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Bordeaux : le pont Jean-Jacques Bosc par OMA, éloge de la simplicité

© Cyberarchi 2018

Le 13 décembre dernier, la Communauté Urbaine de Bordeaux (CUB) indiquait, par la voix de son président Vincent Feltesse, avoir retenue la proposition de l'agence OMA pour la construction d'un 6ème franchissement sur la Garonne, le pont Jean-Jacques-Bosc. L'ouvrage, conçu par Clément Blanchet, associé de Rem Koolhaas et directeur d'OMA France, doit être livré fin 2018, et se veut bien plus qu'un simple pont, malgré son apparence.

 
 
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« Un pont, c'est des poteaux, une structure en portique, 4 caissons et un tablier. Je voulais donner l'expression la plus simple, la plus directe à cette fonctionnalité, la moins formelle, la moins chargée d'architecture et de technologie, d'où une solution structurelle presque primitive ». Voilà, dixit Clément Blanchet, le projet du futur pont Jean-Jacques-Bosc de Bordeaux réduit à sa plus simple expression. Des piles, un tablier, une simple ligne qui devrait à peine se détacher de l'horizon sur la Garonne et qui permettra de relier le quartier de l'Arena, sur la rive droite, à la ZAC Saint-Jean / Belcier, sur la rive gauche, tout en fermant au Sud la boucle des Boulevards qui ceinturent Bordeaux.

 
Un simple pont, donc ? Oui, mais pas seulement... En proposant une simplicité formelle et technique, le projet d'OMA va chercher l'enrichissement de son programme. Avec des dimensions généreuses - 44 mètres de larges pour 545 mètres de long - la plate-forme du pont devient un véritable morceau d'espace public, et n'est plus cantonné à son simple rôle de franchissement et de transit.

Evolutif en fonction des besoins et de l'émergence de nouvelles mobilités, le pont pourrait théoriquement accueillir jusqu'à 8 voies de circulation, auxquelles s'ajoutent également une piste cyclable et 2 voies réservées aux transports en commun (bus ou tramway). Théoriquement, car le scénario recommandé, qui est aussi celui envisagé à la mise en service, n'en aura que 4, le reste de la plate-forme étant dévolue aux piétons et aux mobilités douces/durables.

Cette esplanade pourra ainsi accueillir toute sorte d'usages et d'événements, du simple marché à la fête foraine, en passant par le concert géant en plein air. Ce n'est plus un pont, c'est une place, une rambla, une page laissée blanche à l'intention des Bordelais. Toujours dans le même esprit, les économies réalisées grâce à la simplicité de la structure sont mises à profit pour équiper ce nouveau morceau de ville en réseaux, en mobiliers urbains, ou encore en aménagements paysagers, autant d'équipements qui viennent conférer à la « machine à franchir » son urbanité et sa fonction de support ouvert aux possibles.
Cette vision, pour attractive qu'elle soit, a toutefois sa limite. Si le pari de la simplicité de l'écriture architecturale est d'ors et déjà gagné, celui de l'usage et de l'appropriation du lieu sera certainement plus difficile à remporter. Clément Blanchet propose un « pont qui n'est pas l'événement dans la ville, mais une plate-forme qui peut accueillir tous les événements de la ville », et il faudra toute la volonté de la ville et toute l'implication de ses habitants pour réussir à faire vivre cette belle idée et ce lieu hybride.

Patrick Guyennon

 

Bordeaux : le pont Jean-Jacques Bosc par OMA, éloge de la simplicité
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