérimentation. Le pavillon croate sous la direction de Bruno Juricic présente l’installation « Cloud Pergola/The Architecture of Hospitality » et manie adroitement les frontières entre l’architecture, l’art, l’ingénierie ou encore la robotique. La structure se caractérise par une forte présence spatiale très agréable. Un peu plus loin, le pavillon chinois avec son thème « Building a Future Courtryside » dont le commissaire est Li Xiangning raconte, à travers six épisodes, l’histoire des zones rurales de la Chine. Des pratiques culturelles, un tourisme agricole mais aussi un espace qui anticipe le développement futur est mis en avant. « Free Market » est le thème du pavillon espagnol qui se concentre sur la conception architecturale authentique en passant par une pensée critique.

Le pavillon américain est intitulé «Dimensions of Citizenship», il sollicite les architectes pour imaginer ce que signifie être citoyen aujourd'hui. A l’intérieur du pavillon australien, l’exposition «Repair» organisée par les commissaires Baracco + Wright Architects et Linda Tegg, présente un spectacle atypique avec dix mille plantes formant un doux dialogue entre les visiteurs et une espèce végétale en voie de disparition. Ailleurs, le pavillon égyptien présente «roba becciah» la cité informelle et propose le thème du réaménagement stratégique d'espaces commerciaux spontanés à travers le pays. Les commissaires étant  Islam El Mashtooly,  Mouaz Abouzaid, Cristiano Luchetti, Giuseppe Moscatello et Karim Moussa.

 

Croiser les idées

 

Concernant le pavillon britannique, les commissaires, caruso st john architects, avec l'artiste marcus taylor, ont répondu au thème avec une exposition présentant deux ambiances très différentes. Contrastant avec le nouvel espace de rassemblement public sur le toit, l'intérieur du pavillon a été volontairement abandonné resté intacte après la dernière exposition en 2017. Quant au pavillon nordique, il présente « another generosity » l’exposition qui explore la relation entre la nature et l'environnement bâti. Organisées par les commissaires Eero Lundén et Juulia Kauste les installations interpellent les visiteurs sur la question de l'architecture qui peut favoriser la coexistence symbiotique et questionner sur les nouvelles façons de façonner le monde.

Vingt-huit ans après la chute du mur de Berlin, le pavillon allemand a saisi ce moment important de l'histoire pour discuter de ses aspirations pour l'avenir. Intitulé «unbuilding walls», l’exposition, organisée par GRAFT et Marianne Birthler, propose une réponse aux débats sur les nations, le protectionnisme et la division qui caractérisent la société d’aujourd'hui. Pendant ce temps, dans le contexte d'un paysage en gradins parsemé de maquettes, le pavillon grec explore les espaces communaux académiques qui vont de l'académie de Platon jusqu’aux universités contemporaines. Les commissaires de « The school of athens » sont Xristina Argyros et Ryan Neiheiser. Le pavillon canadien dont le commissaire est Réjean Legault, est récemment restauré, il libère son histoire, retraçant son propre design, qui porte la signature de la firme italienne BBPR. Le pavillon du Brésil dont le commissaire est João Carlos de Figueiredo Ferraz, présente « Walls of Air » qui explore entre autres le défi de briser les frontières matérielles et immatérielles du pays.

Un peu plus atypique, l'exposition « weak monument » proposée par le pavillon estonien dont le commissaire est Raul Järg qui transforme l'ancienne église baroque Santa Maria Ausiliatrice et traite de la capacité de l'architecture à être politique, en juxtaposant deux notions antithétiques: la faiblesse et la monumentalité. Finalement le pavillon suisse s’est démarqué parmi d’autres par son projet «  Svizzera 240 : House Tour » qui se concentre sur les intérieurs de logements contemporains créant la curiosité des visiteurs à travers leurs espaces non meublés, aux diverses échelles et reliés entre eux.

Une biennale qui croise astucieusement les différentes idées.

 

Sipane Hoh

 

Cap sur la biennale d’architecture de Venise
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